Que dit-on de vous sur le web ? La e-réputation est un marché en pleine éclosion au Maroc
Contrairement à ce que l'on peut croire, le web, ce n'est ni volatile, ni fugace, ni éphémère et encore moins léger. Le web laisse une longue traîne et peut faire des ravages. Il faut anticiper et gérer sa réputation.
Vous êtes une personnalité connue dans le monde des affaires ou de la politique. Vous gérez ou possédez des entreprises. Vous avez votre propose marque sur le marché. Vous avez intérêt à maîtriser, gérer, protéger votre image.
«Il faut veiller à bien maîtriser sa communication et éviter tout «Bad Buzz» nous déclare Mohamed Ibn Slimane, directeur des réseaux sociaux à socialEyez.
Mais comment faire dans un monde labyrinthique où il y a 17 millions d’internautes (au Maroc) et où les interactions, réactions et commentaires peuvent se compter par dizaines de milliers chaque jour ?
Le temps d’un simple attaché de presse ou de relations publiques, d’un chargé de communication est dépassé. Cela ne suffit plus. Aujourd’hui, votre image, celle de votre marque, c’est votre capital, alors comment faire ?
En temps réel et en ligne, que dit-on de vous ? De votre marque ? De vos produits ? De vos services ? Quels sont les avis des clients ? Leurs perceptions ? Leurs préférences ? Leurs problématiques ? Comment faut-il agir (pour prévenir) et réagir (après une crise) ?
Le développement exponentiel du web et des réseaux sociaux, tous ces échanges où il y a une forte viralité, une grande facilité à partager et à livrer ses émotions, imposent un nouveau type de veille.
Au Maroc, on compte déjà une bonne vingtaine d’agences digitales et/ou de communication
Après les Etats-Unis et l’Europe, les spécialistes de la e-réputation arrivent au Maroc. Cependant, «il n'existe que peu d'outils sur le marché qui permettent de faire de la e-réputation de façon efficace», ajoute Mohamed Ibn Slimane.
On compte aujourd’hui une vingtaine d’opérateurs, agences digitales spécialisées et/ou agences de communication. Et l’offre va continuer à se développer.
Digital Chorus va être prochainement lancé au Maroc par un jeune marocain qui rentre de Paris. Il nous explique : «Cet engouement massif pour les médias sociaux bouleverse les relations existantes entre les marques et les consommateurs et crée de nouveaux enjeux. Les internautes sont de plus en plus nombreux à aller sur le web pour partager une expérience, rechercher des informations sur un produit ou demander conseil. Il est dorénavant essentiel d'être à l'écoute sur le web social pour mesurer l'influence autour de sa marque, détecter les bruits et anticiper les crises». Pour surveiller le bruit de fond sur le web, il faut scruter la marque et le client.
La marque d’un côté
Autant de traces numériques comme Facebook, Tweeter, Youtube, Daily motion, site corporate, blogs, forums et presse en ligne qui parlent ou parleront de vous ou de votre marque.
Les enjeux résident donc dans le contenu et la gestion de ces empreintes digitales constituant le vivier qui nourrit la e-réputation.
Cela signifie que le community manager devient indispensable. Parmi les plus actifs au Maroc, citons Inwi et Méditel.
L’internaute-client, d’un autre côté
Sur la toile, le client a un superpouvoir et la marque ne le contrôle nullement. Il s’agit d’un puissant bouche-à-oreille. Ce qui n’est pas étonnant, vu l’effet de la résonance continue et globalisée du 2.0.
En effet, le client-internaute marocain prend de plus en plus l’habitude de suivre et de guetter ses marques favorites ainsi que de commenter et débattre sur le contenu de la marque, sa crédibilité et son engagement.
Toutefois, les marques sont confrontées à un dilemme. Leur présence sur le web est à la fois une opportunité et un risque. La réussite ou l’échec demeurent dans la gestion de cette présence et donc maîtriser sa e-réputation pour ne pas subir le plein fouet.
Avant, le dirigeant prenait connaissance chaque matin de la revue de presse préparée pour lui. Aujourd’hui, c’est une véritable revue du web qui l’attend, et pour cela, il faut être très réactif.
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