La BID accorde 1,8 milliard de DH pour financer des projets hydrauliques et agricoles
La Banque islamique de développement s’engage dans deux projets importants pour le Maroc : améliorer l’alimentation en eau du Souss et développer la filière oléicole au profit des petits agriculteurs.
Le Maroc a signé le mercredi 29 janvier avec la Banque islamique de développement (BID) le mémorandum d’entente du partenariat stratégique et les conventions de financement à hauteur de 1,8 milliard de DH de deux projets de développement :
-le projet d’alimentation en eau dans les régions d’Agadir et de Chtouka Aït Baha,
-le projet de développement de la filière oléicole pour les petits agriculteurs.
La cérémonie, présidée par Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances et Ahmed Mohamed Ali, président du groupe de la BID, s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances, en présence d’Abdelkader Aâmara, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.
Alimenter en eau des régions d’Agadir et de Chtouka Aït Baha
Ce projet, qui sera exécuté par l’ONEE-branche eau, vise la production et la distribution d’eau en milieu rural dans les régions concernées. Il vise une population de 1,5 million d’habitants et permettra de porter le taux d’accès à l’eau potable dans la région de 21% à 97% à l’horizon 2017. Le coût total du projet s’élève à 1,35 milliard de DH pour un délais d’exécution prévu de 60 mois.
Développer la filière oléicole
Ce projet, qui sera exécuté par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc Vert. Son objectif est d’accroitre la production d’olives pour une amélioration des revenus et du niveau de vie des populations de 5 régions (Oriental, Fez-Boulemane, Tanger-Tetouan, Tadla-Azilal et Marrakech-Tensift-Al Haouz).
Pour atteindre cet objectif, le projet financera des travaux d’amélioration des infrastructures de base, des plantations d’oliviers, la construction d’usines de traitement des olives et le développement des capacités des associations coopératives agricoles. Le coût total du projet est de 684,6 millions de DH pour une période d’exécution de 60 mois.
2,4 milliards de DH sur 2013-2016
Le cadre de partenariat stratégique dont le mémorandum d’entente a été signé lors de la cérémonie et qui couvre la période 2013-2016 bénéficie d’une enveloppe globale de 2,4 milliards de DH, dont 900 millions ont déjà été utilisés en 2013.
Les domaines de coopération définis par le cadre stratégique sont :
-l’amélioration de la compétitivité du Maroc ;
-le développement rural intégré et l’accroissement du rôle du monde rural dans la vie économique et sociale du Maroc ;
-le développement du secteur privé par l’amélioration du climat des affaires et le renouveau du secteur industriel ;
-l’échange d’expérience : le Maroc fera bénéficier les pays membres du groupe de la BID, notamment en Afrique, de ses expériences réussies en matière d’électrification rurale, de gestion des ressources en eau, de développement humain, etc.
En contrepartie, il bénéficiera à son tour des expériences des autres pays membres, notamment de la Turquie en matière de développement des PME et de la Malaisie en matière de finance islamique.
Les engagements de la BID au Maroc pour la période 2007-2013, ont atteint environ 11 milliards de DH qui ont été investis dans plusieurs secteurs, notamment l’électrification, l’alimentation en eau potable, les routes, les liaisons ferroviaires et les ports.
Lors de la cérémonie, Mohamed Boussaid a rappelé l’importance de ce nouveau cadre stratégique pour donner un nouvel élan aux relations de coopération entre le Maroc et la BID. Quant au président de la BID, il a renouvelé le soutien de son institution au développement économique du Maroc.
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