Le maire UMP de Nice Christian Estrosi interdit “l’utilisation ostentatoire” des drapeaux étrangers
Le maire (UMP) de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi, a décidé de prendre un arrêté «interdisant l’utilisation ostentatoire de tous les drapeaux étrangers sur l’hypercentre» de la ville pendant la durée de la Coupe du monde de football, a annoncé lundi un communiqué de la Métropole.
Cet arrêté, qui s’étend ainsi jusqu’au dimanche 13 juillet, vise à «maintenir l’ordre et la tranquillité publique et éviter les débordements, comme ceux qui ont pu se dérouler dans la nuit du 26 au 27 juin dans l’agglomération parisienne, dans la région lyonnaise, à Marseille et dans le Nord», explique le communiqué.
«Depuis le début de la Coupe du monde, nous sommes malheureusement confrontés à des comportements intolérables qui nuisent à la tranquillité publique. On ne peut accepter ces débordements ! Ils sont l’exemple de la perte d’autorité de l’Etat», estime Christian Estrosi, alors que s’annonce lundi soir à Brasilia un match opposant Algérie et Allemagne en 8e de finale de la Coupe du monde de football.
«J’ai décidé de prendre cet arrêté afin de donner les moyens juridiques aux forces de l’ordre pour intervenir et ainsi mettre un terme à ces agissements», explique l’élu niçois. «L’utilisation ostentatoire des drapeaux étrangers est donc interdite dans le centre de la ville de Nice de 18 heures à 4 heures du matin et ce, jusqu’à la fin de la Coupe du monde le dimanche 13 juillet prochain», ajoute-t-il, demandant «au préfet des Alpes-Maritimes d’être vigilant au respect de cette disposition qui doit permettre à la police nationale de veiller au respect des symboles de la République française».
La soirée de liesse manifestée par les supporters de l’Algérie lors de leur qualification face à la Russie avait aussi été marquée par certains incidents, prétexte utilisé par le FN et certains UMP pour dénoncer une menace communautariste. La présidente du FN Marine le Pen a ressorti dimanche sa demande d’interdire la double nationalité.
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : Catastrophes naturelles : le nouveau système que prépare l’État pour mieux alerter les citoyens
Ouverte ce mercredi 24 juin 2026 à Casablanca, la consultation nationale sur les systèmes d'alerte précoce dresse le bilan d'un dispositif en pleine mutation. Face à la recrudescence des phénomènes extrêmes, le Maroc mise sur la haute technologie, l'intelligence artificielle et une couverture cartographique totale pour protéger ses populations et sécuriser ses infrastructures vitales.
Article : ASMEX : comment Sonia Mezzour a gagné une élection bien plus disputée que prévu
Après plusieurs semaines de tensions autour de ses statuts et de son processus électoral, l’ASMEX a finalement tenu, mardi 23 juin, son assemblée générale élective dans un climat apaisé. Sonia Mezzour a été élue présidente au terme d’un scrutin serré. Elle prend la tête d’une association appelée à tourner la page des crispations internes et à ouvrir rapidement le chantier de sa gouvernance.
Article : Énergie : le bureau de l’ONUDI au Maroc certifié ISO 50001, une première mondiale pour l’organisation
Le site de Rabat couvre désormais près de 40% de ses besoins électriques grâce au solaire, après l’installation de panneaux photovoltaïques, le passage à l’éclairage LED et la modernisation de la climatisation. Selon l’agence onusienne, ces mesures ont permis de réduire de 25% la consommation globale et de plus de 60% les émissions de carbone.
Article : Le Grand Stade Hassan II primé aux Architizer A+Awards 2026
Le futur fleuron sportif marocain a reçu le prix du jury dans la catégorie des projets sportifs non encore construits.
Article : Logistique : Colis.ma s’étend au Sénégal et lance son premier corridor en Afrique de l’Ouest
Spécialisée dans les échanges entre le Maroc et l’Europe, Colis.ma poursuit son développement avec l’ouverture d’un corridor logistique vers le Sénégal, première étape de son expansion sur le continent africain.
Article : Enquête. Le scandale silencieux des avoirs en déshérence : pour un dirham rendu aux héritiers, deux partent au Trésor
Chaque année, des millions de dirhams oubliés par leurs propriétaires ou leurs héritiers glissent discrètement vers les caisses de l'État. Au Maroc, la loi organise le transfert des avoirs en déshérence mais impose peu d'obligations pour retrouver leurs bénéficiaires. Enquête sur une zone peu explorée du système financier dont l'ampleur réelle demeure inconnue.