WaterBiotech: vers la vulgarisation des biotechnologies pour le traitement de l'eau en Afrique
Les participants à une rencontre scientifique à Marrakech ont appelé mardi à la vulgarisation des applications de la biotechnologie du traitement de l'eau et des techniques respectueuses de la nature et adaptables au contexte africain, qui connaît le problème de la rareté des ressources hydrauliques.
Lors d'un workshop de deux jours (16 et 17 septembre) portant sur «l'application des biotechnologies pour le traitement de l'eau dans le contexte africain», les intervenants ont relevé que ces biotechnologies présentent plusieurs avantages dont la facilité d'utilisation, la faible consommation en énergie ainsi qu'un coût et une maintenance moins élevés par rapport aux technologies conventionnelles.
Les applications de ces biotechnologies peuvent également être adaptées en milieu périurbain et rural et résoudre les problèmes de manque d'eau dans les communes éloignées et mal desservies, ont noté les participants à cette rencontre, qui s'inscrit dans le cadre du projet européen WaterBiotech.
Les participants ont aussi appelé au transfert de ces technologies vers les pays en voie de développement en étendant et en approfondissant davantage les accords de partenariat avec les pays développés.
Ils ont, en outre, souligné que les applications des biotechnologies pour le traitement de l'eau doivent être vulgarisées non seulement auprès des ONG et des acteurs gouvernementaux concernés, mais aussi dans les établissements scolaires (écoles, instituts et universités), mettant en avant l'importance d'encourager la recherche scientifique dans ce domaine vital pour l'avenir de l'humanité tout entière.
Initié par le Centre national d'études et de recherches sur l'eau et l'énergie (CNEREE) de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM), cet atelier de deux jours, deuxième du genre, rentre dans le cadre des activités du projet WaterBiotech qui porte sur la biotechnologie pour l'alimentation durable en eau en Afrique.
Ce projet, entré en vigueur depuis deux ans, est financé par la Commission européenne et concerne 17 pays. Il consiste à transférer le savoir-faire et l'expertise des pays développés vers les pays souffrant de la rareté des ressources hydrauliques.
(Avec MAP)
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