Des associations réclament la réouverture de l'hôpital de Boulemane
Le premier hôpital se trouve à plus d’une heure de route de montagne alors que la ville comptait un établissement jusqu’en 2011.
Plus de 40 associations appellent à une sortie massive le mardi 28 avril pour dénoncer la dégradation du service sanitaire dans la région.
La population de la province de Boulemane qui compte 2 communes urbaines et 11 communes rurales souffre de difficultés d'accès aux services sanitaires. En effet, les deux hôpitaux régionaux les plus proches, ceux de Fès et de Missour, se trouvent à une distance d'environ 100 km chacun de la ville de Boulemane.
"Pour s'y rendre, il faut compter pas moins d'une heure et demi à deux heures en voiture. Les routes montagneuses rendent l'accès plus difficile" nous apprend Mohamed Sebaaoui, membre de la section AMDH Boulemane.
Et pour cause, les centres de soins urbains et ruraux situés dans les communes de cette province sont, d'après notre source, "sous-équipés et manquent de personnel soignant. On déplore également une insuffisance de médicaments, et une faible couverture des services des urgences médicales. On recense d'ailleurs plusieurs cas de décès dus à un retard d'intervention" nous a déclaré M. Sebaaoui.
Boulemane disposait de son propre hôpital qui a été transformé, en 2011, en centre de santé. "Il avait une capacité d'accueil de 16 lits, et était tenu par une équipe de 11 professionnels de santé" témoigne notre source.
La raison invoquée par l'ancien délégué de santé pour la reconversion de l'hôpital en centre de santé est, selon M. Sebaaoui, qu' "un certain nombre d'épidémies et de maladies ont été éradiquées, et que rien ne justifiait dès lors la continuité du service hospitalier." Une déclaration que le responsable du ministère de la Santé aurait tenu lors d'une réunion avec les associations de la province de Boulemane.
Aujourd'hui, la réouverture de l'hôpital de Boulemane est au centre des revendications des associations locales. "En cas d'urgence, il arrive souvent que le patient parcourt la distance de 100 km pour se rendre à l'hôpital de Missour. Une fois arrivé, on lui apprend que son cas ne peut être pris en charge à cause du manque de moyens techniques. Il faut alors revenir à Boulemane et prendre la direction opposée à destination de l'hôpital de Fès. En tout, il faut compter 300 km à traverser en montagne avant d'être pris en charge, ce qui présente un réel danger pour la vie du patient en situation d'urgence" estime M. Sebaaoui.
Pour l'heure, un comité exécutif composé de 3 associations (AMDH Boulemane, Hadaf et Chantiers Jeunesse Maroc) a été désigné pour organiser l'appel à manifester. "Il y a actuellement une quarantaine d'associations qui ont manifesté leur soutien, et la liste restera ouverte jusqu'au 28 avril" conclut notre source.
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