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Renault-Nissan va se lancer dans le «low cost» en Inde

Le groupe Renault-Nissan a annoncé mardi le lancement en Inde d'ici à 2015 d'une plateforme de production de modèles à bas coût pour tenter de capter le juteux marché de la classe moyenne voulant s'équiper pour la première fois.  

Renault-Nissan va se lancer dans le «low cost» en Inde
AFP
Le 16 juillet 2013 à 15h08 | Modifié 16 juillet 2013 à 15h08

Le PDG de l'alliance automobile, Carlos Ghosn, a expliqué vouloir lancer dans un premier temps deux véhicules à «un prix très compétitif» de moins de 400.000 roupies (environ 5.100 euros) pour répondre aux exigences d'une nouvelle génération de clients n'ayant pas les moyens d'acquérir une berline ou un 4x4. «Nous voulons répondre aux exigences élevées des consommateurs dans les pays qui enregistrent la plus forte croissance économique du monde - particulièrement pour les consommateurs qui achètent une voiture neuve pour la première fois», a déclaré M. Ghosn à Chennai (sud), où est basée l'usine indienne de l'alliance.

L'objectif, a-t-il expliqué, est d'offrir des modèles «proches des prix les plus bas» déjà pratiqués sur le segment des véhicules «low cost», a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

A terme, les nouveaux modèles pourront être destinés à d'autres pays émergents. Selon M. Ghosn, les Indiens «ne veulent pas d'une voiture dépouillée d'une partie de son contenu. Ils veulent une voiture moderne, robuste et élégante - avec un niveau de prix qui répercute une forte réduction des coûts».

La Tata Nano, présentée comme la voiture la moins chère au monde au prix de 200.000 roupies, n'a pas rencontré le succès escompté, notamment pour des raisons de problèmes techniques et de design loin du modèle de la voiture classique, selon les analystes.

Renault-Nissan, qui anticipe une part de marché de 5% en Inde d'ici à la fin 2013, espère atteindre le seuil des 15% d'ici les prochaines années, a précisé son PDG.

En Inde, on ne compte que 15 voitures pour 1.000 habitants contre 650 en France ou en Allemagne, a relevé M. Ghosn, faisant valoir l'immense potentiel de ce marché de 1,2 milliard d'habitants. La troisième puissance économique d'Asie connaît toutefois un net ralentissement, qui frappe de plein fouet le marché automobile.

Après des années de forte croissance de l'ordre de 20% à 30% qui ont fait affluer les constructeurs mondiaux, le secteur a connu en 2012-13 une chute des ventes, de 6,7%, pour la première fois en dix ans. En juin, les ventes de voitures neuves ont chuté de 9% sur un an, la huitième baisse d'affilée. «Dans les marchés à forte croissance, il faut voir la tendance et pas les résultats à quelques mois. Lorsque l'on regarde le taux de motorisation en Inde et que l'on sait que le premier produit que la classe moyenne achète, c'est une voiture, on ne peut qu'être optimiste», a-t-il jugé.


 

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AFP
Le 16 juillet 2013 à 15h08

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