Baromètre politique : les Marocains aiment Benkirane !
Selon le premier baromètre politique publié par l’institut Averty, 68,5% des répondants font confiance au chef du gouvernement péjidiste et 65,9% le qualifient d’homme de dialogue. En revanche, 62% des sondés sont contre la décision de retrait de l’Istiqlal du gouvernement.
Apparemment, toute la zizanie créée par le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, n’a fait qu’augmenter la popularité du chef de gouvernement et de son équipe.
Ce sont bien les résultats de l’enquête qui le disent : 68,5% des répondants font confiance au chef du gouvernement. De plus, 55,3% affirment leur satisfaction quant au travail du chef de gouvernement, une satisfaction plus marquée chez la tranche d’âge 45-54 ans, plus particulièrement les hommes. Par contre, l’insatisfaction vis-à-vis d’Abdelilah Benkirane est plus marquée chez les catégories socio-professionnelles les plus élevées.
Selon les résultats du premier baromètre politique au Maroc réalisé par Tariq Ibnou Ziad Initiative et l’Institut d’enquêtes et de sondages d’opinion Averty Market Research & Intelligence, 65,9% des sondés pensent que M. Benkirane est «un homme de dialogue», «proche des préoccupations des Marocains» avec 69,2%, «mène une bonne politique sociale» avec 55,6% et «dirige bien l’action de son gouvernement» avec 53,7%.
Par ailleurs, le chef de gouvernement est moins évalué sur sa gestion économique (46,8%) et sur l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles (45,3%).
Que pensent-ils du gouvernement ?
Encore une fois, c’est la confiance qui règne. En effet, 59,4% des répondants font confiance au gouvernement actuel, et un peu plus d’une personne sur deux (50,6%) pense que «ses actions vont dans le bon sens», une tendance plus marquée chez les 45-54 ans et les hommes en particulier.
Les femmes, les catégories socioprofessionnelles aisées (dite AB) et les plus jeunes (18-24 ans) sont les catégories qui font le moins confiance en l’action du gouvernement.
Autre point noir : les activités gouvernementales sont une source d’insatisfaction. Tous les domaines obtiennent une note inférieure à 5/10. Les activités qui s’en sortent le mieux sont les transports (4,6/10), l’éducation (4/10) et la lutte contre la corruption (3,9/10). Les plus grandes sources d’insatisfaction sont la baisse du pouvoir d’achat (3,2/10), l’emploi (3,4/10) et la culture (3,5/10).
Quant à la décision du retrait de l’Istiqlal de l’équipe gouvernementale, 62,1% des répondants considèrent que c’est une mauvaise décision. Plus encore, parmi eux, 44,7% des répondants estiment «c’est une très mauvaise décision de la part de l’Istiqlal», contre 22,4% qui la considèrent comme étant une bonne décision. Le reste des sondés ne prend pas position.
Et l’opposition ?
Le niveau de confiance envers l’opposition est très bas : 13,1%, soit le quart de la confiance accordée au gouvernement. Ce faible score s’explique par son manque de crédibilité (1,9/10), de sérieux (2/10) et d’efficacité (2,1/10). Par contre, l’opposition fait meilleure figure quant à sa visibilité (3,5/10).
Pour 82,2% des répondants, l’opposition ne ferait pas mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir. Paradoxalement, la minorité qui fait confiance en l’opposition est essentiellement composée de catégories socio-professionnelles élevées et moyennes (AB et C), avec une surreprésentation des femmes.
Les résultats de cette enquête réalisée en juin 2013, et autorisé par la Commission nationale de protection des données à caractère personnel, font ressortir un top 5 des ministres les mieux notés, ainsi, on retrouve Saâd Eddine El Othmani, dont la cote de popularité est la plus élevée avec 86,8% et un score de 6,82/10 ; Aziz Rabbah (6,63), El Habib Choubani (6,59), Aziz Akhannouch (6,39) et Mustapha Ramid (6,28).
Par contre, le top 5 des personnalités politiques de l’opposition, fait ressortir quelques figures de l’ancien gouvernement. En effet, les répondants «souhaitent voir à l’œuvre sur la scène politique marocaine» d’Ahmed Reda Chami (29,1%), Amina Benkhadra (28,3%), Nabila Mounib (19%), Taoufiq Hejira (16,4%) et Salaheddine Mezouar (12,9%).
Quid de la méthodologie
Réalisée en partenariat avec Hespress, L’enquête a mobilisé 1.067 répondants marocains interrogés par internet et répartis sur 38 villes au Maroc dont 44% dans la région atlantique (Casablanca -Rabat), 17% dans la région centre, 17% au nord et 21% au sud. Les sondés sont composés de 28% de femmes et 72% d’hommes. 25% sont âgés entre 18 et 24 ans, 37% entre 25 et 34 ans, 18% entre 35 et 44 ans et 20% entre 45 ans et plus. 7% font partie de la catégorie socio-professionnelle AB, 67% de la catégorie C et 32% de la catégorie D et E.
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