“Uber Morocco continue” tant qu'il n'y a pas de notification d'interdiction
Jusqu'à ce mercredi matin, Uber Maroc n'avait pas été notifiée d'une interdiction de ses activités. La société apporte des éclaircissements.
"Ni la wilaya ni aucun autre département ne nous a notifié que nos activités sont illégales ou interdites", nous déclare Meyrem Belqziz, DG d'Uber Morocco, jointe par Médias 24 mardi 4 août en fin de journée.
"Tant que nous n'avons pas été notifiés, nous poursuivons nos activités", ajoute-t-elle, logiquement.
Un communiqué de la wilaya de Casablanca a été rendu public dans la journée, déclarant ces activités illégales.
Voici le texte du communiqué de la wilaya:
Les activités de la société privée "Uber Maroc", qui vient de lancer un nouveau service de transport public à l'intérieur de la ville de Casablanca et d'assurer le trajet Casablanca-aéroport Mohammed V, sont "illégales".
La wilaya assure, dans un communiqué, que ladite société n'a pas déposé de demande d'autorisation pour l'exercice de transport public à Casablanca conformément aux lois et réglementations en vigueur.
Le service de société en question est offert sous la dénomination commerciale "Uber Maroc" qui consiste à mettre en liaison les usagers et des propriétaires de véhicules de transport touristique, selon la même source.
De ce fait, ajoute le texte, les activités de cette société sont "illégales et exposent ses responsables, ainsi que les chauffeurs impliqués dans ce genre de transport aux sanctions prévues par les lois et réglementations en vigueur".
"Les autorités de Casablanca, dans le cadre de leur mission de préserver le respect des lois et règlements régissant le transport à l'intérieur de la ville, ainsi que le développement du secteur de transport par l'amélioration du service rendu et la préservation de la paix sociale dans le secteur, ne ménageront aucun effort pour lutter contre toute activité illicite pouvant porter préjudice au fonctionnement normal du secteur".
Mme Belqziz estime pour sa part que l'activité d'Uber Maroc n'est pas une activité de transport. Il s'agit selon elle d'une activité marketing, consistant à mettre en relation des société de transport touristique dûment autorisées, en contact avec leurs clients. La technologie utilisée, ajoute-t-elle, n'est pas hébergée au Maroc.
Mercredi 5 août, Uber Maroc a apporté des éclaircissements à travers le communiqué suivant:
"Au regard du communiqué de presse transmis par la Wilaya de Casablanca, la société Uber souhaite saisir cette opportunité pour clarifier la manière dont elle opère à Casablanca.
"Nous sommes une société technologique qui fournit un service d’information via son application mobile à des sociétés de transport ayant un agrément de transport touristique octroyé par le Ministère du Tourisme
-Les voitures ayant habituellement des temps d’attente longs entre les voyages peuvent désormais utiliser notre technologie pour être plus efficaces car elles sont connectées à un passager plus rapidement
-Nous respectons la législation locale et notre technologie est ouverte à tout type de véhicule ayant une licence de transport
"Notre technologie apporte plus de sécurité au système actuel de transport
-En utilisant notre plateforme, les passagers peuvent voir le nom du chauffeur, photo et plaque d’immatriculation du véhicule au moment de la commande. Ils peuvent partager leur parcours en temps réel avec leurs amis et famille via une technologie GPS.
-Tous les chauffeurs employés par les sociétés de transport touristique détiennent une carte d’autorisation pour chaque véhicule fournie par le ministère de l’Equipement et du Transport et fournissent une fiche anthropométrique prouvant qu’ils ont un casier judiciaire vierge. Ils passent également des entretiens avec l’équipe d’Uber avant de pouvoir intégrer la plateforme
"Nous sommes actuellement en phase de test et sommes en train d’initier des discussions avec les différentes parties prenantes
- En tant que société technologique travaillant avec le secteur du transport, nous souhaitons discuter avec les différents régulateurs afin de continuer à travailler dans un cadre légal adéquat
-Plusieurs lois relatives au transport ont été rédigées avant que les smartphones et applications n’existent et nous souhaitons travailler avec les régulateurs afin d’adapter la régulation aux nouvelles technologies.
"Au cours des dernières semaines, les Casablancais nous ont très favorablement accueillis, montrant ainsi leur besoin d’avoir un transport sécurisé, fiable et de bonne qualité que notre plateforme fournit.
"Nous sommes en train de changer un marché qui a été jusqu’ici assez calme et sommes engagés à continuer de fournir des solutions technologiques qui soient adaptées au besoin des citoyens au marché du transport marocain.
"Nous sommes ouverts à tout dialogue constructif sur ce sujet".
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