L'indice de performance du changement climatique 2016 classe le Maroc 10e
Cet indice de performance du ‘changement climatique’ classe le Maroc 10e sur quelque 60 pays, et premier parmi les pays nouvellement industrialisés.
"Le Maroc, qui était déjà bien placé l’année dernière, a grimpé d’une position", explique l’étude de German Watch. "De plus, le pays a soumis une des rares contributions nationales (INDC) qui ont reçu une assez bonne évaluation par les experts. L’annonce de l’intention d’augmenter la part des énergies renouvelables jusqu'à 42% est déjà ancrée dans la législation nationale. Le Maroc décroche la 5e place dans la catégorie ‘politique’."
Le Royaume fait donc partie des nations dont la performance générale est classée comme bonne. "Des pays comme le Maroc démontrent le potentiel que peuvent avoir des pays en développement", précise le rapport de l’organisation.
Point par point:
-Au niveau des émissions, le Maroc réalise une bonne performance, avec des émissions de CO2 par habitant relativement peu élevées, au même titre que des pays comme l’Egypte, la Turquie, l’Indonésie, la Thaïlande ou encore le Mexique et le Brésil.
-Au niveau du développement des émissions, là, le Maroc est dans le rouge, avec des prestations très pauvres. Il a même régressé et perdu quelques places. L’indice précise que les émissions globales de CO2 n’ont pas cessé d’augmenter. Il s'agit de la bête noire mondiale, laquelle n'épargne pas le Maroc.
-En ce qui concerne les énergies renouvelables, la prestation du Maroc est pauvre. "La récente expansion des énergies renouvelables n’est pas encore reflétée dans le classement." Il en va de même pour le rendement/efficacité (qui examine le niveau et le développement actuels de l’intensité en carbone de l’alimentation en énergie primaire et l’intensité énergétique de l’économie d’un pays), pauvre également.
-La politique climatique marocaine se positionne bien, comme mentionné plus haut. Elle tire la performance globale vers le haut. "Le Maroc a amélioré son évaluation des politiques climatiques", peut-on lire.
À découvrir
à lire aussi
Article : DGI. Facturation électronique : lancement en préparation, les détails avec Younes Idrissi Kaitouni
Validation en temps réel, rôle central de la DGI dans la circulation des factures, intégration des systèmes d’information et contrôle renforcé des délais de paiement… La réforme de la facturation électronique se précise, avec un déploiement progressif et un écosystème en cours de structuration.
Article : Réduction des effectifs d’ingénieurs chez Renault. Première réaction de Renault Maroc
En annonçant une réduction de ses effectifs d’ingénieurs dans ses centres de recherche et développement, Renault fait naître des interrogations au Maroc, où le groupe vient de lancer un nouveau centre d’ingénierie en 2025.
Article : Dans le Haut Atlas marocain, l’Observatoire de l’Oukaïmeden se veut un hub scientifique mondial
Derrière ses dômes blancs, l’Observatoire de l’Oukaïmeden s’est mué en quelques années en une véritable machine à découvertes. Fort de plus de 4.700 objets célestes identifiés et de collaborations internationales de haut niveau, il s’affirme désormais comme une infrastructure stratégique, à la croisée de la recherche, de la technologie et de la souveraineté scientifique. Et ce n'est qu'un début.
Article : Dakhla : un mégaprojet de datacenters verts de 500 MW lancé pour asseoir la souveraineté numérique du Maroc
Une convention entre plusieurs institutions publiques acte le démarrage des études chargées de fixer le modèle économique, la gouvernance et les modalités de financement du programme.
Article : Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.
Article : Aéronautique : ministres et industriels attendus le 22 avril à l'EMI pour débattre de l’ambition d’un avion “made in Morocco”
L’École Mohammadia d’ingénieurs (EMI) accueillera le 22 avril 2026 la 6ᵉ édition de la Journée nationale de l’aéronautique, un rendez-vous organisé par le club EMI Aerospace et consacré cette année au thème "Le Maroc, hub aéronautique : vers une intégration renforcée dans la chaîne de valeur mondiale".