Plus de touristes mais moins de recettes pour les hôteliers
L’augmentation des arrivées et des nuitées enregistrée en mars ne s’est pas accompagnée d’une hausse des recettes. La crise explique-t-elle, à elle seule, ce repli ?
A la lecture du rapport trimestriel de l’Observatoire du tourisme, l’on ne peut s’empêcher de s’étonner devant la baisse des recettes touristiques, qui ne fait que se creuser au fil des mois.
Et cela malgré la hausse des arrivées (+ 9 % en mars 2013 par rapport la même période de l’année écoulée) et des nuitées (+ 19 %, une prouesse au vu du contexte économique morose). Or, le bon sens voudrait qu’une augmentation du nombre de nuitées soit accompagnée d’une hausse des recettes.
Quelles seraient donc les causes de cette étrange dégringolade ? « La crise qui frappe de plein fouet certains marchés émetteurs, comme la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, freine un peu l’élan que connait le secteur. La durée de séjour se réduit, entrainant ainsi une baisse des dépenses, ce qui impacte, naturellement, le niveau des recettes », nous explique un professionnel du tourisme.
Les hôteliers, conscients de la nécessité d’adapter leurs offres aux maigres budgets consacrés aux voyages, et qui s’amaigrissent d’ailleurs à mesure que la crise s’approfondit, se trouve contraints de revoir leurs tarifs à la baisse, ou d’accorder des promotions, au détriment bien entendu de leurs marges de bénéfice. « Tous les établissements réduisent leurs prix afin de rester compétitifs et maintenir, ainsi, un chiffre d’affaires à même de couvrir au moins leurs charges fixes », soutient notre source.
La crise, diront certains, et ils auront raison, a bon dos. Les recettes en berne ne s’expliquent pas uniquement par la situation économique morose à l’origine de l’amoindrissement du budget dédié aux voyages, mais aussi par des facteurs endogènes. En effet, bon nombre de professionnels du tourisme s’accordent à dire que l’informel constitue aussi une entrave au développement du secteur. Des établissements non classés, des appartements et des auberges, dont les standards et les prix n’obéissent à aucun critère, s’offrent ainsi aux touristes locaux et étrangers. Les établissements classés, eux, ne drainent que 50% des touristes étrangers, ce qui pénalise leur taux d’occupation : 43% en mars 2013.
à lire aussi
Article : La CGEM échange avec le Parti de l’Istiqlal sur les priorités économiques
La CGEM a accueilli une délégation du Parti de l’Istiqlal, conduite par son secrétaire général Nizar Baraka. Les deux parties ont échangé sur leurs priorités économiques et partagé leurs points de vue sur plusieurs sujets liés aux entreprises, à l’investissement et à l’emploi.
Article : DGI : les principales échéances fiscales à respecter avant le 31 juillet
La Direction générale des impôts (DGI) rappelle que plusieurs déclarations et paiements doivent être effectués au plus tard le 31 juillet 2026. Ils concernent notamment la TVA, les délais de paiement, les retenues à la source et les auto-entrepreneurs.
Article : Les voyageurs à l’épreuve de l’EES, le nouveau système de contrôle aux frontières européennes
Présenté par l’Union européenne comme un outil de modernisation et de sécurisation des contrôles, le système européen d’entrée/sortie (EES) suscite également des interrogations sur son impact à court terme, notamment en raison des délais supplémentaires qu’il pourrait entraîner pour certains voyageurs.
Article : Casablanca renforce la gestion technique de trois trémies stratégiques
Après avoir engagé des travaux de sécurisation sur les tunnels des Almohades et de Dakar, Casa aménagement prévoit désormais d'assurer, pendant un an, l'exploitation technique et la gestion opérationnelle de trois trémies majeures de la métropole, afin de garantir leur fonctionnement continu.
Article : Le Complexe Mohammed VI de formation professionnelle remis aux autorités maliennes sur instructions royales
Édifié sur une superficie de 5.200 m² à Bamako, le Complexe Mohammed VI de formation professionnelle, remis aux autorités maliennes sur instructions royales, accueillera près de 1.000 stagiaires par an dans 21 filières, dont 12 dédiées aux métiers du BTP et 9 aux secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en hausse de 0,43%
La Bourse de Casablanca a terminé la dernière séance de la semaine sur une note positive. Le MASI s'est apprécié de 0,43%, réduisant légèrement ses pertes depuis le début de l'année, dans un marché ayant généré près de 165 MDH de transactions, exclusivement sur le marché central.