5.377 enfants légalement abandonnés au Maroc en 2013
5.377 est le nombre d'affaires d'enfants abandonnés examinées par les différents tribunaux du Royaume en 2013, contre 5.274 en 2009. C'est ce qu'a indiqué, mardi, le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid, devant la chambre des Conseillers.
Le ministre a expliqué que la loi relative à la prise en charge (la kafala) des enfants abandonnés prévoit que "le procureur du Roi près le tribunal de première instance dans la circonscription dont relève le lieu de résidence de l'enfant ou le lieu où il a été trouvé, doit placer provisoirement celui-ci dans un établissement sanitaire ou dans un centre ou établissement de protection sociale s'occupant de l'enfance, de sa propre initiative ou après en avoir été avisé par des tiers".
"Le procureur du Roi, après avoir procédé à une enquête au sujet de l'enfant, présente immédiatement la demande de déclaration d'abandon et entreprend, le cas échéant, toutes les démarches nécessaires à l'inscription de l'enfant sur les registres d'état civil avant la présentation de la demande de déclaration d'abandon", a poursuivi M. Ramid.
Le ministre a relevé, en outre, que l'article 3 de la loi relative à l'état civil stipule que "tous les Marocains sont obligatoirement soumis au régime d'état civil", d'où l'obligation de jouir d'une identité officielle. Ainsi, "si la déclaration de naissance n'a pas été faite dans le délai fixé par voie réglementaire, l'acte relatif à ce fait ne sera enregistré que sur la base d'un jugement déclaratif de naissance prononcé par le tribunal de première instance compétent".
Dans ce sens, M. Ramid a fait savoir que le nombre des affaires d'inscription sur les registres d'état civil au niveau des différents tribunaux du Royaume est estimé à 92.469 cas, contre 129.854 en 2009.
Les études menées sur le phénomène de l’abandon des enfants font état de chiffres accablants. Selon une étude de l’association Insaf en 2010, sur les 153 bébés sont nés hors mariage chaque jour, 24 sont abandonnés.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Tourisme. Lecture de la trajectoire d’un secteur devenu clé (2008-2025)
Porté par la reprise post-Covid, le tourisme marocain a retrouvé puis dépassé ses niveaux d’avant-crise. Mais une lecture de long terme montre une trajectoire plus contrastée, marquée par le choc de 2008 suivi d’une phase d’expansion modérée, puis un changement d’échelle à partir de 2022.
Article : Usines, ports, hôpitaux… comment la 5G privée va transformer le Maroc
Robots pilotés à distance, usines capables de remonter leurs données en temps réel, ports plus fluides, mines plus sûres, stades connectés pour des dizaines de milliers de spectateurs… Au Maroc, la 5G privée n’est plus un concept théorique. Dans une interview à Médias24, Ouassim El Arroussi, directeur des études et du développement chez Inwi, raconte les coulisses du premier déploiement industriel de cette technologie et explique pourquoi il pourrait ouvrir un nouveau marché stratégique pour le Royaume. Plongée.
Article : Sécurité numérique : la NARSA dénonce un site usurpant ses services en ligne
L’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) a mis en garde, le lundi 27 avril 2026, contre un site internet frauduleux usurpant son identité et visant à tromper les usagers.
Article : Cap Holding-Forafric. Ce que rachète Chakib Alj et ce qui reste dans le groupe
Le deal entre Cap Holding et Forafric Global porte sur un périmètre industriel marocain incluant moulins, marques et transformation, sans concerner la holding cotée. Cette dernière conserve un périmètre large et annonce une orientation stratégique vers la défense, la sécurité alimentaire et l'énergie.
Article : Sbata : lancement d’un bassin souterrain de 37.000 m³ pour lutter contre les inondations
La société régionale multiservices Casablanca-Settat a lancé, le lundi 27 avril 2026, un projet d’infrastructure visant à renforcer le réseau d’assainissement des eaux pluviales dans le quartier de Sbata, afin de limiter les risques d’inondation lors d’épisodes de fortes pluies.
Article : Syrie : les autorités démentent l’imposition d’un “kafil” aux ressortissants du Maghreb
L’administration syrienne de l’immigration et des passeports a démenti, le lundi 27 avril 2026, les informations faisant état de l’instauration d’un système de “kafil” pour les ressortissants des pays du Maghreb souhaitant entrer en Syrie.