La Samir prépare des tests pour faire redémarrer la raffinerie
Branle-bas de combat à la Samir ce lundi soir 21 mars: les équipes techniques et commerciales étudient le redémarrage de la raffinerie dans les plus brefs délais.
Journée sous forte tension à la Samir. En début de matinée, le tribunal de commerce prononce la liquidation judiciaire, avec trois mois de continuation.
Les syndicats et les salariés sont atterrés. En milieu de journée, l’une des figures du front syndical décède d’un arrêt cardiaque. Un décès imputé par ses camarades à l’annonce de la liquidation judiciaire. Le terme “martyr“ est prononcé.
Le front syndical convoque une réunion pour le début de la soirée.
Entre-temps, le syndic fraîchement désigné par le tribunal, répondant au nom de Mohamed El Krimi, expert-comptable de son état, s’est présenté dans les locaux, au siège social, sis à Mohammédia.
Ne trouvant pas le DG Jamal Baâmar en place, M. El Krimi finit par réunir le top management, selon des sources internes de la Samir.
Et là, selon ces mêmes sources, qui donnent toutes la même version, il annonce qu’il n’est pas venu pour liquider, mais pour faire redémarrer l’outil de production. Joie générale. La joie a-t-elle déformé en partie le message du ci-devant syndic? En effet, le tribunal a bien prononcé la liquidation. A moins que M. El Krimi ne décide de mettre à profit le délai de trois mois de continuation pour relancer l’activité. Et liquider ensuite ou trouver un repreneur entre-temps.
Bref. Dans une ambiance passablement survoltée, selon plusieurs sources internes, tout le monde s’active à ce redémarrage inespéré. Et, optimistes comme nous savons tous l’être dans ce genre de situation, on évoque un délai d’une semaine pour ce faire.
-Une semaine seulement? Insiste l’auteur de ces lignes.
-Oui. Une semaine-dix jours.
C’est clair. Une semaine-dix jours-un mois….
En réalité, cette volonté de redémarrer est tout à fait légitime et louable. Mais elle nécessite quelques préalables:
-des fournitures, telles que le gaz et le fuel, indispensables pour raffiner ;
-de la matière première, autrement dit du pétrole brut ;
-de l’argent pour payer cash les deux premiers ingrédients ci-dessus, car aucun fournisseur ne fera crédit ;
-des formalités et beaucoup de paperasse, en particulier avec la douane, l’ANP (Agence des ports) et les banques ;
-et enfin, un diagnostic de l’état de l’outil de production.
Seul ce diagnostic dira s’il est possible de redémarrer dans une semaine ou un mois.
La Samir s’active pour ce redémarrage. Des contacts ont été pris avec des fournisseurs pour l’acquisition de gaz et de fuel et avec la douane. Tant mieux. On va être fixés quant à l’état de l’outil.
Toutes les informations ci-dessus ont été obtenues de sources internes à la Samir. Le syndic M. El Krimi n'a pu être joint.
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