Inauguration de la station d'épuration des eaux usées de Médiouna
Le Roi Mohammed VI et le président François Hollande ont procédé, mercredi à la Commune Mejjatia Ouled Taleb, à l'inauguration de la station d'épuration des eaux usées de Médiouna, un projet pilote favorisant le transfert de technologies et de savoir-faire entre les deux pays.
Réalisée par la société française Lyonnaise des eaux de Casablanca (Lydec), opérateur de services publics qui gère la distribution d'eau et d'électricité, la collecte des eaux usées et pluviales et l'éclairage public au niveau de la Région du Grand Casablanca, la nouvelle station d'épuration des eaux usées de Médiouna s'inscrit dans le cadre de la charte nationale de l'environnement et du développement durable et du schéma directeur des eaux usées du Grand Casablanca qui préconise d'opter pour des stations d'épuration délocalisées pour les centres périphériques.

Eaux usées traitées et réutilisées en agriculture
Mobilisant des investissements de l'ordre de 141 millions de DH, la STEP de Médiouna combine deux technologies, à savoir le procédé des boues activées et la technologie membranaire. Véritable innovation, brevetée par le groupe français Suez Environnement, la technologie membranaire va encore plus loin que le traitement classique des eaux usées et permet d'obtenir une qualité de filtrage supérieure. C'est grâce à cette technologie que les eaux usées traitées de Médiouna peuvent être réutilisées à des fins agricoles.
Première station à être dotée de ce process en Afrique du Nord, la station, d'une capacité de 40.000 Equivalent habitant, permettra le traitement de 3.800 m3 d'eaux usées par jour. Elle contribuera également à la protection de l'oued Hassar et de la nappe phréatique, ainsi que la préservation des ressources hydriques de la région à travers notamment la réutilisation en agriculture des eaux usées traitées.

Un projet d'aménagement hydro-agricole est mis en oeuvre à cet effet par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime pour une réutilisation optimale des eaux traitées par la STEP de Mediouna. Doté d'une enveloppe budgétaire de 11 millions de dirhams, ce projet d'aménagement a pour objectifs la valorisation de plus de un million de m3 d'eaux traitées, l'intensification des cultures irriguées, l'amélioration des revenus des agriculteurs et la création d'emplois supplémentaires.
Ce projet d'aménagement hydro-agricole associé à la STEP de Mediouna consiste en l'équipement des parcelles en goutte-à-goutte sur 110 ha, la réalisation d'ouvrages de raccordement, la pose de conduites d'amené d'eau et la mise en place d'une station tête (Bassin de stockage, station de mise en pression, station de filtration).

La station d'épuration des eaux usées de Médiouna vient ainsi conforter les différents projets d'assainissement liquide réalisés dans le cadre du Schéma directeur des eaux usées de Casablanca et portant notamment sur l'assainissement des eaux usées de la Commune de Dar Bouazza (335 millions DH) et la dépollution du secteur Est du Grand Casablanca (1,39 milliard DH).
Ces projets visent l'amélioration du cadre de vie des populations locales, la préservation de l'environnement et l'accompagnement du développement économique et social de la métropole.
(D'après MAP)
à lire aussi
Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.
Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.
Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.
Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.
Article : Comarit : douze ans après la faillite, les biens de feu Abdelali Abdelmoula toujours dans le viseur
Plus de deux ans après le décès du fondateur de la Comarit, le juge-commissaire poursuit les opérations de réalisation de son patrimoine. Depuis mars 2026, plusieurs biens immobiliers situés à Tanger font l'objet de nouvelles expertises en vue de leur vente. Une énième séquence d'une procédure ouverte en 2014 et qui continue de mobiliser des créanciers représentant plusieurs centaines de millions de dirhams.