L’Enim devient l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat
La fameuse Ecole nationale de l’industrie minérale (Enim) change nom. Porté par Abdelkader Amara, le projet de loi sur la future Ecole nationale supérieure des mines de Rabat a été adopté en séance plénière au Parlement.
Après avoir obtenu la bénédiction de la Chambre des représentants en mai 2013, le ministre de l’Energie et des mines, Abdelkader Amara, a exposé vendredi 24 janvier son projet 89.12 sur l’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat (ENSMR). Le projet fixe un certain nombre de dispositions juridiques relatives aux missions et à l’organisation administrative et financière de l’Ecole.
La loi 89-12, qui vient abroger la loi 11.80 relative à l’Enim, a pour objectifs de s’aligner, d’une part, sur l’actuelle réforme pédagogique et d’autre part, sur les dispositions législatives et réglementaires en vigueur sur les établissements supérieurs non affiliés à l’université.
En effet, en 2006, et en application de la loi 01.00 relative à l’organisation de l’Enseignement supérieur, l’Enim a été classée parmi les établissements d’enseignement supérieur non affiliés à l’université.
La formulation de ce projet s’est faite en coordination avec les différents secteurs concernés par l’Ecole. L’étude du projet et son approbation ont été confiées au conseil de coordination et au comité national de la coordination de l’enseignement supérieur.
Il regroupe 17 articles dont voici les principales dispositions :
- Le changement du nom de l’école pour devenir L’Ecole nationale supérieure des mines de Rabat ;
- Le siège est à Rabat, avec la possibilité de créer des extensions dans d’autres villes du Royaume ;
- La redéfinition des missions de l’Ecole qui se résument à la formation fondamentale dans le domaine de l’ingénierie (notamment relatif aux minéraux), la formation continue, la recherche scientifique et technologique, la diffusion des connaissances et le développement des activités entrepreneuriales ;
- Donner à l’Ecole une indépendance physique, pédagogique, scientifique et culturelle ;
- La réorganisation des structures des formations initiale et continue et la recherche scientifique ;
- L’organisation de la formation et de l’enseignement dans des cycles, filières et unités dans le cadre de la nouvelle ingénierie pédagogique pour donner lieu à des certificats nationaux ;
- La direction de l’Ecole est gérée par un conseil d’administration et un directeur désigné selon les dispositions de la loi 01.00 ;
- La création de deux postes de directeurs adjoints et un secrétaire général ;
- La consécration d’une réforme structurelle par la mise en place d’un conseil de l’établissement et un comité scientifique ;
- La détermination et l’organisation des structures de l’enseignement et de la recherche.
«L’objectif de ce projet est de réorganiser l’Ecole et mettre en place une nouvelle structure pour lui permettre de jouer son rôle dans le développement scientifique, technique, professionnel et économique de notre pays. Son application permettra de contribuer au développement du système éducatif dans notre pays et faire face à la série de la réforme pédagogique de l'enseignement supérieur», a annoncé le ministre dans sa présentation devant la Chambre des conseillers.
Le projet a été soumis au vote en séance plénière au Parlement, mardi 28 janvier, et adopté à l'unanimité.
Créée par le décret 2.75.296 du 2 juin 1975, et réorganisée par la loi 11.80 du 6 mai 1982, la mission de l’Enim est de donner une formation supérieure scientifique et technique de qualité dans les secteurs liés à l’industrie minérale. Les diplômes livrés par l’Ecole sont : le diplôme d’ingénieurs d’Etat, les certificats préparatoires à la recherche et le diplôme de doctorat en sciences appliquées (doctorat d’Etat).
Sous la tutelle du département de l’Energie et des mines, l’Enim a formé jusqu’à aujourd’hui quelques 4.000 ingénieurs. Actuellement, quelques 900 étudiants ingénieurs sont inscrits au cursus ingénierie tandis qu’en 2005-2006 ils n’étaient pas plus de 456 étudiants.
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