L’augmentation du prix du pain est «inéluctable», selon la profession
La polémique sur l’augmentation des prix du pain refait surface. Les professionnels comptent augmenter les prix et disent ne plus pouvoir attendre la décision du gouvernement. La date de l’augmentation n’a pas été précisée.
Le président de la Fédération marocaine de la boulangerie et pâtisserie du Maroc (FNBPM), Lhoussaine Azaz, a annoncé ce jeudi au journal «Akhbar lyaoum» la mobilisation de tous les professionnels du secteur à l'échelle nationale afin d'augmenter le prix du pain.
M. Azaz considère que cette décision est inévitable face aux tergiversations dont a fait part le gouvernement vis-à-vis de l'application du contrat-programme de soutien aux boulangers marocains.
A noter que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a tenu une réunion avec les professionnels du pain le 11 septembre 2013 au siège de la primature, pendant laquelle il a demandé aux représentants de la FNBPM de patienter jusqu'à la formation du prochain gouvernement, selon la profession.
Par ailleurs, le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif, avait exclu toute hausse des prix du pain affirmant que «Les professionnels ne peuvent augmenter les prix sans accord du gouvernement (...) et toute hausse sans autorisation est considérée comme une violation de la loi».
Et de rappeler que la Fédération nationale des boulangeries et pâtisseries du Maroc a conclu en 2011, un contrat-programme 2011-2015 avec le gouvernement Abbass El Fassi portant sur le soutien gouvernemental pour le développement de ce secteur.
Le contrat-programme prévoit, entre autres, la modernisation des circuits du commerce intérieur, la réduction des coûts de production et des coûts de l’énergie et la protection sociale du personnel, ainsi que l’amélioration de la compétitivité du secteur à travers la formation, la diversification des produits et la libéralisation des prix.
À découvrir
à lire aussi
Article : Croissance à 4,6% au T1 2026 : le rebond agricole compense le ralentissement du non-agricole
La croissance économique s’est établie à 4,6% au T1 2026, contre 5% une année auparavant. Le niveau reste solide, mais les moteurs de cette croissance sont moins forts. L’agriculture soutient fortement l’activité, alors que le secteur non agricole ralentit, l’investissement perd de l’élan et les importations continuent de peser sur la croissance.
Article : La BEI vise plus de 700 millions d’euros d’investissements au Maroc en 2026
Présente au Maroc depuis 1979, l’institution européenne dit avoir triplé ses financements dans le Royaume en cinq ans, avec des projets allant de Tanger Med au solaire de Ouarzazate, en passant par l’éducation, les réseaux et le câble Medusa.
Article : Note. Comment OCP prépare sa prochaine phase de croissance dans les engrais
Dans une analyse consultée par Médias24, Oxford Analytica estime qu'OCP pourrait renforcer durablement sa position sur le marché mondial des engrais grâce à sa stratégie d'intégration industrielle, au développement de l'ammoniac vert, à la montée en puissance du TSP et à ses nouveaux investissements. Détails.
Article : Maroc-Pays-Bas (Mondial 2026) : quelle heure, quelles chaînes
Ce lundi 29 juin, les Lions de l'Atlas affrontent la sélection néerlandaise en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au stade de Monterrey. Cette affiche promet une confrontation tactique et physique intense, où la rigueur collective marocaine sera mise à l'épreuve face à l'une des attaques les plus prolifiques du tournoi.
Article : Satrammarine : 120,5 MDH reconnus à la BCP dans la liquidation de l'ex-groupe de Lahcen Jakhoukh
Après le fisc, la CNSS et la CIMR, la Banque centrale populaire obtient à son tour gain de cause dans le dossier Satrammarine. Le montant total des dettes de l’ancien opérateur maritime reste toutefois encore à déterminer. Détails.
Article : Maroc-Pays-Bas : avant le choc de Monterrey, la presse néerlandaise pointe les failles des Oranje
À la veille du seizième de finale, les médias des Pays-Bas s’attardent sur les espaces laissés entre les lignes par la sélection de Ronald Koeman, mais aussi sur les menaces Hakimi, Saibari, Brahim Diaz ou Bouaddi. L’avant-match est également traversé par le débat suscité par Ibrahim Afellay, ancien international néerlandais d’origine marocaine, qui a assumé soutenir les Lions de l’Atlas.