Hausse de 3.000 euros des frais d’inscription pour les étudiants étrangers en France
Cette mesure radicale concerne certaines écoles publiques d'ingénieurs et affecte essentiellement les étudiants non ressortissants de l’UE. Une hausse de 353 % des frais, fustigée par le Gitsi qui dénonce une pratique discriminatoire, injuste et illégale.
Il s’agit « d’une discrimination sans aucune justification […], une violation du principe constitutionnel d’égalité ». Si le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gitsi) ne pèse pas ses mots, c’est pour témoigner de sa vive indignation face à la récente mesure concernant l’enseignement supérieur en France, ratifiée par le ministre du Redressement productif et le ministre délégué de l’Economie, des Finances et du Budget.
Cette décision contestée entraîne en effet une hausse conséquente des frais d’inscriptions auprès de plusieurs écoles supérieures des Mines et des Télécoms à Paris, Saint-Etienne, Alès, Nantes, Douai et Albi-Carmaux et touche distinctement les étudiants français, ressortissants de l’Union Européenne, et les étrangers. Actuellement ces frais s’élèvent à 850 euros par personne, mais devraient passer à 1.850 euros pour les ressortissants de l’UE et pas moins de 3.850 euros pour les étrangers. De quoi creuser davantage le fossé entre les étudiants. Pour le Gitsi, cela ne fait pas de doute : « là où le partage d’un savoir commun devrait construire des ponts, l’argent vient ériger des murs » souligne l’association dans son communiqué incendiaire. Une condamnation sans équivoque amplement partagée par les étudiants aux revenus modestes, qui voient subitement leurs chances d’accès à certains établissements se réduire comme peau de chagrin.
Devant une injustice si criante, le groupe de soutien aux immigrés n’a d’autres options que de monter au créneau et déposer un recours pour annulation de la mesure auprès du Conseil d’Etat, afin de mettre un terme à la « commercialisation » de l’enseignement. Un combat mené également par certains enseignants du supérieur quelques mois auparavant. Ils rappellent que cette mesure en plus d’être « économiquement inefficace » se révèle « sociologiquement dangereuse ».
À découvrir
à lire aussi
Article : Batteries : pourquoi le modèle industriel marocain inquiète-t-il Bruxelles
L’Union européenne durcit sa position face aux investissements chinois. Avec les projets chinois dans l’automobile électrique et les batteries, le Maroc se retrouve au cœur de cette nouvelle tension. Le précédent des jantes en aluminium montre que cette pression peut déjà se traduire par des droits commerciaux lourds. Le Royaume entend défendre ses intérêts. Des discussions sont en cours.
Article : Visa Fintech Day : le Maroc veut accélérer l’inclusion financière grâce à l’IA et aux paiements numériques
Rapprocher les services financiers des citoyens, soutenir les TPME et réduire les fractures d’accès… Le Maroc mise sur l’IA et la fintech pour accélérer sa transformation numérique.
Article : 1.700 passagers et 426 cabines : GNV baptise à Tanger son navire Aurora le plus moderne
Avec le baptême du GNV Aurora à Tanger, la compagnie maritime italienne GNV renforce son dispositif entre le Maroc, l'Espagne et l'Italie. Déployé à l'approche de l'Opération Marhaba 2026, ce ferry de nouvelle génération illustre les ambitions du groupe en matière de mobilité, de confort des passagers et de transition énergétique.
Article : Mines : ce que cachent les annonces de découvertes au Maroc
Le secteur minier marocain est en pleine effervescence. Mais entre l'effet d'annonce et la réserve prouvée, le chemin reste long et incertain. Décryptage d'un secteur où il faut savoir démêler le vrai du spéculatif.
Article : Mondial 2030 : Casa Aménagement lance un marché pour la construction du Centre international de diffusion de Casablanca
Nouveau jalon pour l’International Broadcasting Center qui diffusera le signal nécessaire aux retransmissions radiotélévisées des matchs du Mondial.
Article : Jazzablanca revient avec 50 concerts et une programmation enrichie
Du 2 au 11 juillet, Jazzablanca revient pour une 19e édition placée sous le signe de l’ouverture et de l’expérience festivalière. Avec 50 concerts répartis entre Anfa Park et le parc de la Ligue arabe, le rendez-vous casablancais mise sur une programmation éclectique réunissant grandes stars internationales, artistes émergents et talents marocains.