La mortalité infantile en net recul au Maroc
Les chiffres de l’Unicef témoignent d’un net recul de la mortalité infantile au Maroc avec près de 24.000 décès en 2013 contre 57.000 en 1990. Toutefois, les pays voisins présentent des statistiques plus flatteuses.
« 17.000 vies sont sauvées chaque jour » à travers le monde, annonce l’Unicef, qui livre le bilan de la mortalité infantile ! Combat majeur de santé publique, cette lutte figure parmi les priorités de près de 180 pays. Depuis 2012, ces nations se sont en effet engagées à renforcer leurs actions pour réduire les décès des nouveau-nés, des enfants et des mères. Le dernier rapport portant sur cette question sensible et publié par l’Unicef sous l’intitulé « Levels & Trends in Child Mortality» prouve que les efforts consentis payent !
En effet entre 1990 et 2013, le nombre absolu de décès d’enfants de moins de 5 ans a reculé de près de 50%, passant de 12,7 millions à 6,3 millions en 23 ans. Une dynamique particulièrement encourageante qui se vérifie au Maroc également. Le Royaume enregistre ainsi « un taux de recul annuel de la mortalité des moins de 5 ans » de 4,2%. Un pourcentage qui traduit le recul des décès, passant de près de 57.000 en 1990 à 24.000 en 2013, chez les moins de 5 ans.
Le Maroc à la traine
Selon l’organisme international, « la chute du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est plus rapide aujourd’hui qu’elle ne l’a été au cours des 20 dernières années, tandis que le taux de réduction annuel a lui plus que triplé depuis 1990, notamment en Afrique de l’Est et Australe ». Une aubaine qui profite entre autres à des nombreux pays du pourtour méditerranéen. Car si le Maroc enregistre un recul remarquable, il reste toutefois derrière certains voisins de la région Mena.
En effet, malgré son ratio de 30 décès pour 1.000 naissances vivantes, le royaume se situe derrière l’Algérie qui se targue d’un taux de 25/1.000, l’Arabie Saoudite avec 23/1.000, la Libye qui dispose d’un ratio de 15/1.000 et largement distancé par Bahreïn qui avance un taux proche des nations occidentales avec ses 6 décès pour 1.000 naissances vivantes en 2013. A titre comparatif, les Pays-Bas ont enregistré en 2013, 4 décès chez les enfants de moins de 5 ans pour 1.000 naissances, la Norvège, elle, présente un taux de 3/1.000, dix fois inférieur aux chiffres marocains.
Des progrès encore insuffisants
Le rapport met également l’accent sur la mortalité des sujets âgés de moins de un an. Bien que le Maroc connaisse une légère amélioration dans ce domaine en enregistrant un ratio de 26 décès pour 1.000 en 2013 (contre 27/1.000 en 2012), il signe là encore un retard par rapport à l’Algérie (22/1.000) ou encore la Libye (12/1.000). Quant aux décès néonataux, le royaume annonce 18 décès pour 1.000 naissances vivantes. Un chiffre stable par rapport à l’an passé, mais encore tristement trop élevé.
Il convient de souligner à cet effet que la mortalité néonatale représente 44% des décès d’enfants de moins de 5 ans. Cette mortalité infantile, qui frappe durement l’Afrique subsaharienne – un enfant de moins de 5 ans sur onze meurt dans cette région du globe, soit 15 fois plus que la moyenne des pays à revenus élevés, détaille le rapport – est également fortement liée à la présence de maladies infectieuses. « La pneumonie, la diarrhée et le paludisme sont les principales causes de décès. Elles ont décimé près d’un tiers des enfants de moins de 5 ans en 2013 », explique le rapport de l’Unicef.
Et d’ajouter qu’en dépit des progrès notables réalisés, le nombre de décès des moins de 5 ans, au cours des 20 dernières années restent alarmants. Et pour cause, entre 1990 et 2013, « 223 millions d’enfants sont morts avant leur cinquième anniversaire».
à lire aussi
Article : Gouvernance de la CGEM : les sortants et les entrants du nouveau Conseil d'administration
La nouvelle gouvernance de la Confédération, installée lundi 22 juin, ne relève pas d’un simple jeu de chaises musicales, comme certains auraient pu le penser. Vingt commissions au lieu de dix-huit, un bureau renouvelé à plus de 80%, plusieurs figures historiques ont quitté l’organigramme et d'autres l'ont intégré... Lecture.
Article : Festival Gnaoua : la nouvelle génération de Maâlems prend sa place à Essaouira
Un an après l’appel des grands Maâlems à préparer la relève, la 27e édition du Festival Gnaoua met en lumière une nouvelle génération d’artistes qui s’impose progressivement sur les scènes d’Essaouira.
Article : Banques cotées : pourquoi le secteur garde un potentiel de redressement
Entre le recul des activités de marché et la baisse des valeurs bancaires en bourse, le secteur connaît un début d'année moins favorable. Les analystes estiment toutefois que cette évolution ne remet pas en cause les fondamentaux des banques cotées. Analyse.
Article : Épisode 9. Le silence de l’avion : pourquoi les supporters ne chantaient pas en route vers Santiago
Après avoir observé la manière dont les supporters marocains se sont progressivement constitués en communauté transnationale, puis comment cette mobilisation a été vécue comme une aventure collective par les joueurs eux-mêmes, une autre scène attire l’attention durant le voyage vers Santiago. Elle peut sembler anodine au premier regard, mais elle révèle probablement beaucoup de l’état d’esprit qui animait les passagers à quelques heures de la finale de la Coupe du monde U20.
Article : Interconnexion Maroc-Allemagne : Sila Atlantik accélère la cadence pour se rapprocher de sa décision finale d'investissement
Après l'épopée Xlinks, le projet d'interconnexion électrique Sila Atlantik s'offre un nouveau départ stratégique. Porté par un contexte européen favorable à la recherche de souveraineté énergétique, Sila Atlantik accélère la cadence en vue d’aboutir à sa décision finale d’investissement (FID) pour exporter l’énergie renouvelable du Maroc vers l’Allemagne à travers deux câbles sous-marins. Révélations.
Article : Prévisions météo pour le lundi 29 juin 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 29 juin, établies par la Direction générale de la météorologie.