Taieb Chkili et sa vision de refonte de l’école et de l’université
L'ancien ministre de l’Education nationale a présenté le 19 février à Casablanca, son ouvrage "Renforcer l’école marocaine et renforcer la compétitivité de l’université marocaine".
En marge du 22e Salon international de l'édition et du livre (12 au 21 février 2016), Taieb Chkili, ancien ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de 1988 à 1993, a présenté son ouvrage "Renforcer l’école marocaine et renforcer la compétitivité de l’université marocaine". La conférence, organisée dans le cadre du programme "Autour d’un livre", avait choisi pour modérateur Abdelkader Retnani, éditeur de l’œuvre en question.
Après avoir rappelé que "l’éducation constitue le socle de tout progrès et un rempart contre toutes les formes d’extrémisme, tout en étant le ciment de la cohésion sociale et de l’égalité des chances", Taieb Chkili a précisé la problématique de ce sujet, à savoir "Comment devrait-on aborder les changements novateurs, dans un domaine complexe et sensible ?" Proposant ainsi les deux approches suivantes:
- La refondation du système éducatif avec la construction d’une école nationale rénovée, pour faire face aux défis internes et externes;
- La formation, par l’école, de citoyens attentifs aux autres et aux principes de tolérance, de compréhension et de solidarité.
Celui qui fut président de l’Université Mohammed V- Souissi, Rabat, entre 2002 et 2010, prône la construction d’une université moderne par sa gouvernance, forte par son autonomie et compétitive par la qualité de sa formation et de sa recherche.
Il pointe du doigt la faiblesse des rendements internes (école), avec notamment les échecs et les abandons qui ont un impact aux niveaux économique, social et psychologique et externes (université): 36% des personnes qui s’inscrivent à l’université abandonnent au cours du premier semestre. Sans oublier que 50% ne finissent pas leurs études.
Autre critique, et toujours d’après lui, certains responsables donnent davantage d’intérêt au privé qu’au public. Relevant également une centralisation, depuis 2010, à outrance. "Tout venant de Rabat, jusqu’à ce que l’enseignant doit dire ou faire dans la salle de classe."
On l’aura compris, le professeur de psychiatrie et de neurologie de 1970 à 2010 avait plus de reproches à faire que de solutions à apporter. Du moins, ces dernières n’ont pas bénéficié de la même clarté.
"Renforcer l’école marocaine et renforcer la compétitivité de l’université marocaine" a été publié en 2015 dans les éditions La croisée des chemins.
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