Drame de Bourgogne, quatre personnes arrêtées, l’origine de l’effondrement reste à déterminer
Pendant que l’enquête sur le "drame de Bourgogne" suit son cours, 4 personnes ont été placées en détention préventive. La protection civile dit avoir mobilisé des moyens humains et logistiques importants pour sauver les familles.
"En attendant que de nouveaux éléments apparaissent", nous apprend Ahmed Brija, vice-président du Conseil de la ville. Les personnes arrêtées sont le maçon, qui, selon les autorités, a provoqué l’effondrement, les deux fils du propriétaire, décédé lui aussi sous les gravats, et le cheikh du quartier. "Aucune autorisation ne leur a été délivrée pour les travaux", insiste Brija.
Nous avons à maintes reprises essayé de joindre Mohamed Sajid, le maire de Casablanca, et Yasmina Baddou, présidente de l’arrondissement d’Anfa, qui "accuse" l’humidité, sans succès !
L’affaire, poursuit notre interlocuteur, est à présent entre les mains du juge d’instruction. "On ne sait rien encore sur l’origine du drame", précise-t-il. Des sources bien informées nous apprennent que le caïd sera bientôt entendu dans le cadre de cette affaire. "Et probablement certains fonctionnaires aussi", dit le premier vice-président du Conseil de la ville. L’enquête d’expertise risque de durer longtemps…
Du côté de la protection civile, on assure avoir "mobilisé des moyens humains et logistiques considérable pour apporter secours aux victimes de l’effondrement des trois immeubles et pris d’importantes mesures pour assurer la prise en charge et l’accompagnement des familles sinistrées". Déclaration qui contraste avec certains témoignages, dont celui de l’ami de l’actrice Amal Maarouf, elle qui a rendu l’âme sous les gravas.
"Les équipes de secours sont toujours présentes sur les lieux du drame", a déclaré à la MAP Abdelali Ghadoual, commandant régional de la protection civile à Casablanca, lors d’une rencontre avec la presse tenue le 21 juillet. "Un camion-citerne, un véhicule de premiers secours, deux ambulances et un véhicule d'exploration et de recherches sont mobilisés dans l'attende des résultats des études scientifiques menées par les autorités compétentes", a-t-il ajouté.
Ce ne sont pas moins de 760 secouristes ont été mobilisés depuis le début de l’effondrement, selon les responsables de la Protection civile. Et "16 ambulances dont 3 médicalisées, 10 camions-citernes et 2 véhicules d'exploration "dernier cri" procurés par la direction générale de la Protection civile pour une enveloppe de 9 millions de DH chacun."
A en croire les autorités locales, une expertise technique sera réalisée sur onze immeubles "pour faire face au danger d’éventuels effondrements". Six immeubles ont déjà été évacués.
Le mystère de la mort de l’actrice Amal Maarouf
Interrogé par Médias 24, un ami de l’actrice décédée nous avait affirmé qu’il lui avait parlé au téléphone alors qu’elle était sous les décombres.
Selon plusieurs confrères, la Protection civile a annoncé que l’actrice était morte sur le coup, au moment de l’effondrement et que lorsque son corps avait été extrait des gravats, elle était décédée depuis 36 heures.
Ce mardi soir, nous avons repris contact avec notre source qui maintient sa version: "Je l’ai eue à deux reprises pendant les opérations de déblaiement. Lorsqu’on l’a retirée des décombres, elle n’était morte que depuis 6 heures alors que les opérations avaient démarré un jour plus tôt", affirme-t-il.
La Protection civile a proposé de consulter les historiques des communications téléphoniques auprès des opérateurs. Pour cela, il faudrait une décision de justice…
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