Ghassoul, le 7 novembre journée décisive

Le ministère maintient son appel d’offres sans pour autant fermer la porte à des éventuels amendements.  Il invite la communauté des opérateurs et des professionnels à une journée de débats sur le cahier des charges, jeudi 7 novembre.

Ghassoul, le 7 novembre journée décisive

Le 31 octobre 2013 à 16h39

Modifié 31 octobre 2013 à 16h39

Le ministère maintient son appel d’offres sans pour autant fermer la porte à des éventuels amendements.  Il invite la communauté des opérateurs et des professionnels à une journée de débats sur le cahier des charges, jeudi 7 novembre.

Une drôle de tournure que prend ce dossier du ghassoul. Le ministère de l’Equipement a diffusé un communiqué dans lequel il annonce une concertation et un débat avec les professionnels, pour le jeudi 7 novembre. Une journée ouverte par ailleurs à tous ceux qui sont intéressés par le sujet.

Il n’est pas exclu, à l’occasion de ce débat, que le cahier des charges de l’appel à manifestation d’intérêt soit modifié par le ministère. Mais dans ce cas, il faut respecter la procédure des appels d’offres.

Le ministère a en effet réagi aux informations publiées sur des journaux et annonçant une annulation du cahier des charges de l’appel à manifestation d’intérêt. «Une décision d’annuler doit répondre à des règles et procédures légales. Elle implique la même démarche que celle de la publication d’un appel d’offres», explique Mustapha Baba, conseiller auprès du cabinet de Abdelaziz Rabbah. Et de préciser : «pour les 4 appels d’offres, concernant les radars, les lignes maritimes, le dragage du sable marin et les gisements de ghassoul, aucun cahier des charges n’a été annulé. En revanche, les suggestions des opérateurs et professionnels sont pris en compte. Et dans ce cas, nous émettons un avis complémentaire à l’appel d’offres».

Il faut donc s’attendre à un avis complémentaire à l’issue de la journée du 7 novembre.

L’information relative à une annulation du cahier des charges avait été annoncée par un groupe de petits opérateurs qui s’estimaient exclus par le cahier des charges et qui ont rencontré le ministre mardi. Ils ont compris des propos du ministre, en les interprétant certainement d’une manière extensive, qu’il y aurait changement et donc annulation immédiate.

Ces petits opérateurs désireux de soumissionner continuent à faire pression.Ils mettent en avant des correspondances avec le ministre de tutelle et une étude sur l’exploitation du ghassoul. Dans une lettre adressée à Abdelaziz Rabbah date de janvier 2013, ils exposent leurs doléances. Les chiffres avancés révèlent « une production moyenne au cours des 10 dernières années qui s’élève à 0,176 kg par hectare et par jours, ceci en tenant compte de 300 jours ouvrables, sachant que la superficie de l’adjudication est de 21.115 hectares », lit-on dans la missive.

Ce chiffre équivaut à 3,7 tonnes/jour et sur 300 jours, 1.114 Tonnes.

Il est précisé dans le même document : «ces quantités sont dérisoires et ne pourront être améliorées tant que subsistera un monopole sur ce domaine public,  il sera un frein à différents niveaux : prospection et recherche, valorisation de la matière brute, investigation et développement des marchés national et international. Cela ne pourra se faire que si la libre concurrence et la multiplication des exploitants est permise».

En somme, le principal objectif serait de«donner le maximum de chances à d’avantage d’opérateurs miniers désirant participer à la recherche et l’exploitation du ghassoul dans cette zone». Voilà c’est dit.

Autres revendications. Il est proposé d’«abolir la notion d’ancienneté» pour plus grande ouverture à la concurrence. De même, «une clarification de la notion de surface commerciale» est sollicitée.

Le règlement de consultation fixe l’obligation de prouver la possession de matériels, d’équipement et d’outillages par le soumissionnaire. Ainsi qu’il rend obligatoire de transmettre le planning de leur mise en place sur le site. A cet impératif, nos petits opérateurs répliquent : «nous demandons l’annulation de cette obligation de fournir des justificatifs de propriété de matériel. En revanche, nous proposons de présenter des justificatifs de location d’équipement ou encore des contrats de sous-traitance». Et pour illustrer leurs propos, ils donnent l’exemple «de l’OCP et de la SNI qui font appel en grande partie aux sous-traitants pour l’exécution des travaux d’excavation».

Les suggestions portent également sur «la possibilité de relancer l’appel d’offres en cas de retenue d’un seul soumissionnaire». De plus, elles concernent «l’ouverture publique des plis en présence des soumissionnaires et la déclaration de ceux retenus conformes, le jour même».

Mais au-delà du cahier des charges taillé sur mesure pour les grands groupes, la grande question demeure l’absence d’étude stratégique au sujet du ghassoul. A suivre.


 

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