JPMorgan serait menacé d'un autre contentieux, cette fois sur Madoff
La banque américaine JPMorgan Chase, confrontée à de multiples poursuites pour ses pratiques d’avant-crise, est en négociations avec les autorités américaines qui la soupçonnent de complaisance envers l’escroc Bernard Madoff, rapporte jeudi le New York Times.
Les autorités américaines estiment que JPMorgan n’a pas respecté une loi qui impose aux banques du pays de leur faire part des activités suspectes de leurs clients, souligne le journal.
JPMorgan a servi pendant plus de deux décennies de banque principale à M. Madoff, auteur de la plus grosse arnaque de l’histoire de la finance mondiale, et pouvait difficilement être dans l’ignorance totale de ses manigances, selon les enquêteurs.
Bernard Madoff avait été condamné en 2009 à 150 ans de prison pour une escroquerie estimée entre 23 et plus de 65 milliards de dollars, selon que l’on prenne en compte ou non les intérêts. Il attirait les déposants en leur promettant des rendements énormes, mais les remboursait en utilisant l’argent des déposants suivants, et le système avait fini par s’effondrer.
Selon le NYT, qui cite des personnes proches de l’enquête, JPMorgan discute avec les autorités d’une transaction «conditionnelle»: la banque accepterait de payer une amende mais échapperait à des poursuites criminelles. Elle signerait toutefois un document autorisant la reprise des poursuites en cas de nouvelle défaillance.
Les accords de ce type sont très rares, et pratiquement jamais appliqués dans le domaine bancaire. Réservés aux infractions les plus graves, ils permettent de punir une société sans mettre en péril immédiat ses finances, explique le journal.
Cette affaire est l’une des multiples procédures qui accablent JPMorgan, longtemps apparue comme la grande gagnante de la crise du «subprime».
La banque new-yorkaise s’apprête notamment à annoncer un accord avec le département américain de la Justice, avec une amende record de 13 milliards de dollars à la clé, afin de mettre fin à une série de poursuites, liées à sa politique de souscription de prêts immobiliers à risque.
(Par AFP)
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