Modèle de développement: le PJD, l'USFP et l'Istiqlal exposent leurs visions
La Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) a entamé jeudi 2 janvier ses séances d'écoute avec les représentants du PJD, de l'USFP et de l'Istiqlal. La Commission poursuit ses séances d'écoute ce vendredi avec le MDS.
Les propositions du PJD relatives au nouveau modèle de développement s'articulent autour de 3 thèmes principaux, à savoir "la nécessité de s'appuyer sur l'ensemble des valeurs sociétales inclusives et authentiques, la consécration du choix démocratique et le renforcement du système de gouvernance":
- Passer outre toute dimension traditionnelle dans tout modèle de développement à travers la consécration des valeurs sociétales authentiques.
- Conférer aux élections la place qui leur échoit et d'œuvrer au renforcement des partis politiques et à la consolidation de leur rôle, eu égard à leur contribution au renforcement des institutions de l’Etat.
- Renforcer le système de gouvernance, comme stipulé par la Constitution et ce, vu l'importance de ce volet dans la redynamisation du développement et la lutte contre l’économie de rente.
- Le chantier d'élaboration d'un nouveau modèle de développement est d'une importance capitale, au moment où le Royaume entame une nouvelle décennie, après les deux dernières caractérisées par une dynamique de développement en dépit du déficit enregistré dans plusieurs secteurs.
L'USFP a élaboré sa vision du nouveau modèle de développement autour de cinq principaux axes, à savoir les piliers institutionnel, économique, social, sociétal et culturel.
Le parti a présenté plusieurs propositions dans le cadre de l'axe institutionnel, notamment en ce qui concerne la garantie de l'équilibre des pouvoirs et de l'acquittement de leurs rôles conformément à la constitution, et la réussite du renouvellement des élites et des compétences politiques.
Le parti considère "fondamentale" la question de la modernité, tout comme la question de l'égalité, qui permet à la moitié de la société de jouer pleinement son rôle.
Pour le parti de l'Istiqlal, le modèle actuel a atteint ses limites et il est nécessaire de passer de la société de l'économie de rente et de privilèges vers une société où tous ses membres jouissent des mêmes droits et ont les mêmes obligations:
- Passer d’une gouvernance basée sur le clientélisme et le favoritisme à celle fondée sur l’efficacité, le ciblage, la globalité et l’inclusion dans les politiques appliquées.
- Renforcer la cohésion sociale, réduire les disparités territoriales et sociales, renforcer la classe moyenne et investir dans les ressources humaines.
- Renforcer les capacités des entreprises, des institutions, des partis politique, de la société civile et des syndicats et gérer raisonnablement les ressources vitales rares.
Ce vendredi, la commission poursuit ses séances d'écoute en recevant les représentants du Mouvement démocratique et social (MDS).
Le MDS est représenté lors de cette réunion par Abdessamad Archane, secrétaire général du parti, Mahmoud Archane, président du Conseil de la présidence, Khella Essaidi, président du Conseil national et Driss Ghandi, coordinateur du bureau politique.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026. Les éclairages de Mohamed Ouahbi
Un brin fataliste puis agacé par la tournure que prenait la conférence de presse organisée ce mardi 14 juillet au Complexe Mohammed VI de Salé, Mohamed Ouahbi a tenté d’apporter sa version des faits à des questions auxquelles il n’avait pas toujours les réponses. Mais le sélectionneur a tout de même affiché une foi inébranlable en l’avenir après l’élimination en quart du Mondial 2026.
Article : Pour responsabiliser les livreurs, Glovo va numéroter ses sacs
Dès le second semestre 2026, 10.000 équipements dotés d’un identifiant visible seront progressivement déployés au Maroc.
Article : Al Haouz : un avion militaire léger s'écrase après une panne moteur, le pilote indemne
L'ancien pilote de Mirage F1, qui était aux commandes de l’appareil, a été contraint de tenter un atterrissage d’urgence dans un douar proche de Marrakech.
Article : Après les crues de 2026, un barrage à 1,145 milliard de DH pour protéger Ksar El Kébir
Implanté sur l’oued Loukkos, en amont d’Oued El Makhazine, le futur ouvrage pourra retenir jusqu’à 400 millions de m³ et devrait entrer en service à l’horizon 2030.
Article : La station de dessalement de Casablanca sera opérationnelle en février 2027, annonce Nizar Baraka
D’une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an, portée ensuite à 300 Mm³, l’infrastructure doit renforcer la sécurité hydrique du Grand Casablanca.
Article : Reprise de la guerre au Moyen-Orient : quel impact pour le Maroc ?
Le répit aura été bref. Moins d’un mois après l’accord entre Washington et Téhéran, les frappes ont repris et le Brent a bondi de 77 à 87 dollars en vingt-quatre heures. Pour un pays qui importe près de 90% de ses besoins énergétiques, l’enjeu dépasse largement le prix à la pompe. Transport, industrie, inflation et budget de l’État pourraient rapidement subir le contrecoup d’un conflit qui menace aussi les routes maritimes.