Comment mettre en place un service de paiement en ligne
De plus en plus d’entreprises commercialisent directement leurs produits sur le web et proposent le paiement en ligne. Voici notre guide pratique pour mettre en place ce service à partir de votre site internet, en collaboration avec Maroc Télécommerce.
Les chiffres le montrent, les Marocains achètent de plus en plus sur internet. Cette réalité pousse les entreprises à miser sur le digital comme canal de paiement.
Il est tout d’abord nécessaire de se constituer en personne morale et de se doter d’un compte bancaire. Il existe plusieurs formules, selon l’objet et la nature de la personne morale. "Lorsqu’il s’agit d’une entreprise, nous demandons un extrait du registre du commerce, la patente et les statuts. Les commissions obéissent à une grille selon l’activité et la nature des transactions", nous confie Mohamed Bouzidi, chargé des achats à Maroc Télécommerce.
"Pour les associations, deux catégories sont à définir. Si les fonds versés concernent une campagne de collecte des cotisations des membres ou un appel au don, on applique une grille tarifaire spécifique. En revanche, lorsqu’il s’agit d’opérations à caractère économique, tel que, par exemple, la ventes de billets d’un concert, les commissions prélevées sont les mêmes que pour une société, en prenant en compte, encore une fois, le secteur et le contexte dans lesquels intervient cette transaction."
Globalement, lorsqu’il s’agit d’opérations commerciales réalisées par des sociétés ou par des associations dont l’activité est assimilable à celles des entreprises commerciales, les commissions prélevées par Maroc Télécommerce varient entre 0,25% et 0,5% du montant de la transaction. "Une proportion nettement inférieure à celle que prétendent payer certains abonnés au service", nous déclare notre source.
D’où vient donc cette confusion ? "Il faut distinguer entre l’activité de Maroc Télécommerce et celle du Centre monétique interbancaire (CMI). Pour simplifier, on peut dire que lorsqu’il s’agit de paiement en ligne, le CMI se substitue aux banques, et Maroc Télécommerce est le moyen ou l’outil qui assure la réalisation de la transaction", explique M. Bouzidi.
Dans le détail, pour chaque opération, le CMI prélève une commission de 1,5% du montant de la transaction lorsque le paiement est effectué au moyen d’une carte de crédit marocaine, et 2,75% lorsqu’il s’agit d’une carte étrangère. Cette commission prélevée est à répartir. En effet, le CMI n’en encaisse qu’une partie, l’autre partie est reversée aux banques en tant que frais dits d’interchange.
Autre idée reçue: la lenteur de la procédure de mise en place de la plateforme de paiement. M. Bouzidi est catégorique: "nos services sont particulièrement réactifs, et les retards sont constatés, principalement, au niveau de l’utilisateur".
Concrètement, pour ouvrir un service de paiement en ligne sur un site, il suffit de remplir le formulaire d’inscription en ligne, avec le détail des opérations et de l’activité de la personne morale. Au plus tard 24 heures après, Maroc Télécommerce procède à la validation de la demande, en envoyant le contrat par mail assorti des modalités tarifaires et d’une introduction au chantier technique pour la mise en place du service sur le site web.
Une fois le contrat signé, il est, soit envoyé physiquement par la poste aux services de Maroc Télécommerce, soit déposé en main propre. Le même jour, un kit d’intégration est envoyé à l’équipe technique du site client afin de développer les modules nécessaires pour la mise en marche du service. Une équipe d’assistance est prévue à cet effet pour accompagner les techniciens. S’ensuit la phase des tests, puis celle de la validation. C’est à ce moment-là qu’intervient la dernière phase de la chaine, celle du passage en production, nécessitant l’harmonisation avec le CMI.
Il est à noter que le marché est en pleine expansion. "En 2013, nous avons pu atteindre, pour la première fois, la barre symbolique d’un milliard de DH de chiffre d’affaires. Plus exactement, nous avons réalisé 1,25 milliard de recettes", déclare fièrement M. Bouzidi, qui considère que "le marché est en pleine croissance. Car, sur les 10 millions de cartes bancaires en circulation au Maroc, 9 millions permettent de faire des achats en ligne".
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