Syrie: réunion de l'OIAC sur les armes chimiques de Damas
L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se réunira vendredi soir à La Haye afin de discuter de la destruction de l’arsenal chimique en Syrie, un élément de l’accord diplomatique permettant d’éviter les frappes militaires, a-t-elle indiqué.
«La réunion du conseil exécutif où doit être discutée la décision sur l’élimination des armes chimiques en Syrie aura lieu ce soir à 22H00 (20H00 GMT) au siège de l’OIAC à La Haye», a indiqué celle-ci dans un communiqué.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Russie et les Etats-Unis sont parvenus à l’ONU à un accord sur un texte encadrant la destruction des armes chimiques de Bachar al-Assad.
Le projet de résolution prévoit la possibilité pour le Conseil de prononcer des sanctions à l’encontre du régime Assad si le plan de désarmement chimique n’est pas respecté.
Cependant, le texte ne précise pas quelles sont les mesures envisagées et n’impose pas de sanctions automatiques. En cas de violation des engagements, il faudrait une deuxième résolution, ce qui laisse à Moscou, allié de Damas, un droit de regard et une possibilité de blocage.
L’OIAC doit donner son feu vert au plan de démantèlement mis au point le 14 septembre à Genève par les Russes et les Américains, avant qu’un vote ne soit effectué à l’ONU sur ce projet de résolution.
Cette réunion avait été reportée à plusieurs reprises, les 41 pays membres du Conseil exécutif de l’OIAC ayant besoin de temps pour se mettre d’accord sur le texte.
Les ministres des cinq grandes puissances (Etats-Unis, France, Royaume uni, Chine, Russie) doivent se retrouver vendredi soir à New York avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et son médiateur en Syrie Lakhdar Brahimi.
Selon des experts en armement qui ont présenté un rapport confidentiel à la Maison Blanche, cités par le Washington Post, l’arsenal syrien est en grande partie «inutilisable» en l’état et pourrait par conséquent être détruit plus rapidement que prévu.
Selon ces experts, la Syrie possèderait plus de 1.000 tonnes d’armes chimiques, dont 300 tonnes de gaz moutarde.
L’accord russo-américain de Genève, élaboré tandis que Washington menaçait de recourir à une action militaire en réponse à l’attaque chimique du 21 août près de Damas, stipule que la Syrie doit remettre l’intégralité de son arsenal chimique, qui devra être détruit d’ici à la mi-2014.
L’attaque du 21 août, près de Damas, avait fait, selon Washington, 1.500 morts.
(Par AFP)
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