Tourisme: voici les priorités du ministère selon Nadia Fettah Alaoui (verbatim)

Ce lundi 4 mai, Nadia Fettah Alaoui a présenté au Parlement les grandes lignes du plan de relance du secteur, prévu par le ministère.

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Tourisme : voici les priorités du ministère selon Nadia Fettah Alaoui (verbatim)

Le 04 mai 2020 à 22:15

Modifié le 05 mai 2020 à 16:08

Fortement impactés par la crise du coronavirus, les professionnels du tourisme attendent impatiemment des plans de soutien et de relance. 

Outre les propositions d'organes concernés et le projet de loi émanant du ministère, Nadia Fettah Alaoui dévoile aux membres de la commission des secteurs productifs, les principaux segments du plan de relance que prévoit le ministère, pour venir en aide au secteur du tourisme. 

Tourisme interne: solution momentanée ou projet permanent ?

"Le ministère travaille depuis plusieurs semaines sur le renforcement d’un système de suivi et d’évaluation, pour permettre de collecter les datas et les analyser afin de présenter des rapports, à ce sujet, au comité de veille économique".

"Je peux vous assurer que le CVE a pleinement connaissance qu’il est temps de travailler sur ces plans de relance relatifs au secteur du tourisme. Tout le monde a conscience que le secteur du tourisme et du transport aérien a besoin d’une attention particulière et d’une aide renforcée, comparé à d’autres secteurs. Malheureusement, la reprise sera lente, contrairement à d’autres secteurs qui pourront reprendre leurs activités dans les prochaines semaines", explique la ministre.

"Ce sur quoi nous travaillons aujourd’hui avec les professionnels, consiste à offrir une aide pour éviter la faillite des entreprises touristiques et préserver les emplois. Il s’agit de relancer le tourisme interne et de promouvoir le transport aérien. Il s’agit aussi de lancer des campagnes de promotion digitale, mais aussi de soutenir les professionnels, pour leur permettre d’accéder aux outils digitaux".

"Ce programme de travail s’articule autour de 3 principaux axes. D’abord, faire en sorte que les professionnels soient en mesure de reprendre leurs activités quand il sera temps de le faire. Puis travailler, dès cet été si l’état d’urgence sanitaire est levé d’ici là, à des solutions permettant de relancer le tourisme interne. Et enfin, le retour sur le marché extérieur dans les plus brefs délais, en profitant de la réputation actuelle du pays".

"Le Maroc a acquis une réputation sur le plan international. Nous comptons en profiter pour encourager les touristes à revenir au Maroc et les rassurer quant à la capacité du pays pour les protéger et faciliter leur rapatriement, en cas de nouvelle crise".

"Aujourd’hui, parmi les priorités de notre plan de relance, celle de travailler sur le tourisme interne. Pas uniquement pour dépasser cette crise mais pour en faire une des priorités du secteur de manière permanente. L’Office national marocain du tourisme ONMT n’a pas fait d’étude de marché intérieur depuis plusieurs années, mais nous avions prévu d’en faire pour 2020, bien avant le début de cette crise", assure-t-elle.

Les guides touristiques seront notre priorité

"Sur le court terme, et dans le cadre d’une reprise rapide de l’activité touristique, nous avons développé des outils, qui sont mis à la disposition des professionnels. Il s’agit notamment d’une plateforme dédiée à ces derniers, leur proposant des formations digitales en matière de qualité, de créativité et de pouvoir d’achat. Il s’agit aussi d’une solution digitale, pour évaluer les compétences des guides touristiques indépendants. Ces derniers pourront profiter d’un programme de formation digitale, qui leur sera spécialement dédié", déclare la ministre.

"Les artisans n’avaient pas conscience qu’ils étaient aptes à profiter des aides sociales. Qu'ils soient inscrits à la CNSS, au Ramed ou qu'ils fassent partie du secteur informel, nous leur avons expliqué les premières mesures mises en place par les autorités et dont ils peuvent bénéficier".

Quelles alternatives pour les artisans et les coopératives?

