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ECONOMIE

La saga de Nectarome, fabricant marocain d’huiles essentielles bio et haut de gamme

Dr. Jalil Belkamel, a fait de Nectarome un label internationalement reconnu, en produisant des huiles essentielles et des produits cosmétiques naturels et de haut de gamme. Interview.

La saga de Nectarome, fabricant marocain d’huiles essentielles bio et haut de gamme
Patrick Marescaux
Le 26 août 2015 à 12h09 | Modifié 11 avril 2021 à 1h03

Passionné par la nature, écologiste dans l’âme, un doctorat en aromathérapie en poche, c’est presque naturellement qu’il y a 17 ans,  Jalil Belkamel crée, avec deux associés,  dans la vallée de l’Ourika, un Jardin Bio-Aromatique et, attenant au Jardin, une fabrique d’huiles essentielles et de produits cosmétiques: Nectarome.

Aujourd’hui, la renommée de la marque est internationale et Jalil Belkamel a donc tout pour être heureux. D’autant plus que la réglementation marocaine sur les cosmétiques qui permettait, sous la même appellation, de vendre un produit parfaitement naturel et un produit chimique de synthèse dont les qualités n’ont rien à voir, est en train de changer…

 

La saga de Nectarome, fabricant marocain d’huiles essentielles bio et haut de gamme

Médias24: En quelques mots, quel est le concept de Nectarome et du Jardin Bio Aromatique de l’Ourika ?

Jalil Belkamel: A mon retour de Nantes en France où j’ai fait mes études sur les substances naturelles, et plus précisément les huiles essentielles, j’ai remarqué qu’en matière de plantes, il y avait au Maroc en général, mais plus spécialement autour de Marrakech, un potentiel énorme très peu exploité.

Et le choix de l’Ourika s’est imposé, parce que c’était une région «propre», c’est-à-dire une zone où il n’y avait pas d’utilisation massive d’intrants chimiques qui posent tant de problèmes à l’homme, aux animaux et à la Terre.

En fait, si les agriculteurs n’utilisaient pas ces substances, ce n’était pas par conviction écologique, mais simplement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de les acheter. Et je me suis dit: tant mieux!

J’ai trouvé deux associés, un pharmacien et un cosméticien formé en Allemagne aux méthodes naturelles. Nous avons donc démarré à trois, il y a 17 ans; aujourd’hui, nous sommes une soixantaine à Nectarome et une dizaine au Jardin Bio-Aromatique d’Ourika.

Notre jardin a deux missions: accueillir les visiteurs et leur faire découvrir, souvent de façon ludique, l’ensemble des plantes.

Mais il a aussi, et je dirais surtout, une vocation scientifique, au service notamment de Nectarome. Si je prends l’exemple du romarin, nous nous sommes rendu compte qu’il va donner ici une huile essentielle différente de celle que l’on obtient à Ouarzazate ou dans la région de Rabat.

Autre exemple: l’huile essentielle obtenue par une plante coupée en mars entrera dans la composition d’un shampooing; l’huile essentielle de la même plante coupée deux mois plus tard nous servira dans la composition d’une huile de massage. Vous voyez que la connaissance que l’on acquiert, grâce au Jardin, nous sert directement au niveau de la fabrication des produits Nectarome.

-Concrètement, toutes les plantes utilisées à Nectarome proviennent-elles du Jardin Bio-Aromatique d’Ourika ou ce dernier a-t-il uniquement une finalité de recherche ?

-Le Jardin Bio-Aromatique d’Ourika n’est que sur un hectare avec une cinquantaine de plantes différentes; ce n’est pas suffisant. C’est une vitrine qui nous permet de travailler avec les agriculteurs.

Par exemple, nous distillons beaucoup de verveine pour en faire de l’huile essentielle. Cette région est connue pour sa verveine odorante; le fait d’avoir multiplié les recherches sur cette plante, au niveau du Jardin, sur une toute petite parcelle, nous a permis de savoir quel était le meilleur moment pour la couper;  nous avons pu ainsi donner des conseils très pratiques aux agriculteurs de la région.

Et on achète leur production… à condition qu’ils ne traitent pas avec des substances chimiques: cela créé une dynamique dans la région. Et c’est ce que nous recherchons pour toutes les plantes que nous achetons: faire évoluer les mentalités.

Les agriculteurs savent très bien ce que nous voulons et quand leur plante est prête, ils viennent frapper à notre porte. On travaille comme cela pour la menthe, pour la verveine, pour la fleur d’oranger et pour toutes les plantes dont nous avons besoin.

Ainsi, on encourage les agriculteurs à respecter l’environnement. Ils y croient d’autant plus que l’on ne va pas acheter la verveine non traitée au prix où on pourrait acheter le même produit traité chimiquement. Il y a donc une valorisation; je trouve que de notre part, c’est une contribution intéressante qui prend en considération la santé avant tout.

