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ECONOMIE

Dans un nouveau rapport, le FMI décerne un satisfecit au Maroc

Après l’approbation par son Conseil d’administration du 3e rapport de revue de Ligne de précaution et de liquidité (LPL) le 24 janvier, le FMI publie vendredi le texte du rapport sur son site internet. Médias 24 revient sur les temps forts de ce rapport.  

Dans un nouveau rapport, le FMI décerne un satisfecit au Maroc
Mélanie Xuereb
Le 8 mars 2014 à 8h23 | Modifié 11 avril 2021 à 2h35

Après plusieurs années de turbulence marquées par la crise dans les pays européens, les printemps arabes et la hausse des prix du pétrole, l’année 2013 a vu le retour à un certain calme. Un environnement plus favorable, des dons plus élevés des partenaires et une politique de résorption des déficits ont permis de ramener le déficit courant de 10% en 2012 à 8% en 2013 et le déficit budgétaire de 7,3% à 5,5%. Parallèlement, la croissance a été boostée par les bonnes performances du secteur primaire.

Les autorités ont pris des mesures significatives pour réduire le déficit et la vulnérabilité budgétaire du pays, telles que les mesures d’indexation partielle des prix des carburants en septembre 2013 et janvier 2014.

Les réformes sont plus que jamais nécessaires

Certains chantiers de réformes ont progressé à un rythme plus lent qu’attendu, notamment l’adoption d’une nouvelle loi organique relative aux finances publiques (LOLF) et la réforme complète du système de subvention.

Globalement, les réformes ont pris du retard notamment en raison de l’incertitude créée par la démission du parti de l’Istiqlal du gouvernement et les difficultés rencontrées par le PJD pour former une nouvelle coalition gouvernementale.

De plus, dans un contexte régional agité, les réformes pourraient également être retardées par la pression sociale. Il est toutefois nécessaire de continuer à mettre en place les réformes visant à consolider les finances publiques et la balance commerciale, renforcer la compétitivité et le caractère inclusif de la croissance et améliorer la protection sociale, en particulier pour les populations les plus vulnérables. C’est à ce prix que le pays pourra continuer à améliorer ces performances macroéconomiques.

Les performances du Maroc au regard des critères de la LPL

Cette 3e revue se conclue favorablement pour le Maroc qui continue à remplir les critères de qualification au programme de LPL. Concernant les deux indicateurs sous surveillance, à fin octobre 2013, si l’objectif de constitution des réserves de change a été satisfait haut la main, celui du déficit public ne l’a pas été en raison de dépenses d’investissement plus élevées que prévu.

Par ailleurs, le Maroc continue d’afficher de très bonnes performances dans 3 des 5 domaines surveillé par le FMI dans le cadre de la LPL :

Le secteur financier et la supervision bancaire : Bank Al-Maghrib (BAM) a renforcé la supervision bancaire par la mise en place progressive des standards de Bâle III.

- La politique monétaire : le FMI a une nouvelle fois salué les capacités de BAM à maîtriser l’inflation.

- La constitution de bases de données adéquates à la surveillance du programme.

Dans les 2 autres domaines, bien que faibles, les performances ne sont pas catastrophiques :

-La politique budgétaire : les autorités ont réussi à diminuer le déficit budgétaire de 2 points et bien que l’objectif de fin octobre 2013 n’ait pas été atteint, les performances sur la fin de l’année l’ont largement compensé. Selon la Loi de Finances 2014, le déficit devrait continuer à sa résorber en 2014 notamment grâce à une nouvelle réduction des subventions des carburants et des produits alimentaires. Parallèlement, la LF2014 amorce une réforme fiscale attendue et la réforme du système des retraites. L’adoption en Conseil des ministres d’un projet de LOLF, contenant des avancées majeures telles que l’instauration d’un budget pluriannuel, les budgets-programmes ou la transparence budgétaire, est également encourageante.

L’objectif maintenant est l’adoption du projet de loi par le Parlement lors de la session de printemps afin que la Loi de Finances 2015 puisse être préparée selon les principes de la LOLF. Enfin, la dette publique, légèrement supérieure à 60%, reste soutenable et devrait amorcer une baisse à partir de l’an prochain pour revenir sous la barre des 60% à moyen terme.

- La position extérieure et l’accès au marché : l’intention des autorités de s’acheminer progressivement vers un taux de change plus flexible, associé à une consolidation des finances publiques et des réformes structurelles pour renforcer la compétitivité, devraient permettre de réduire la vulnérabilité extérieure du pays.

 

Le rapport est consultable sur le site : http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2014/cr1466.pdf


 

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Mélanie Xuereb
Le 8 mars 2014 à 8h23

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