Festival de Marrakech 2015: L'Etoile d'Or au film “Very big shot”
Le long-métrage "Very big shot" du Libanais Mir-Jean Bou Chaaya a remporté l'Etoile d'Or-Grand Prix de la 15e édition du FIFM.
Cette production libano-qatarie (107') relate l'histoire de Jad qui est sur le point d'être libéré après avoir purgé cinq ans de prison pour un meurtre commis par son frère aîné Ziad.
De son côté, Ziad, pourtant déterminé à changer de vie et à renoncer au trafic de drogue, voit ses projets contrariés par son fournisseur et se retrouve, malgré lui, entraîné dans une opération à grande échelle de trafic d'amphétamines à travers la frontière libano-syrienne. (photo du réalisateur libanais avec le prix, ci-dessous).
Quant au Prix de la Mise en scène, il est revenu au film "Neon Bull" du réalisateur Gabriel Mascaro, qui est une co-production brésilienne, uruguayenne et néerlandaise.
L'acteur islandais Gunnar Jonsson a remporté le Prix d'interprétation masculine pour son rôle dans le film islando-danois "Virgin mountain" du réalisateur Dagur Kari, alors que l'actrice française Galatea Bellugi a décroché le Prix d'interprétation féminine pour sa prestation dans le long-métrage "Keeper" (Belgique-Suisse-France) du réalisateur Guillaume Senez.
Le jury a décidé cette année d’octroyer son Prix aux films en compétition officielle du Festival, en hommage au cinéma.
Les quinze films en compétition ont été départagés par un prestigieux jury présidé par le célèbre réalisateur américain Francis Ford Coppola.
Il s’agit de "Babai" de Visar Morina (Allemagne-Kosovo-Macédoine-France), "Closet monster" de Stephen Dunn (Canada), "Cop car" de Jon Watts (USA), "Desierto" de Jonas Cuaron (Mexique-France), "Keeper" de Guillaume Senez (Belgique-Suisse-France), "Key house mirror" de Michael Noer (Danemark), "Lingering memories" de Keiko Tsuruoka (Japon).
"Neon bull" de Gabriel Mascaro (Brésil, Uruguay, Pays-Bas), "Paradise" de Sina Ataeian Dena (Iran-Allemagne), "Rebellious girl" de Jawad Rhalib (Belgique-Maroc), "Steel flower" de Park Suk-young (Corée du Sud), "Thithi" de Raam Reddy (Inde-USA), "Toll bar" de Zhassulan Poshanov (Kazakhstan), "Very big shot" de Mir-Jean Bou Chaaya (Liban-Qatar) et "Virgin mountain" de Dagur Kari (Islande- Danemark) concourraient également pour le grand sésame.
Le jury comprenait Amal Ayaouch (Actrice -Maroc), Sergio Castellito (Acteur, Réalisateur - Italie), Richa Chadda (Actrice - Inde), Anton Corbijn (Réalisateur - Pays-Bas), Jean-Pierre Jeunet (Réalisateur -France), Naomi Kawase (Réalisatrice - Japon), Olga Kurylenko (Actrice - Ukraine), Thomas Vinterberg (Réalisateur - Danemark) et Sami Bouajila (Acteur, France/Tunisie).
Pour ce qui est du Prix Cinécoles, il est revenu au jeune réalisateur Reda Jai de l’école Studi-M de Casablanca pour son court-métrage "La fille qui venait de nulle part". (photo ci-dessous)
Cette fiction raconte l’histoire d’un jeune homme, plutôt renfermé et sensible, dont la vie change suite à sa rencontre avec une jeune femme qui va lui proposer de danser avec elle au beau milieu d’un rond-point.
Toujours dans la section "Hommages", le Festival continue d’affirmer son rôle de carrefour des cinématographies mondiales en rendant hommage à des fortes personnalités venues d’horizons différents.
Cette édition a mis à l’honneur le comédien et réalisateur américain Bill Muray, son compatriote l’acteur Willem Dafoe, le cinéaste coréen Park Chan-Wook, la star indienne Madhuri Dixit, ou encore le directeur photo marocain Kamal Derkaoui.
Au total, 93 films représentant 33 nationalités ont été projetés dans les différentes sections (compétition officielle longs-métrages, Cinécole, Coup de Cœur, hors compétition, Masterclasses, projections à Jemaa El Fna, auto-description ), lors de cette édition (4-12 décembre) qui mettait à l'honneur le cinéma canadien.
Le cinéma marocain a été représenté par Isla de Ahmed Boulane, programmé dans la section Coup de cœur, La Marche Verte de Youssef Britel en hors compétition et L’orchestre des aveugles de Mohamed Mouftakir, en auto-description.
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