Hausse de 2,6 milliards de DH du besoin de liquidité bancaire en juin
Les facteurs autonomes de liquidité ont exercé un impact restrictif de l'ordre de 2,6 milliards de DH sur les trésoreries bancaires en juin, en glissement mensuel.
Cette conjoncture est dûe principalement à la hausse de la circulation fiduciaire, au repli d'un mois à l'autre des réserves de change de Bank Al Maghrib (BAM) et à l'amélioration du compte du Trésor auprès de la Banque centrale.
Compte tenu de cette évolution et de la quasi-stabilité du montant minimum de la réserve monétaire, le besoin de liquidité des banques s'est situé à 60,8 milliards de DH, après 58,1 milliards de DH un mois auparavant, a indiqué BAM dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière, publiée vendredi.
Par conséquent, le montant des injections de Bank Al-Maghrib a atteint 63 milliards de DH dont 43 milliards de DH à travers les avances à 7 jours, 14 milliards de DH par le biais des opérations de pensions livrées à 3 mois et 6 milliards de DH sous forme de prêts garantis, précise la revue.
Dans ces conditions, le taux interbancaire s'est situé à 3,03% en juin, soit une diminution de 2 points de base par rapport au mois précédent.
Pour leur part, les taux des bons du Trésor, émis sur le marché primaire, ont enregistré des baisses allant de 3 à 7 points de base, à l'exception du taux des bons à 15 ans qui a augmenté de 3 points de base.
S'agissant des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois s'est établi à 3,71% en mai, en hausse de 4 points de base par rapport au mois précédent.
(Par MAP)
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.