MHE: "La charte d'investissement est au SGG, et nous travaillons sur un PAI 2.0"

Lors de son intervention à la 2ème université d'été de la CGEM, le ministre de l'Industrie et du Commerce s'est longuement attardé sur l'important chantier de la charte de l'investissement qu'il promet pour les semaines à venir. Détails. 

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MHE:

Le 13 septembre 2019 à 14:30

Modifié le 13 septembre 2019 à 16:44

Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, était l'un des invités de la deuxième édition de l'université d'été de la CGEM. D'emblée, il s'est dit plus rassuré que l'an dernier où son allocution a été un véritable plaidoyer contre le négativisme

"Je suis plus rassuré que l'année dernière, néanmoins, il me reste quelques cases à combler. Je reçois davantage d'opérateurs économiques pleins d'entrain et qui réussissent dans leurs investissements, mais pas assez à mon goût. J'ose espérer qu'ensemble nous allons les démultiplier",  avance-t-il. 

Mais le principal sujet sur lequel MHE s'est attardé est celui de la charte de l'investissement en livrant des éléments inédits sur son contenu et le planning de son adoption. 

"Cette charte a pris du temps, beaucoup de temps. Nous sommes à la 48ème version", révèle le ministre. "Nous arrivons à la fin du processus", ajoute-t-il en assurant que le texte est au niveau du Secrétariat général du gouvernement pour "la énième lecture ".

"Nous finissons, la semaine prochaine, la dernière lecture avec le SGG pour la mettre dans le circuit". Elle passera en Conseil de gouvernement, en Conseil des ministres puis au Parlement.  Elle sera fort probablement prête avant la fin de l'année. 

Le ministre assure que cette charte contient "des choses un peu différentes de ce qu'il y avait par le passé". 

Quelques nouveautés de la future charte

Voici les premiers éléments révélés par le ministre :

- La transmission: des mesures concrètes seront proposées pour répondre aux problèmes de transmission des entreprises de génération en génération et des propriétaires aux salariés. Le ministre évoque un régime fiscal facilitant la transmission aux descendants puis aux salariés qui ont plus de 10 ans d'ancienneté dans l'entreprise. 

- Un congé sans solde pour les salariés qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat avec une bourse de vie accompagnée par l'Etat.

- Un soutien spécifique aux structures d'accompagnement pour les incubateurs.

- La labellisation des PME à haut potentiel qui bénéficieraient d'avantages pendant 5 ans en matière fiscale et d'un allègement de charges sociales avec prise en charge par l'Etat. 

- La labellisation des startups innovantes.

- La labellisation des agrégateurs d'auto-entrepreneurs. 

- Des mesures de soutien pour l'internationalisation des PME. "Nous avons des PME extrêmement compétitives avec des produits de qualité qu'elles n'arrivent pas à exporter. Nous souhaitons les accompagner et permettre aux entreprises de recruter des jeunes pour des missions à l'étranger", explique le ministre. 

- Les entreprises qui se déploient à l'international en propre ou à travers des franchises pourront bénéficier d'une aide spécifique.

- L'encouragement des actions groupées à l'international. 

Encourager l'investissement dans les régions

La ministre ajoute que des mesures sont prises pour encourager l'investissement dans les régions. "On nous reproche souvent la forte concentration des investissements à Casablanca, Tanger et plus récemment à Kénitra. L'objectif est d'accompagner les entreprises qui souhaitent s'implanter au niveau du territoire de façon différenciée en encourageant les territoires les moins favorisés", explique-t-il.

MHE annonce la volonté de création de plateformes pour le commerce électronique avec des spécificités. "Il faut qu'autour de chacune des plateformes électroniques, on ait des PME qui fournissent le commerce en ligne de façon plus intéressante", explique-t-il. 

Par ailleurs, le ministre annonce que son département planche sur une nouvelle stratégie industrielle à la veille de l'arrivée à échéance du PAI en 2020. C'est "un plan d'accélération industrielle 2.0" sur lequel travaille le ministère, intégrant les objets connectés, l'innovation, la recherche et surtout l'intégration dans le tissu économique industriel du Maroc davantage de capital marocain", confie-t-il. 

