Equivalence des diplômes privés, anglais au doctorat: les explications officielles
Dans des déclarations à Médias 24, le ministre de l'Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, revient sur l'équivalence des diplômes délivrés par les écoles privées et sur la langue anglaise dans les cycles doctorants.
A quelques mois de la fin du mandat de l'actuel gouvernement, un nouveau bras-de-fer secoue le secteur de l'enseignement supérieur. Les directeurs des écoles privées marocaines réclament, auprès du ministère, l'équivalence des diplômes délivrés aux étudiants, conformément aux dispositions de l'article 52 de la loi 01-00.
En 2010 déjà, le ministère de l'Enseignement supérieur avait défini un cahier des charges auquel les établissements privés devaient se conformer pour l'obtention d'une accréditation. Il s'agit là d'une étape nécessaire pour l'obtention de l'équivalence du diplôme.
Parmi ces conditions, "il est nécessaire d'avoir un corps enseignant composé de 50% de doctorants et de ne pas dépasser la limite d'un enseignant pour 25 étudiants", a expliqué Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, contacté par Médias 24.
Concernant l'obtention de l'équivalence, le ministre Lahcen Daoudi a “sollicité les groupements d'écoles privées pour qu'elles élaborent une grille qui définit les modalités et les conditions d'obtention de l'équivalence. Doit-on donner l'équivalence à chaque établissement privé qui la demande? Bien sûr que non! Il en va de la crédibilité de l'Etat."
Daoudi révèle qu’il a demandé à ses interlocuteurs “une proposition concrète sur laquelle se basera la reconnaissance du diplôme". Jusqu'à présent, ce travail n'a pas encore été réalisé.
Les bases de l'attribution de l'équivalence restent donc à définir. "La balle est dans le camp des directeurs d'établissement privés", ajoute Lahcen Daoudi.
Par ailleurs, concernant la nécessité de maîtriser la langue anglaise pour soutenir sa thèse de doctorat, le ministre précise: "Il y a eu une confusion qu'il faut tirer au clair. L'idée d'introduire l'anglais n'est pas parachutée. Elle fait suite à une longue réflexion que nous avons menée avec différents partenaires depuis l'année 2012. Nous ne demandons pas une maîtrise parfaite de l'anglais, mais uniquement la connaissance des termes et des notions spécifiques à chaque branche objet de la thèse."
Selon le ministre, cette mesure permettra d'offrir de nouvelles opportunités aux doctorants qui souhaitent poursuivre la recherche, car force est de le constater, les références scientifiques sont plus abondantes en langue anglaise qu'en français. "Il est inacceptable pour un doctorant en géographie ou en anthropologie de ne pas parler ou maîtriser, un tant soit peu, la langue anglaise", conclut Lahcen Daoudi.
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