Le département d’Etat US salue la place particulière occupée par les juifs au Maroc
Selon le rapport 2013 sur la liberté religieuse dans le monde, les juifs du Maroc bénéficient d’une situation particulière dans le royaume où l’Etat participe à l’exercice du culte, à l’accomplissement des pèlerinages et à la mise en valeur du patrimoine.
Il ressort du rapport du département d’Etat américain, publié le 28 juillet dernier, que la communauté juive au Maroc jouit d’un traitement privilégié en comparaison avec les autres groupes confessionnels.
Selon le document, on apprend que « beaucoup de citoyens pensent que le pays est enrichi par sa minorité juive séculaire ». Sur les 34,8 millions d’habitants que compte le pays, selon le dernier recensement de 2004, la communauté juive représenterait entre 3.000 et 4.000 personnes, dont 2.500 résident à Casablanca. A Rabat, elle est estimée à 200 personnes et 250 à Marrakech. « Cette communauté est âgée dans l’ensemble, avec un nombre décroissant de jeunes », souligne le rapport.
Côté organisation, les autorités rabbiniques gèrent les tribunaux juifs de la famille. Toutefois, il est précisé qu’il « n’existe pas de mécanismes légaux reconnaissant la communauté chrétienne du pays de la même manière que l’Etat reconnaît la communauté juive ».
Par ailleurs, une protection spéciale est fournie par l’Etat. Elle profite « aux membres de la communauté juive et aux visiteurs juifs et institutions juives ainsi qu’aux expatriés de la communauté chrétienne ».
Le rapport relève en outre, que « des commémorations juives annuelles se déroulent à travers le pays et des pèlerins juifs visitent régulièrement des sites sacrés ». Ce ne sont pas de 25.000 touristes juifs qui visitent le pays chaque année.
En termes de représentativité, les membres de la communauté juive du pays sont représentées au plus haut niveau de l’Etat. Un citoyen juif est conseiller du Roi et un autre ambassadeur itinérant ».
Autres avantages. A l’instar des communautés musulmane et chrétienne, « l'Etat accorde des avantages fiscaux, des terrains et des bâtiments, ainsi que des subventions et des exemptions de droits de douane sur les importations nécessaires à l’exercice des activités religieuses des principaux groupes religieux, notamment les musulmans, les juifs et les chrétiens ».
De même, le budget étatique alloué à l’éducation comprend une part destinée à l’enseignement du judaïsme dans certaines écoles publiques.
Le budget de la culture n’est pas en reste, puisque durant 2013, le ministère de la Culture a coparrainé, à Fès, la restauration de trois des plus anciennes synagogues du pays. « L’Etat finance également l’étude de la culture juive et de son héritage artistique, littéraire et scientifique dans certaines universités ». C’est ainsi, qu’à l’université de Rabat, l’hébreu et les religions comparées sont enseignés dans le département des études islamiques. Environ 13 professeurs enseignent l’hébreu à travers le pays. Le Maroc est la seule nation arabe ayant un musée juif.
Le rapport souligne que les heurts entre les communautés juive et musulmane sont ponctuels. « Des réactions négatives isolées ont eu lieu pendant le conflit opposant Israël-Gaza (27 décembre 2008-21 janvier 2009), mais la situation s’est normalisée à la fin du conflit ».
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