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ECONOMIE

Les guides touristiques s’interrogent sur l’avenir de leur métier

Les guides officiels ont enfin rencontré le ministre du Tourisme pour lui exposer leurs griefs. Les faux guides, nombreux à certains endroits, nuisent à la profession et à l’image du pays comme en témoigne la mésaventure d’une touriste à Ouzoud.  

Les guides touristiques s’interrogent sur l’avenir de leur métier
Bilal Mousjid
Le 26 juin 2013 à 19h20 | Modifié 26 juin 2013 à 19h20

Les guides touristiques le réclamaient depuis longtemps. Les représentants des associations régionales des guides du tourisme des villes de Fès, Casablanca et Marrakech ont rencontré, hier, le ministre Lahcen Haddad, dans le but d’étudier les problèmes liés à la pratique du métier de guidage et à définir un dispositif visant à rehausser la qualité et l’image du métier du guide touristique au Maroc.

Les intervenants ont insisté sur l’impact négatif qu’exercent les guides non-autorisés sur le métier ainsi que sur le secteur. «Ils ont dénoncé à cet effet, la pratique actuelle du guidage par des personnes et des institutions non autorisées tout en rappelant la nécessité de préserver la profession conformément à la réglementation en vigueur», indique le communiqué.

La récente loi N° 05-12, réglementant la profession de guide de tourisme, stipule, en effet, que «Nul ne peut exercer la profession de guide de tourisme s'il n'est titulaire d'un agrément délivré par l'administration compétente». La même loi précise, dans son article 14, que «l'exercice de l'activité de guide de tourisme par les sociétés est subordonné à l'obtention d'un agrément délivré par l'administration compétente sur la base d'un cahier des charges».

Les conditions principales

Parmi les conditions principales exigées par la loi : «justifier d'une formation et de compétences professionnelles telles que fixées par voie réglementaire».

Il va sans dire que la plupart des «faux-guides», pour ne pas dire tous, exercent leur métier loin de toutes ces contraintes légales, profitant du laxisme des autorités.  Et c’est, évidemment, le touriste qui trinque. La mésaventure de cette touriste, qui n’est pas un cas isolé, est très parlante : «je suis partie une semaine visiter Ouzoud et les environs, un guide avec un badge m’a fait descendre dans le gouffre afin d’observer les roches. Mais, dès que je lui ai demandé de s’éloigner un peu, car il sentait l’alcool à 3 kilomètres, ironise-t-elle, il m’a abandonnée. Comment un guide peut-il boire de l’alcool et prendre des visiteurs en charge ? Il n’y a pas de guide officiel à Ouzoud. Il n’y a que des jeunes qui ne connaissent rien ni à la faune ni à la flore et vous affirment qu’il n’y a aucun serpent jusqu’au moment où l’on tombe dessus», s’indigne-t-elle.

En guise de solution, le ministre a appelé les représentants de la profession à «se fédérer et à se mobiliser dans le cadre de leurs associations respectives afin de constituer une forte représentativité pour réussir le défi de la refonte de la profession et du rehaussement du métier du guidage touristique».

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Bilal Mousjid
Le 26 juin 2013 à 19h20

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