Affaire des vaccins, l’Istiqlal pressé de constituer une commission d’enquête
L'Istiqlal fait bloc autour de Yamsina Baddou, ancien ministre de la Santé, mise en cause dans le dernier rapport de la cour des comptes.
Le comité exécutif du parti Istiqlal réagit à la publication du rapport de la cour des comptes et ce qu’il relève de la fameuse affaire des vaccins anti-pneumococciques et anti-rotavirus. Il lance la procédure de formation de commission d’enquête parlementaire pour définir les responsabilités.
C’est fait. Le comité exécutif de l’Istiqlal a appelé lundi son groupe parlementaire à activer les procédures pour former la commission d’enquête sur l’affaire de l’achat de vaccins contre le Rotavirus.
La décision vient après la publication du rapport de la cour des comptes qui a jugé l’affaire de l’achat des vaccins comme non-conforme aux procédures et y a relevé plusieurs dysfonctionnements. Selon une communication rendue publique sur le site du parti, le groupe parlementaire devrait ainsi entamer les démarches de constitution d’une commission d’enquête immédiatement.
Le comité exécutif a également exprimé son souhait que tout le monde et surtout le gouvernement traite cette affaire sans rentrer dans les calculs politiciens et loin de toute sélectivité.
En effet, les membres du comité ont relevé que certains traitent le rapport avec une grande sélectivité puisqu’ils mettent en lumière des parties en dépit d’autres, surtout que le rapport a relevé plusieurs sérieux dysfonctionnements dans plusieurs départements gouvernementaux et territoriaux. Cela semble agacer au plus haut point le comité exécutif de l’Istiqlal puisque ce dernier a également décidé de se garder le droit de porter plainte contre tous ceux qui ont promu «des mensonges et des allégations contre les dignités des gens». Le rapport, selon cette communication, ne parle que «de priorités et de procédures».
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