Sommet arabo-africain: Coopération économique et anti-terroriste
Les dirigeants arabo-africains ont clos mercredi leur 3ème sommet à Koweït par un appel à davantage de coopération politique, économique et en matière de lutte anti-terroriste.
Dans leur document final, ils ont plaidé pour l'accélération d'une intégration économique entre les pays arabes, dont les riches monarchies pétrolières du Golfe, et le continent africain en quête d'investissements. Les participants ont préconisé la création d'un mécanisme financier arabo-africain pour apporter les moyens nécessaires à la réalisation de projets envisagés pour la période 2011-2016 lors de leur précédent sommet en 2010 en Libye.
Le sommet n'a cependant pas fait référence au projet d'un marché commun arabo-africain, proposé par des hommes d'affaires dans les deux régions. Le document, baptisé « Déclaration de Koweït », a vivement dénoncé le terrorisme, engageant ses signataires à « renforcer la coopération et la coordination (...) pour combattre le terrorisme sous toutes ses formes » et à criminaliser le paiement de rançons à des terroristes.
A l'ouverture du sommet, l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, avait promis d'octroyer d'ici 2018 un milliard de dollars de prêts à des taux d'intérêt bas à des pays africains. Trente-quatre chefs d'Etat, sept vice-présidents et trois Premiers ministres ont assisté au sommet, qui a rassemblé pendant deux jours des délégations de 71 pays et organisations.
Selon la Banque mondiale, elle a besoin d'environ 30 milliards de dollars d'investissements dans les domaines de l'énergie et de l'électricité. Le continent africain a enregistré une croissance économique de 5% en 2012, selon le Fonds monétaire international (FMI). Ce taux devrait légèrement baisser cette année, à 4,8%, avant d'atteindre 5,1% en 2014, selon les prévisions du FMI.
Le sous-sol de l'Afrique recèle 12% des réserves mondiales de pétrole et 42% des gisements d'or. La récente découverte de grandes quantités de gaz naturel au large des côtes est du continent confirme son importance économique. Pour leur part, les monarchies pétrolières du Golfe comptent des avoirs de quelque 2.000 milliards de dollars, accumulés à la faveur des cours élevés du brut et placés en grande partie aux Etats-Unis et en Europe.
(Avec AFP)
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