Tamansourt bientôt relancée
Le plan de relance des villes nouvelles pour la période 2013-2016 s’attaque à sa deuxième grande opération. Objectif : attirer davantage d’habitants et d’investisseurs.
Le ministère de l’Habitat est sur le pied de guerre. Le chantier de la relance des villes nouvelles, confrontées à un échec patent, est devenu une priorité. Après Tamesna, qui a bénéficié d’une convention cadre signée fin mars pour une valeur de 538 millions de DH, c’est au tour de Tamansourt, située à 15km de Marrakech, de faire l’objet d’une nouvelle convention. La plus grande ville nouvelle du Maroc devait accueillir 450 000 habitant sur 1930 ha mais n’en compte aujourd’hui que 51 000.
« L’élaboration de la convention cadre est en cours. Nous venons de contacter les différents départements concernés dont l’Intérieur, l’Equipement, la Santé, l’Enseignement ou encore la Jeunesse et les Sports qui doivent rendre leurs copies fixant les budgets alloués au projet. Il devront aussi préciser s’ils prélèveront ces montants du budget de 2013 ou s’ils attendront l’année prochaine », précise une source ministérielle.
Une convention cadre pour réaliser des équipements publics et socio culturels
Globalement, cette convention s’articulera autour des mêmes principes que pour Tamesna : la réalisation de grands projets d’équipements publics et socioculturels de proximité, le réaménagement des axes structurants de la ville, le renforcement des voies de liaison stratégiques, le traitement paysager ainsi que la gestion et l’entretien de la ville.
Pour cela, des mesures particulières devront être mises en place. Il s’agit, entre autres, de la prise en charge par l’ONEE de la réalisation de la station de traitement des eaux usées et de la gestion des ouvrages d’assainissement, de l’appui de l’Etat pour l’évacuation du terrain du douar Alharmel, de l’activation du chantier de déplacement de la décharge qui se trouve sur l’axe routier Marrakech-Tamansourt et de la réalisation de la voie d’accès sur 1km entre le péage de l’autoroute et la ville nouvelle.
La concrétisation des projets économiques phares n’est pas en reste, puisqu’Al Omrane, aménageur de la ville nouvelle, n’y va pas par quatre chemins. Il demandera à MedZ et au ministère de l’Industrie de mettre en place les zones offshoring et industrielles convenues. Un campus universitaire et une école de gendarmerie royale doivent être ouverts.
Le suivi de la mise en œuvre de ces actions sera à la charge de deux comités : l’un central et l’autre local. Le premier rassemblera les différents départements ministériels concernés. Ce comité se réunira périodiquement pour évaluer l’avancement du projet. Le deuxième, placé sous la présidence de l’autorité locale, sera quant à lui composé des représentants des différents services et organismes au niveau local. Il devra étudier l’état d’avancement des projets et lever les contraintes qui se posent sur le terrain.
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