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El Haite à la tête d’un forum international sur les réductions de gaz à effet de serre


Le Maroc, minuscule émetteur de gaz à effet de serre, accueille la venue d’un forum international sur les cibles de réduction de gaz carboniques.   

El Haite à la tête d’un forum international sur les réductions de gaz à effet de serre
Ariane Salem
Le 12 octobre 2015 à 18h07 | Modifié 12 octobre 2015 à 18h07

Le Maroc est l’hôte d’un forum international sur les Contributions Nationales des pays dans le cadre de la Convention Cadre sur le Changement Climatique (INDC), organisée par le ministère délégué chargé de l’environnement en partenariat avec l’UE, le PNUD et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) le 12 et 13 octobre.

Y furent présents Salaheddine Mezouar et Miguel Arias Canete, commissaire européen de l'énergie et du climat. 

Ce forum a pour objectif de déterminer les effets attendus des contributions nationales de chaque pays pour limiter l’augmentation de la température en dessous de 2°C d’ici 2050, en préparation de la COP21 qui aura lieu en décembre à Paris.

Le Maroc a signé sa contribution le 5 juin, par laquelle il s’engage à une réduction inconditionnelle de 13% des gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010.

Cette réduction est portée à 32%, à la condition d’obtention de nouveaux supports financiers internationaux de 35 milliards de dollars. Ce soutien financier pourrait être apporté par de nouveaux mécanismes de financement liés au climat, comme le Green Climate Fund

La contribution inconditionnelle et conditionnelle du Maroc est considérée comme un engagement satisfaisant, au regard des engagements d’autres pays. La réduction inconditionnelle repose sur la stratégie de mix énergétique qui porte le renouvelable à 42% de la capacité productive énergétique en 2020 et qui engage un investissement de 10 milliards de dollars.

En comparaison, la Tunisie s’est engagée sur une réduction inconditionnelle de 13% et conditionnelle de 41% en 2030 par rapport à 2010. Le Gabon s'est engagé sur une cible inconditionnelle de -50% d’émissions en 2025 par rapport à un scénario de base et l’Ethiopie de -64% en 2030 par rapport à un scénario de base. 

Si sa contribution est exemplaire, le Maroc n’est pas un émetteur de haut rang.

Avec une émission de 72,51 MtCO2e en 2012, le pays contribuait à 0,17% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Ces émissions ont progressés à un rythme annuel de 3% sur la période 2001-11.  

En comparaison, l’Egypte représente 0,68% des émissions mondiales et l’Afrique du Sud près de 1,1%. Dans son ensemble, l’Afrique ne contribue qu’à 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (2008), et à travers la capture des émissions par la photosynthèse, pourrait même être un récepteur net de gaz carboniques. 

Les plus gros émetteurs sont la Chine (25% des émissions en 2012), les USA (14%), l’UE (10%), l’Inde (7%), la Russie (5%). 

Le respect des INDC inconditionnels au niveau mondial limiterait l'augmentation des émissions de gaz carbonique en 2030 à 17% par rapport à 2010 (56,6 milliards de tonnes d’équivalents CO2 en 2030), et le pic d’émission se situerait en 2035.

Les contributions conditionnelles mèneraient à une augmentation de 12% en 2030, année de pic d’émission. Ces scénarios, s’ils sont poursuivis jusqu’en 2050 couvriraient 30% à 44% des réductions d’émissions nécessaires pour rester en dessous du seuil fatidique d'une augmentation de la température mondiale de 2°C. 

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Ariane Salem
Le 12 octobre 2015 à 18h07

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