(Intervention à partir de la 57ème minute)

MHE: "La charte d'investissement est au SGG, et nous travaillons sur un PAI 2.0"

Le 13 septembre 2019 à14:35

Modifié le 13 septembre 2019 à 16:44

Lors de son intervention à la 2ème université d'été de la CGEM, le ministre de l'Industrie et du Commerce s'est longuement attardé sur l'important chantier de la charte de l'investissement qu'il promet pour les semaines à venir. Détails. 

Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Moulay Hafid Elalamy, était l'un des invités de la deuxième édition de l'université d'été de la CGEM. D'emblée, il s'est dit plus rassuré que l'an dernier où son allocution a été un véritable plaidoyer contre le négativisme

"Je suis plus rassuré que l'année dernière, néanmoins, il me reste quelques cases à combler. Je reçois davantage d'opérateurs économiques pleins d'entrain et qui réussissent dans leurs investissements, mais pas assez à mon goût. J'ose espérer qu'ensemble nous allons les démultiplier",  avance-t-il. 

Mais le principal sujet sur lequel MHE s'est attardé est celui de la charte de l'investissement en livrant des éléments inédits sur son contenu et le planning de son adoption. 

"Cette charte a pris du temps, beaucoup de temps. Nous sommes à la 48ème version", révèle le ministre. "Nous arrivons à la fin du processus", ajoute-t-il en assurant que le texte est au niveau du Secrétariat général du gouvernement pour "la énième lecture ".

"Nous finissons, la semaine prochaine, la dernière lecture avec le SGG pour la mettre dans le circuit". Elle passera en Conseil de gouvernement, en Conseil des ministres puis au Parlement.  Elle sera fort probablement prête avant la fin de l'année. 

Le ministre assure que cette charte contient "des choses un peu différentes de ce qu'il y avait par le passé". 

Quelques nouveautés de la future charte

Voici les premiers éléments révélés par le ministre :

- La transmission: des mesures concrètes seront proposées pour répondre aux problèmes de transmission des entreprises de génération en génération et des propriétaires aux salariés. Le ministre évoque un régime fiscal facilitant la transmission aux descendants puis aux salariés qui ont plus de 10 ans d'ancienneté dans l'entreprise. 

- Un congé sans solde pour les salariés qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat avec une bourse de vie accompagnée par l'Etat.

- Un soutien spécifique aux structures d'accompagnement pour les incubateurs.

- La labellisation des PME à haut potentiel qui bénéficieraient d'avantages pendant 5 ans en matière fiscale et d'un allègement de charges sociales avec prise en charge par l'Etat. 

- La labellisation des startups innovantes.

- La labellisation des agrégateurs d'auto-entrepreneurs. 

- Des mesures de soutien pour l'internationalisation des PME. "Nous avons des PME extrêmement compétitives avec des produits de qualité qu'elles n'arrivent pas à exporter. Nous souhaitons les accompagner et permettre aux entreprises de recruter des jeunes pour des missions à l'étranger", explique le ministre. 

- Les entreprises qui se déploient à l'international en propre ou à travers des franchises pourront bénéficier d'une aide spécifique.

- L'encouragement des actions groupées à l'international. 

Encourager l'investissement dans les régions

La ministre ajoute que des mesures sont prises pour encourager l'investissement dans les régions. "On nous reproche souvent la forte concentration des investissements à Casablanca, Tanger et plus récemment à Kénitra. L'objectif est d'accompagner les entreprises qui souhaitent s'implanter au niveau du territoire de façon différenciée en encourageant les territoires les moins favorisés", explique-t-il.

MHE annonce la volonté de création de plateformes pour le commerce électronique avec des spécificités. "Il faut qu'autour de chacune des plateformes électroniques, on ait des PME qui fournissent le commerce en ligne de façon plus intéressante", explique-t-il. 

Par ailleurs, le ministre annonce que son département planche sur une nouvelle stratégie industrielle à la veille de l'arrivée à échéance du PAI en 2020. C'est "un plan d'accélération industrielle 2.0" sur lequel travaille le ministère, intégrant les objets connectés, l'innovation, la recherche et surtout l'intégration dans le tissu économique industriel du Maroc davantage de capital marocain", confie-t-il. 

(Intervention à partir de la 57ème minute)

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