-Au niveau de Nectarome, vous faites des huiles essentielles, mais pas uniquement…

-Effectivement, nous avons deux activités. Il y a la partie huiles essentielles: nous avons une distillerie en inox alimentaire, ce qui est très important pour avoir une belle huile essentielle. Je note que, malheureusement, au Maroc, beaucoup d’opérateurs distillent dans des cuves en ferraille : et cela ne donne pas une bonne huile essentielle, à cause d’une oxydation non voulue.

Je trouve dommage de partir d’une plante vraiment intéressante et de la dévaloriser lors de la distillation. Nous travaillons avec une centaine d’huiles essentielles, ce qui nous permet d’avoir le répertoire le plus riche de tout le Maroc.

Pour être tout à fait franc, nous distillons l’essentiel chez nous, sauf lorsqu’il s’agit de plantes que l’on ne trouve pas au Maroc, comme le clou de girofle ou le gingembre: on est alors obligé d’importer ces huiles essentielles, mais avec un cahier des charges très strict, un chromatogramme très précis, une fiche technique détaillée etc…

Nous travaillons aussi avec quelques distilleries au Maroc, quand nous sommes certains de la qualité de leur travail: par exemple le cèdre de l’Atlas est une belle huile essentielle, mais nous ne l’avons pas dans la région de Marrakech. Donc nous faisons venir ces huiles de la région de Fès, où existent ces cèdres, et où des distillateurs sont capables de nous fournir une huile correspondant à nos exigences.

Deuxième activité: les produits que l’on fabrique à partir de ces huiles essentielles. Nous avons démarré, il y a 17 ans, avec deux ou trois produits: aujourd’hui, nous en proposons 140!

Cela va de la gamme hammam à la gamme bain, en passant par la gamme soins du visage, des cheveux, mains, ongles, pour couvrir l’ensemble du corps.

Nous proposons également une gamme Alimentaire et une dernière «cadeaux» et produits d’intérieur.
Nos clients sont d’abord les SPA, à 60%, car on fabrique tous les produits dont ils ont besoin pour leur activité.  Sur Marrakech par exemple, nos clients sont le Palais Namaskar, le Palmeraie Golf Palace, l’hôtel Hivernage, le Saadi, le Sofitel,  Amanjena, le Four Seasons ou encore le Royal Mansour. Que du haut de gamme!

Nous essayons d’être le plus naturel possible, et cela à l’échelle mondiale. J’ai la chance de voyager beaucoup et de voir ce qui se passe un peu partout: je peux dire que nous avons gagné notre pari, non seulement sur le plan du business, mais aussi de nos convictions environnementales profondes. Je crois que chacun a un devoir de préserver les sites naturels, de protéger la santé de l’être humain.

Nous commercialisons aussi nos produits dans 4 boutiques, une ici dans le Jardin Bio-Aromatique, une -Essence des Sens- dans la médina, une à Almazar et nous sommes en train d’ouvrir au Menara Mall. Nous avons également quelques points de vente à Casablanca et Rabat.  

-A l’exportation, qui sont vos clients ?

-Nous exportons pour des SPA et pour des boutiques. Premier client, pour des raisons historiques, la France. Mais nous exportons aussi vers l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre, l’Azerbaijan; nous travaillons beaucoup avec le Moyen-Orient, les Emirats, le Koweit, le Qatar, Bahrain, le Japon, les Etats-Unis; nous seront bientôt en Chine.

Vous voyez, nous sommes un peu partout! Et désormais, l’exportation représente plus de 50% de notre activité.

-Quels sont vos produits phares? Et le succès est-il le même quel  que soit le pays?

-En gros, ce qui marche le plus aujourd’hui, c’est l’huile d’argan dont nous produisons entre 10 et 20 tonnes par an. J’en profite pour vous préciser qu’à partir d’un arbre, on peut obtenir 8 types d’huiles d’argan, de qualités très différentes; et je ne parle pas des huiles frelatées. Pour la même appellation, vous avez donc des produits de qualités très différentes.

Parmi nos produits phares, il y a aussi le savon noir; je me rappelle quand on a commencé à lancer le savon noir, il y a 15 ans, on se moquait de nous, parce que c’était un produit presque abandonné. L’image du savon noir, c’était la femme qui allait chez l’épicier et qui repartait, contre quelques centimes, avec du savon noir dans un bout de papier journal.

On est les premiers au monde à avoir lancé le savon noir à l’huile essentielle d’eucalyptus! Et aujourd’hui, c’est un des produits que nous exportons le plus, ce qui nous amène à en produire chaque année entre 20 et 40 tonnes.

Mais tout cela varie aussi suivant les pays: à tel point que 10% de notre travail, ce sont des produits spécifiques, qui correspondent à des demandes particulières. Par exemple, le Brésil attend de nous, actuellement, des produits bien particuliers pour les cheveux auxquels les brésiliennes accordent beaucoup d’importance.

C’est tout cela qui permet notre développement. Et le fait de se développer nous pousse à rechercher sans cesse de nouvelles substances.

Par exemple, nous avons fait des recherches sur l’huile de carthame, plus connu dans notre pays sous le nom de «faux safran». Nous n’en sommes qu’au stade expérimental, mais il semble d’ores et déjà que l’huile essentielle extraite de cette plante soit très efficace pour la restructuration cellulaire. C’est même spectaculaire comme résultat!

