Logement pour les classes moyennes, Fès ouvre le bal des investissements privés
Les choses avancent à petit pas dans le chantier du logement pour la classe moyenne (dont le prix est fixé à 6.000 DH/m2). Ce chantier est censé permettre au secteur de l’immobilier de reprendre des couleurs, mais le nombre des mises en chantiers est modeste.
Le pilier du projet n’est pas encore bouclé dans son intégralité. L’identification du foncier public mobilisable est toujours «en cours de concertation entre le ministère de l’Habitat et celui de l’Urbanisme», selon une source ministérielle. L’objectif étant de définir les localités disponibles dans les différentes régions.
Il faut savoir que le processus d’identification est le suivant, selon les explications de notre source: c’est aux promoteurs immobiliers de présenter leurs dossiers de conventions indiquant les régions qui les intéressent pour que les pouvoirs publics les étudient et y répondent favorablement ou non.
Selon les dernières données, c’est la ville de Fès qui ouvre le bal avec des programmes clairement identifiés. Cinq programmes immobiliers émanant du privé y sont en cours d’autorisation. Al Omrane y est présent à travers 3 programmes.
D’après les chiffres communiqués à Médias 24 par les services de département de Nabil Benabdallah, quelque 5.600 projets sont d’ores et déjà visés, 11.000 autres sont en cours de visa. Reste toutefois à les intégrer dans le circuit d’affectation de terrains, étape cruciale.
On est encore loin du compte si l’on se réfère aux termes de la convention cadre signée le 9 avril 2014 entre le ministère de l’Habitat et la FNPI. Elle prévoit que les promoteurs privés, à eux seuls, produiront 20.OOO unités d’ici à 2016. Ces réalisations s’ajouteront au chantier déjà lancé par le holding Al Omrane et dont la convention a été conclue en décembre 2013 pour la construction de 38.000 unités dont 3.680 mises en chantier entre 2014 et 2015.
Les villes concernées sont Fès, Kénitra, Safi, Had Soualem, Oujda, Nador, Agadir, Benslimane, Sidi Bennour, Bouznika et Méknès.
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