Al Akhawayn lance une série de séminaires sur l’Université du 21e siècle
Le premier séminaire organisé en juillet a vu la participation de quatre grandes universités des quatre continents. La thématique est axée sur l'innovation pédagogique.
Imaginez une université où les étudiants composent le programme comme on compose un menu dans un self service. C’est possible et l’Université Al Akahwayn y croit.
L’université privée marocaine, basée à Ifrane, a entamé une série de séminaires sur les démarches pédagogiques novatrices. Le premier séminaire dans ce sens, organisé en juillet, par la faculté des sciences humaines et sociales de l’UA, a vu défiler des expériences assez étonnantes.
Marqué par la participation de quatre grandes universités des quatre continents, dont l’indienne TATA Institute of Social Sciences, ce débat initié par Al Akhawayn semble décalé par rapport à la problématique de l’enseignement au Maroc.
Le royaume est dans une phase critique sur le plan de l’enseignement et se cherche une voie de relance, qui mettrait en place les bases d’une réforme à long terme. Justement, ce genre de débat partage des expériences qui peuvent inspirer les décideurs.
Evergreen State College, une université publique de l’État de Washington par exemple, n'a pas établi un système de majors/ minors. Les étudiants, en étroite collaboration et non "sous la supervision" de leurs conseillers, créent un programme qui correspond à leurs intérêts, préférences, forces et faiblesses.
Les cours y sont enseignés en équipe et peuvent s’étaler sur un trimestre ou deux, parfois sur toute l'année universitaire. Ce qui distingue aussi cette université, c’est le fait que ses élèves ne reçoivent pas des bulletins de notes, mais une page de longues évaluations de leur rendement et réalisations.
D’autres expériences exposées ont trait au financement des études, au système du mérite… mais toutes conduisent aux mêmes conclusions.
Tout système innovant doit, selon les recommandations du séminaire, établir un pont entre la théorie et la pratique et permettre aux étudiants d’être plus sur le terrain, afin de rétro-alimenter les théories.
De même, les programmes devraient s’orienter vers la multidisciplinarité et renforcer le rôle de l’étudiant en tant que concepteur pédagogique, plutôt qu’en simple receveur de connaissance.
à lire aussi
Article : Hôtellerie : les dessous du plan marocain à 350 millions de dollars de Pickalbatros
À l’approche des grands rendez-vous sportifs, les groupes hôteliers internationaux accélèrent leur positionnement au Maroc. Pickalbatros, déjà présent dans plusieurs villes, veut désormais changer d’échelle avec un programme financé en partie par la SFI et centré sur les actifs de haut de gamme.
Article : Engrais : après le Japon, l'Amérique vient frapper à la porte du Maroc
SECURITE ALIMENTAIRE. Donald Trump a suspendu, le 29 juin, certains droits de douane sur les phosphates marocains. Au nom d'une urgence nationale. Quelques jours plus tôt, c'était le ministre japonais de l'Agriculture qui faisait le voyage jusqu'à Jorf Lasfar. Deux signaux, une même évidence : quand les engrais manquent, le monde se tourne vers le Maroc.
Article : Coupe du monde 2026. Qualification héroïque du Maroc face aux Pays-Bas (1-1, 3 t.a.b. à 2)
Menés à un quart d’heure du terme, les Lions de l’Atlas ont trouvé les ressources mentales nécessaires pour égaliser grâce à Issa Diop, puis éliminer les Oranjes lors de la séance des tirs au but, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin, à Monterrey, au Mexique. Yassine Bounou et Ismaïl Saibari ont propulsé le Maroc en huitièmes de finale face au Canada, samedi 4 juillet à Houston.
Article : Coupe du monde 2026. Centième sélection pour Achraf Hakimi face aux Pays-Bas
Le capitaine des Lions de l’Atlas portera le maillot du Maroc pour la 100e fois de sa carrière, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin, face aux Pays-Bas, en seizième de finale de la Coupe du monde 2026. Titularisé par Mohamed Ouahbi, Hakimi n’est plus qu’à 15 sélections pour égaler le record de Noureddine Naybet.
Article : GMT, interdiction du démarchage, IA : la triple peine de l’offshoring marocain
Longtemps porté par les donneurs d’ordre européens et les centres d’appels, le secteur de l’offshoring au Maroc doit désormais composer avec des horaires à réorganiser, des appels commerciaux de plus en plus encadrés en France et des tâches que les logiciels commencent déjà à automatiser. Les grands opérateurs invoquent l’adaptation et la montée en gamme, tandis que les syndicats redoutent moins d’embauches et davantage de postes supprimés.
Article : Maroc-Pays-Bas : les cafés pourront rester ouverts pour diffuser le match
Selon Ahmed Bifergane, coordinateur de la Fédération nationale des propriétaires de cafés et restaurants, aucune interdiction n’a été émise par les autorités pour la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin.