Une ville verte de haut standing en train de naître à Bouskoura
Les premiers acquéreurs commencent à emménager dans la nouvelle ville verte, entre golf, sangliers et nids-de-poules.
Une petite cité est en train de naître à Bouskoura, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Casablanca, baptisée la Ville verte. Le projet est conçu par trois grands promoteurs, Prestigia, filiale haut standing d'Addoha, Palmeraie développement et la Compagnie générale immobilière (CGI). Destinée à accueillir 40.000 habitants, la nouvelle ville constitue le plus grand chantier résidentiel de luxe en cours de construction au Maroc.
Trois programmes ont ainsi vu le jour pour répondre aux besoins d’une clientèle avide d’air pur et de verdure, loin des embouteillages et de la pollution ambiante de la ville blanche : Casa Green Town, qui porte le label de la CGI, et qui s’étend sur une superficie de 367 hectares, Bouskoura Golf City, d’une superficie de 220 hectares, signé Prestigia et California Golf Resort, porté par Palmeraie Développement, dont la superficie est de 130 hectares.
Des retards dans la livraison
Toutefois, concilier luxe et satisfaction des clients n’est pas toujours une tâche aisée. Loin s’en faut. Preuve en est la création de l’association « Bouskoura Golf City » qui regroupe des acquéreurs insatisfaits des retards et de la qualité des travaux : « Les chaussées sont dans un état piteux dès les premières pluies. Preuve du travail sérieux quant à la construction des voies d'accès.», indique, non sans ironie, cet acheteur. Même son de cloche sur le site de l’association : « Addoha-Prestigia s’obstine à refuser de reconnaître le préjudice qu’elle a causé à ses clients par les retards de livraison atteignant des records de plus de 18 mois, mettant ainsi les acquéreurs dans des situations financières, pour certains cas, dramatiques. ». Contacté par nos soins, Prestigia ne nous fournit aucune réponse.
Outre la qualité des travaux, que les acheteurs ne manquent pas de dénoncer, notamment sur les réseaux sociaux, l’association souligne, dans une lettre adressée, le 07 juin 2012, au Wali du Grand Casablanca, un problème de sécurité : « la présence des sangliers et leurs fréquentes excursions nocturnes aux abords de la forêt de Bouskoura, qui n’est pas clôturée, posent des risques évidents à la sécurité des individus et des véhicules. Ce refus de clôturer la forêt par le GIE ou par le promoteur va à l’encontre de toute logique de démarche constructive. ».
Le problème sécuritaire ne se limite pas, hélas, à la présence des sangliers. «J’ai subi un vol il y a deux mois en dehors de mon appartement. Vendredi dernier, j’ai fait l’objet, encore une fois, d’un vol mais, cette fois-ci, à l’intérieur de l’appartement : deux ordinateurs portables, tous les bijoux de ma femme, de l’argent en euros et en dirhams ainsi que nos passeports. »,confie un autre habitant, irrité par le manque de sécurité qui règne dans le site.
Toujours est-il que malgré les différentes contraintes que connaît le projet (notamment concernant les procédures d’expropriation), le chantier semble avancer à grands pas et devra être achevé en 2015, si tout se passe conformément aux prévisions du groupe.
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