"Les artisans traditionnels ont besoin qu’on restructure leur secteur, d’où, entre autres, l’intérêt du projet de loi 20.30 que nous comptons présenter dans les prochaines semaines à la chambre des conseillers".

"Nous pensons aussi à des solutions pour les aider à commercialiser leurs produits étant donné qu’ils comptaient beaucoup sur les expositions pour vendre leurs produits, il faut donc trouver des moyens alternatifs pour les aider", explique-t-elle.

"Nous collaborons avec les grandes surfaces à ce sujet. Il y a eu des expériences précédentes qui n’ont pas abouti. Nous avons désormais reçu et compris les doléances des grandes surfaces. Nous ne cherchons pas à établir une stratégie sur 5 ans mais plutôt sur les prochains mois avec en parallèle un plan d’action qui s’étale sur 1 ou 2 ans".

"Plusieurs startups, que nous remercions d’ailleurs, ont proposé des solutions qui permettent d’aider les coopératives à vendre leurs produits. Désormais, près de 2.000 coopératives profitent des aides des startups. Nous voulons faire du digital un outil accessible. Aujourd’hui, c’est peut-être un acquis, mais il faut faire un effort pour le simplifier de manière à ce que tout le monde puisse en profiter, comme c’est le cas pour les coopératives".

Quid de la réactivité des banques?

"Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un malentendu entre ce que nous avons demandé aux banques, ce que les entreprises et citoyens attendent et ce que nous pouvons constater", déclare la ministre.

"Nous avons expliqué nos besoins aux banques et leur avons demandé de nous présenter une offre. Chaque ministère doit se charger des professionnels de son secteur. Dans notre cas, nous avons par exemple contacté les banques qui sont habituées à travailler avec les coopératives et qui connaissent leurs soucis. C’est ainsi que nous avons pu déterminer les problématiques à résoudre. Par contre, les banques qui ne sont pas habituées à traiter avec les coopératives se sont penchées sur les secteurs qu’elles maîtrisent, comme l’artisanat par exemple".

"J'ai remarqué que la quasi-totalité de vos interventions ont porté sur ce sujet relatif aux banques. Nous avons la responsabilité de revenir vers vous avec plus d'explications".

Tourisme: voici les priorités du ministère selon Nadia Fettah Alaoui (verbatim)

Le 05 mai 2020 à10:32

Modifié le 05 mai 2020 à 16:08

Ce lundi 4 mai, Nadia Fettah Alaoui a présenté au Parlement les grandes lignes du plan de relance du secteur, prévu par le ministère.

Fortement impactés par la crise du coronavirus, les professionnels du tourisme attendent impatiemment des plans de soutien et de relance. 

Outre les propositions d'organes concernés et le projet de loi émanant du ministère, Nadia Fettah Alaoui dévoile aux membres de la commission des secteurs productifs, les principaux segments du plan de relance que prévoit le ministère, pour venir en aide au secteur du tourisme. 

Tourisme interne: solution momentanée ou projet permanent ?

"Le ministère travaille depuis plusieurs semaines sur le renforcement d’un système de suivi et d’évaluation, pour permettre de collecter les datas et les analyser afin de présenter des rapports, à ce sujet, au comité de veille économique".

"Je peux vous assurer que le CVE a pleinement connaissance qu’il est temps de travailler sur ces plans de relance relatifs au secteur du tourisme. Tout le monde a conscience que le secteur du tourisme et du transport aérien a besoin d’une attention particulière et d’une aide renforcée, comparé à d’autres secteurs. Malheureusement, la reprise sera lente, contrairement à d’autres secteurs qui pourront reprendre leurs activités dans les prochaines semaines", explique la ministre.

"Ce sur quoi nous travaillons aujourd’hui avec les professionnels, consiste à offrir une aide pour éviter la faillite des entreprises touristiques et préserver les emplois. Il s’agit de relancer le tourisme interne et de promouvoir le transport aérien. Il s’agit aussi de lancer des campagnes de promotion digitale, mais aussi de soutenir les professionnels, pour leur permettre d’accéder aux outils digitaux".

