Fès va rendre sa décharge plus « verte »
La ville et l’Aderee vont collaborer étroitement pour que la gestion des ordures soit plus respectueuse de l’environnement.
C’est Saïd Mouline, directeur général de l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee) et président de la commission nationale de l’économie verte, qui l’a annoncé : une convention entre l’Aderee et le conseil de la ville de Fès sera probablement signée dans les prochains jours. Objectif : assurer un meilleur développement de la décharge contrôlée.
Cette annonce a été faite à l’occasion de la journée d’étude organisée à Fès le jeudi 25 avril par la commission économie verte de la CGEM centre-nord.
La journée portant sur le thème Economie verte : états des lieux, enjeux et opportunités de sortie de crise pour le Maroc a « constituée une réelle opportunité à saisir, pour que la région de Fès se rapproche de l’Aderee », nous confie Saïd Mouline.
L’organisme, dont la mission principale porte sur la mise en place d’une dynamique de soutien et d’aide pour développer toutes les actions et les contrats qui rentrent dans le cadre de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique « est en charge de développer dans chaque région un programme de partenariat spécifique qui tient compte de la spécificité de la région et de ses ressources », ajoute Saïd Mouline .
La décharge, qui était une décharge sauvage au niveau de la ville de Fès, est aujourd’hui une décharge contrôlée. La valorisation de ses déchets permettrait de construire un équipement en mesure de produire de l’électricité. Toutefois, en raison du coût exorbitant de l’opération, l’Aderee s’engage à en assurer une partie du financement nécessaire à la production d’électricité à partir de la combustion des ordures.
En effet, le rôle de l’Aderee ne se limite pas au financement, l’agence accompagne les villes dans leurs projets de certification énergétique. «C’est une labellisation que nous venons de lancer. Elle concerne les villes qui gère leurs bâtiments, leurs éclairages publics, leurs transports publics et leur décharge avec un maximum de valorisation énergétique », indique Saïd Mouline. Pour mémoire, l’Aderee accompagne depuis cette année trois villes – Oujda, Agadir et Chefchaouen – dans un processus de labellisation énergétique.
À découvrir
à lire aussi
Article : L’ONCF investit près de 80 MDH pour construire et prolonger des passages souterrains dans 15 gares
Réparti en deux lots, le programme concerne dix sites sur l’axe Mohammedia-Nouaceur et cinq entre Benguerir et Marrakech, avec des aménagements d’accès aux quais et des ouvrages provisoires destinés à maintenir le trafic pendant les chantiers.
Article : 15e RHN Maroc-France : 13 ministres attendus, une quinzaine d’accords prévus
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu effectuera, ce jeudi 16 juillet, une visite officielle au Maroc à la tête d’une délégation gouvernementale composée de douze ministres. Au programme : la 15e réunion de haut niveau franco-marocaine, des entretiens bilatéraux et la signature d'une quinzaine d'accords de coopération.
Article : Pour refaire ses façades, Casablanca lance un chantier de 15 MDH
Répartis en trois lots attribués à Slash, Zamane El Kheir et au groupement Anatra-Solved, les travaux devront être achevés en huit mois. L’opération intervient après l’instauration d’un dispositif obligeant les propriétaires à ravaler leurs immeubles tous les cinq ans.
Article : Le français Nexira rachète Keragum et s’ancre dans la filière marocaine de la caroube
L’opération permet au groupe de s’appuyer sur une unité industrielle récente située près de Casablanca, alimentée par des coopératives locales assurant la traçabilité de la matière première. Elle s’inscrit dans son plan "Ambitions 2030", tandis que son montant reste confidentiel.
Article : L'ONMT repense un nouveau Pavillon Maroc pour renforcer la présence de la destination sur les grands salons internationaux
Le nouveau Pavillon Maroc sera déployé à partir de 2027 sur les principaux salons professionnels internationaux du tourisme. Il vise à renforcer la présence de la destination sur ses marchés prioritaires et à offrir aux opérateurs marocains un nouvel espace de promotion et de développement commercial à l’international.
Article : Sothema : après le split, quel bilan en bourse ?
Deux mois après l’opération, Sothema affiche un cours de 368,95 DH, contre 368 DH lors de la première séance post-split. Si le nombre de transactions a progressé, passant en moyenne de 20 à 32 contrats par séance, les volumes échangés ont rapidement ralenti. Le titre conserve néanmoins plusieurs relais de croissance, malgré une valorisation exigeante et un marché peu animé.