USFP : feu sur le gouvernement d'Abdelilah Benkirane !
Le 5 octobre à Rabat, l’USFP de Driss Lachgar a organisé un meeting avec pour mot d’ordre : «Non au chantage politique, non à la paupérisation sociale». Morceaux choisis.
Samedi 5 octobre, à la salle couverte du complexe sportif Moulay Abdellah, revêtue pour l’occasion aux couleurs du parti de la rose, le secrétaire général de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) s’est adressé dans une allocution aux Ittihadis et autres sympathisants. Visiblement réjouis de voir autant de monde (20.000 selon le site web de Driss Lachgar), il se montre d’emblée rassurant.
«Votre présence en ce lieu et en ces circonstances constitue la meilleure riposte à tous ceux qui caressaient le souhait, ou plutôt, nourrissaient leurs illusions autour de la fin de l’USFP».
Dans la même veine militante, Driss Lachgar a tenu à rendre hommage à Ben Barka, Omar Benjelloun, Mohamed Grina, Allal El Fassi et «tout les martyrs du militantisme.»
Suite à cette introduction, le parton de l’USFP s’est empressé de critiquer le gouvernement Benkirane, sous différents angles, comme ce fut le cas de Hamid Chabat deux semaines auparavant. Premiers points pointés du doigt, la hausse des prix à la pompe ainsi que le rapport «inéquitable» du gouvernement au FMI et à la banque mondiale.
«Nous dénonçons la docilité du gouvernement vis-à-vis du FMI. Pas plus tard qu’hier, la directrice du FMI semblait très satisfaite de la hausse du prix du carburant au Maroc, et les décisions que prennent ces gens là, c’est l’application à la lettre de ce que dicte le FMI», a-t-il dit.
Selon lui, le gouvernement «reproduit» le même scénario politique des années 1980, quand le FMI avait demandé au Maroc d'adopter un nouveau plan d'austérité.
«Nous ne sommes pas intéressés par ceux nous qui gouvernent, mais plutôt par la manière dont ils le font. Justement, comment est-ce qu’ils gouvernent?» s’est-il interrogé, ajoutant que son parti n’était pas la seul à se poser cette question, mais l’opinion publique dans sa globalité.
Afin d’y remédier, le secrétaire de l’USFP propose de «contrer la politique antipopulaire de ce gouvernement qui prend des décisions dangereuses pour le pays».
Dans cette optique, M. Lachgar estime que «le gouvernement prend des décisions sans aucune concertation, comme si ce pays leur appartenait. Les citoyens ont le droit de savoir».
«Ils disent que ce gouvernement n’est qu’à ses débuts, nous obligeant à accepter la crise économique dont ils sont responsables, pour les laisser confortablement assis à leurs sièges, en train d’apprendre le métier à nos dépens».
Driss Lachgar n’a pas manqué de rappeler la décision du gouvernement d’augmenter les prix du carburant à deux reprises, ainsi que les produits alimentaires. Il a en outre critiqué «la suspension du dialogue social» avec les syndicats.
Cette manifestation a connu la participation de représentants de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), de l’Organisation démocratique du travail (ODT), de la Fédération démocratique du travail (FDT) et de l’Union marocaine du travail (UMT).
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