-L’Europe, mais aussi les Etats-Unis, ont des réglementations très sévères sur les produits cosmétiques, notamment pour tout ce qui touche aux allergènes. Quels contrôles subissez-vous ?

-Depuis 17 ans que nous opérons dans ce domaine, beaucoup de choses ont changé au niveau mondial. Jusqu’à présent, c’était assez simple: pour la France par exemple, il suffisait de se faire enregistrer à l’AFSSAPS, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire et de déposer nos formules de composition auprès de 3 centres anti-poisons de l’Hexagone.

Mais aujourd’hui et c’est tout récent, il faut faire enregistrer chaque produit. Pour faire cet enregistrement, nous devons fournir des analyses très sophistiquées. Nous sommes en train de travailler sur ce point avec des laboratoires européens, pour éviter toute contestation.

Mais ce qui est étrange, c’est qu’au sein même le l’Europe, chaque pays va nous demander des choses différentes: il n’y a aucune harmonisation européenne dans ce domaine entre la France, l’Italie et l’Allemagne par exemple. C’est assez incroyable!

Et en plus, parfois, certains clients ont leurs propres exigences, encore plus sévères que la réglementation…Mais jusqu’à présent, on n’a jamais eu le moindre problème: on s’est toujours adapté aux exigences des uns et des autres.

-Vous êtes positionnés sur le créneau des produits haut de gamme. Et en conséquence vos produits peuvent paraître chers…

-Quand on lance un produit, au départ, on a une marge très correcte. Mais ensuite, lorsque la concurrence nous suit, nous devons nous adapter.

Par exemple, il y a encore deux ans, on vendait l’huile végétale de graines de  figue de barbarie, qui entre dans la composition de plusieurs produits, à 12.000 DH le litre ; aujourd’hui, on vend ce même litre à 4.500 DH. Ce n’est pas que l’on avait une marge excessive avant: simplement, il y avait moins de graines; aujourd’hui, il y a beaucoup de producteurs, donc une offre plus importante; et par conséquent, le prix de ces graines a baissé.

Pour répondre précisément à votre remarque sur le fait que nos produits soient chers, je voudrais vous donner deux exemples qui vont vous faire comprendre le problème auquel nous sommes confrontés: l’huile de fleur d’oranger tout d’abord.

On a besoin de 2,5 tonnes de fleurs d’oranger pour sortir un litre d’huile essentielle. Cette huile, chez nous, coûte donc en toute logique cher: 35.000 DH le litre. Sur le marché, il y a beaucoup d’opérateurs qui travaillent avec une huile de synthèse, donc chimique, beaucoup, beaucoup moins chère: 250 DH le litre! Ils mettent sur l’étiquette une belle photo de fleur d’oranger et les gens sont dupés.

Cela pose à mes yeux de sérieux problèmes. Tout d’abord pour la santé car cette huile de synthèse négative est mauvaise pour la peau, alors qu’elle est censée lui faire du bien! Mais cela pose aussi un problème économique: comment voulez-vous que le client comprenne que mon huile de massage qui contient un peu de cette huile essentielle coûte 600 DH le litre, alors qu’il peut trouver un produit portant la même appellation à 250 DH le litre? Comment voulez-vous qu’il sache que ce n’est pas du tout la même chose, sans un étiquetage adapté, précis et réglementé ?

Deuxième exemple encore plus frappant, la rose. Dans notre pays, nombre de femmes ont pour habitude de se démaquiller avec de l’eau de rose; certaines se font même des compresses quand elles ont les yeux irrités. Sauf que cette eau de rose…n’en est pas: c’est souvent un produit de synthèse qui peut se révéler irritant!

Quant à l’huile essentielle, on a besoin de distiller 5 tonnes de boutons de roses pour obtenir un litre d’huile essentielle. Six camions pour obtenir un litre d’huile essentielle!  Le prix s’en ressent: 90.000 DH le litre.

Alors, même lorsqu’on n’en utilise que deux ou trois gouttes, cela a un coût! On en met par exemple dans notre huile de massage à la rose 100% naturelle qui favorise la relaxation et a même des effets positifs prouvés sur les personnes dépressives! L’huile de synthèse quant à elle coûte 300 DH le litre. Evidemment, la plupart des opérateurs vont aller vers la synthèse. Je fais beaucoup de formations dans les SPA, et très peu de praticiennes reconnaissent la vraie huile essentielle de rose. Elles ont été tellement habituées à utiliser de la synthèse que lorsque je leur donne la vraie huile essentielle, elles ne savent pas ce que c’est!

C’est un problème grave et je suis heureux que les autorités de notre pays soient en train de travailler sur la réglementation des cosmétiques: j’espère que leurs travaux déboucheront non seulement sur des normes strictes de composition, mais également sur un étiquetage sans ambiguïté: il y va de l’intérêt des consommateurs, mais aussi des entreprises sérieuses qui ne veulent plus faire les frais d’une concurrence déloyale…

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Patrick Marescaux
Le 26 août 2015 à 12h09

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