"Ce programme de travail s’articule autour de 3 principaux axes. D’abord, faire en sorte que les professionnels soient en mesure de reprendre leurs activités quand il sera temps de le faire. Puis travailler, dès cet été si l’état d’urgence sanitaire est levé d’ici là, à des solutions permettant de relancer le tourisme interne. Et enfin, le retour sur le marché extérieur dans les plus brefs délais, en profitant de la réputation actuelle du pays".

"Le Maroc a acquis une réputation sur le plan international. Nous comptons en profiter pour encourager les touristes à revenir au Maroc et les rassurer quant à la capacité du pays pour les protéger et faciliter leur rapatriement, en cas de nouvelle crise".

"Aujourd’hui, parmi les priorités de notre plan de relance, celle de travailler sur le tourisme interne. Pas uniquement pour dépasser cette crise mais pour en faire une des priorités du secteur de manière permanente. L’Office national marocain du tourisme ONMT n’a pas fait d’étude de marché intérieur depuis plusieurs années, mais nous avions prévu d’en faire pour 2020, bien avant le début de cette crise", assure-t-elle.

Les guides touristiques seront notre priorité

"Sur le court terme, et dans le cadre d’une reprise rapide de l’activité touristique, nous avons développé des outils, qui sont mis à la disposition des professionnels. Il s’agit notamment d’une plateforme dédiée à ces derniers, leur proposant des formations digitales en matière de qualité, de créativité et de pouvoir d’achat. Il s’agit aussi d’une solution digitale, pour évaluer les compétences des guides touristiques indépendants. Ces derniers pourront profiter d’un programme de formation digitale, qui leur sera spécialement dédié", déclare la ministre.

"Les artisans n’avaient pas conscience qu’ils étaient aptes à profiter des aides sociales. Qu'ils soient inscrits à la CNSS, au Ramed ou qu'ils fassent partie du secteur informel, nous leur avons expliqué les premières mesures mises en place par les autorités et dont ils peuvent bénéficier".

Quelles alternatives pour les artisans et les coopératives?

"Les artisans traditionnels ont besoin qu’on restructure leur secteur, d’où, entre autres, l’intérêt du projet de loi 20.30 que nous comptons présenter dans les prochaines semaines à la chambre des conseillers".

"Nous pensons aussi à des solutions pour les aider à commercialiser leurs produits étant donné qu’ils comptaient beaucoup sur les expositions pour vendre leurs produits, il faut donc trouver des moyens alternatifs pour les aider", explique-t-elle.

"Nous collaborons avec les grandes surfaces à ce sujet. Il y a eu des expériences précédentes qui n’ont pas abouti. Nous avons désormais reçu et compris les doléances des grandes surfaces. Nous ne cherchons pas à établir une stratégie sur 5 ans mais plutôt sur les prochains mois avec en parallèle un plan d’action qui s’étale sur 1 ou 2 ans".

"Plusieurs startups, que nous remercions d’ailleurs, ont proposé des solutions qui permettent d’aider les coopératives à vendre leurs produits. Désormais, près de 2.000 coopératives profitent des aides des startups. Nous voulons faire du digital un outil accessible. Aujourd’hui, c’est peut-être un acquis, mais il faut faire un effort pour le simplifier de manière à ce que tout le monde puisse en profiter, comme c’est le cas pour les coopératives".

Quid de la réactivité des banques?

"Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un malentendu entre ce que nous avons demandé aux banques, ce que les entreprises et citoyens attendent et ce que nous pouvons constater", déclare la ministre.

"Nous avons expliqué nos besoins aux banques et leur avons demandé de nous présenter une offre. Chaque ministère doit se charger des professionnels de son secteur. Dans notre cas, nous avons par exemple contacté les banques qui sont habituées à travailler avec les coopératives et qui connaissent leurs soucis. C’est ainsi que nous avons pu déterminer les problématiques à résoudre. Par contre, les banques qui ne sont pas habituées à traiter avec les coopératives se sont penchées sur les secteurs qu’elles maîtrisent, comme l’artisanat par exemple".

"J'ai remarqué que la quasi-totalité de vos interventions ont porté sur ce sujet relatif aux banques. Nous avons la responsabilité de revenir vers vous avec plus d'explications".

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