4.700 espèces végétales dans les forêts marocaines (map)
- Quelque 4.700 espèces végétales dont 537 endémiques relevant essentiellement des écosystèmes forestiers et alfatiers meublent les 9 millions d'hectares de la forêt marocaine, soit 8 pc de la superficie du pays, selon le Haut-commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD).
Les écosystèmes forestiers marocains sont constitués principalement de formations naturelles de feuillus (chêne vert, chêne liège, chêne tauzin, arganier, etc.) et de résineux (pins, thuya, cèdre, etc.) occupant 5,7 millions d'hectares, mais aussi, des steppes d'alfa sur d'importantes étendues (3,3 millions ha), relève-t-on sur la 2ème édition du "Maroc Forestier, les principales essences forestières du Maroc", éditée par le HCEFLCD.
Ces écosystèmes jouent un rôle déterminant en matière de protection des sols contre l'érosion et de régulation des eaux, fait-savoir la publication, soulignant qu'ils remplissent également une fonction économique et sociale très importante en assurant 30 pc des besoins en bois d'œuvre et d'industrie, 30 pc du bilan énergétique et 17 pc du bilan fourrager, ainsi que la création d'environ 100 millions de journées de travail annuellement, principalement au profit des populations rurales.
Les prélèvements directs par ces populations (bois de feu, parcours, fruits...) sont estimés à près de 4,8 milliards de dirhams par an, précise la même source, ajoutant que les recettes forestières participent au développement local et régional avec près de 300 millions de dirhams par an.
Le patrimoine sylvestre marocain est constitué essentiellement de chêne vert recouvrant la superficie la plus importante au Maroc, soit 1.360.000 ha, de l'arganier (près de 870.000 ha), du cèdre de l'Atlas (près de 132.000 ha), du sapin du Maroc (près de 4.000 ha) et de genévrier thurifère (30.000 ha).
Conscient de l'intérêt des écosystèmes forestiers pour la collectivité, le Haut-Commissariat conduit avec ses partenaires des projets et programmes de développement participatifs pour limiter la pression sociale sur les ressources naturelles, à travers la promotion d'activités génératrices de revenus, relève le document.
Ces projets requièrent de nouvelles approches, intégrant la multiplicité des acteurs et des fonctions des espaces forestiers et prenant en compte les enjeux qui en découlent.
Pour l'opérationnalisation de cette démarche, le HCEFLCD a mis en place un plan d'intégration territoriale et une approche de concertation, de participation, de partenariat et de responsabilité partagée qui visent la "neutralisation" des causes structurelles de la dégradation des écosystèmes forestiers.
Ce plan est décliné sous forme de projets décennaux (2005-2014) dont l'objectif global est le développement et la gestion durable des écosystèmes et espaces forestiers et péri-forestiers.
La mise en œuvre de ces projets, en tenant compte des spécificités régionales et locales, de la faisabilité technique et sociale des actions envisagées, met l'élément humain au centre de ces préoccupations tout en considérant les impératifs du développement durable des ressources naturelles.
Tel est l'enjeu majeur de pouvoir léguer aux générations futures un patrimoine forestier pouvant contribuer à un développement qui, pour autant, ne compromet pas sa pérennité. MM---EXP. LC. MAP 260944 GMT mar 2015
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