Le Maroc et l’international dans la ligne de mire de Maymana
L’enseigne de pâtisserie haut de gamme r’batie a choisi Toulouse pour l’ouverture de sa première boutique à l’international le 1er décembre. Elle va également s’installer à Casablanca, Marrakech et Tanger et poursuivre son implantation dans les aéroports.
Près de 30 ans après son lancement par Naïma Berrada Benchakroun à Rabat, Maymana multiplie les annonces et les projets.
D’abord à l’international avec une première ouverture à Toulouse le 1er décembre sous la forme d’une boutique de 50 m2, boulevard de Strasbourg, une des avenues les plus fréquentées de la ville rose. « On y trouvera une sélection de pâtisseries et de produits d’épicerie fine » explique Emmanuel De Langhe, chef de projet de l’enseigne. Les pâtisseries seront acheminées plusieurs fois par semaine par avion directement de Rabat à Toulouse. Cette implantation au-delà des frontières est une première pour une enseigne marocaine du secteur.
5 nouveaux points de vente au Maroc en 2015 et 2016
Mais c’est surtout au Maroc où l’enseigne a décidé de se déployer de façon beaucoup plus importante. Le « navire amiral » implanté au Souissi, 248 boulevard Mohammed VI, va être profondément réaménagé pour proposer « une nouvelle expérience client » avec un espace de dégustation. Prévu pour la fin 2014, ce nouvel espace va renouveler les codes du salon de thé tel qu’on l’entend jusqu’à maintenant.
En outre, deux nouveaux points de vente vont être ouverts en 2015. Ces nouvelles boutiques, de taille inférieure à celle du 248, proposeront l’essentiel de l’assortiment de Maymana. Elles seront implantées dans des quartiers de la capitale où se trouve la clientèle cible de Maymana.
En 2016, Maymana sera présente dans les principales villes du royaume : Casablanca, Tanger et Marrakech. Chaque boutique proposera l’essentiel des spécialités de l’enseigne – environ 70% de ce qu’on trouve au 248 – avec un espace de dégustation et un atelier de fabrication à chaque fois associé au point de vente.
« Pas d’usine de cornes de gazelles chez Maymana ! »
La direction de l’enseigne insiste en particulier sur ce point qui lui permet d’assurer un niveau de fraîcheur et de qualité inégalés : « Maymana veut préserver son savoir faire artisanal, et ne veut pas se doter d’un centre de production unique pour alimenter ses points de vente » souligne Emmanuel de Langhe. Et d’ajouter, catégorique : « pas d’usine de cornes de gazelles chez Maymana ! »
Autre axe de développement : les aéroports. La première boutique ouverte à Rabat Salé en décembre 2012, a fait office de test pour la PME. Le résultat, presqu’un an après, est mitigé, notamment à cause du flux des passagers encore limité de l’aéroport. Il faut aussi parvenir à ce que le client reste plus longtemps dans la boutique afin de découvrir l’assortiment proposé. La marque réfléchit donc à ajuster le concept. Elle reconnaît toutefois être parvenue à capter toute une clientèle en partance qui peut acheter ses pâtisseries et les acheminer dans des conditions de conservation optimales, en dehors des bagages.
Dans les prochaines années, l’objectif consiste à ouvrir une boutique dans chaque aéroport où l’enseigne est présente afin de ravitailler l’aéroport à partir de l’atelier implanté en ville.
En termes de produits, Maymana va mettre l’accent sur l’épicerie fine. La gamme existante, composée de confitures, miels, huiles, tapenades, légumes séchés, petit-salés secs,… va être refondue et enrichie par de nouveaux produits et par une ligne exclusive de thé et infusions aux ambiances marocaines. Les produits issus des terroirs marocains vont donc être mis en valeur, toujours d’une façon moderne et créative, sans jamais négocier sur la qualité.
Maymana continuera à solliciter de grandes signatures architecturales telles que Toufik El Oufir ou Hicham Lahlou pour ses prochaines implantations. Une chose est sûre : le lancement de l’espace dégustation de Rabat va entraîner un profond réaménagement de la boutique. Rendez-vous dans un an pour découvrir le résultat.
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