Timide reprise des transferts de détenus français vers la France
Sept prisonniers français vont être rapatriés en France pour raisons humanitaires. Ils rejoindront l’Hexagone dans les prochains jours suite à une décision de la commission ad hoc mise en place en mai.
L’agence de presse espagnole EFE, citant une source du ministère marocain de la Justice, avance le chiffre de 7 détenus français ayant bénéficié d’une décision favorable de transfert en France.
Deux autres prisonniers français qui ont accompli intégralement leur peine au Maroc font partie du lot et devraient aussi être rapatriés dans les 15 prochains jours dans leur pays.
Sur les sept détenus, il s’avère que seuls trois d’entre eux ont bénéficié d’un transfert pour raisons humanitaires car ils sont très malades. Ils devraient finir de purger leur peine en France alors que les quatre autres seront extradés en vertu d'un mandat d'arrêt qui a été émis par leur pays.
Cette mesure exceptionnelle fait suite à l’intervention personnelle du Roi Mohammed VI qui avait demandé le 22 mai dernier la mise en place d’une commission ad-hoc chargée d’étudier les dossiers des détenus français qui avaient initié un mouvement de grève de la faim pour faire entendre leur voix.
Ce transfert intervient après suspension de la coopération judiciaire entre le Maroc et la France. La détérioration des relations entre Rabat et Paris avaient stoppé net le processus de rapatriement de ces détenus qui étaient en attente de transfèrement vers la France.
Selon la compagne d’un franco-marocain emprisonné contacté par Médias 24, il reste encore aujourd’hui une quinzaine de Français à poursuivre un mouvement de grève de la faim illimité.
Les prisonniers français ou binationaux sont au nombre de 146 dans les prisons marocaines. Trente huit d’entre eux avaient entamé une grève de la faim pour protester contre la suspension de la coopération judiciaire qui avait bloqué leur rapatriement prévu de longue date.
La coopération judicaire connaît un coup d’arrêt entre les deux pays après la convocation en février chez un juge d'instruction français du patron du contre-espionnage intérieur marocain Abdelatif Hammouchi.
Une convocation délivrée en fanfare par 7 policiers français, à la résidence parisienne de l'ambassadeur du Maroc, suite à des plaintes déposées en France pour torture et complicité de torture, avait provoqué l’ire du Maroc.
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