Samir: continuation et nouveau sursis pour le raffineur
Période de continuité prolongée de 3 mois pour la Samir. Une demande du syndic après des appels des salariés et créanciers. Un délai de grâce pour trouver enfin un acquéreur.
Nouveau sursis pour la Samir. Le 18 avril, le tribunal de commerce a prolongé de 3 mois supplémentaires la période de continuité de l’exploitation. Le raffineur en liquidation devra d’ici le 18 juillet trouver un acquéreur pour relancer l’activité à l’arrêt depuis août 2015.
Prononcée le 21 mars 2016, la liquidation avait été assortie d’un délai de 3 mois de continuité, qui a été prolongé plusieurs fois depuis, toujours sur demande du syndic judiciaire.
« Lorsque l’intérêt général ou l’intérêt des créanciers nécessite la continuation de l’activité de l’entreprise soumise à liquidation judiciaire, le tribunal peut autoriser cette continuation pour une durée qu’il fixe, soit d’office soit à la demande du syndic ou du procureur du Roi » (article 652 du code de commerce).
Selon nos sources, le syndic Abdelkbir Safadi a un temps hésité avant de requérir cette énième prolongation, qui n’était pas acquise. La pression des salariés et celle des créanciers l’ont poussé à initier une nouvelle requête.
Ces dernières semaines, les employés de la Samir ont multiplié les appels en ce sens, par voie de communiqué ou encore lors d’un sit-in organisé le 15 avril devant le siège du raffineur à Mohammedia.
Regroupés en assemblée, les créanciers avaient invité le liquidateur à réclamer la prorogation du délai qui devait prendre fin ce 21 avril. Deux des trois contrôleurs, BCP et le représentant des salariés, étaient d’ailleurs présents jeudi, avant les délibérés, pour exprimer leur soutien à la nouvelle prolongation.
« Au moment où les discussions sont très avancées avec l’un des acquéreurs, ne pas prolonger la période de continuité serait une mauvaise idée », nous a rapporté, juste avant la décision du tribunal, l’un des contrôleurs.
Reste à profiter de ce nouveau délai de grâce pour acter définitivement la cession du raffineur, bloquée depuis plus de deux ans. Le juge-commissaire, le syndic et les contrôleurs se réuniront le 23 avril pour voir où en est ce dossier.
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