Le PJD bloque toujours le vote de la Loi-cadre sur l'éducation en commission
Le vote du projet de loi-cadre sur l'éducation reporté pour la troisième fois en trois jours. Le PJD encore à l'origine du blocage.
Prévu pour ce mercredi 3 avril, le vote en commission du projet de loi-cadre a été reporté sine die. Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion houleuse, tenue à huis-clos à la Chambre des représentants. Une réunion des chefs de groupes aura lieu ce jeudi autour de Habib Malki président de la Chambre des représentants. Elle décidera de la suite du calendrier.
C'est le troisième report en trois jours. Le quatrième si on compte celui survenu lors de la session d'automne. En cause, le PJD bloque toujours sur la question de la langue d'enseignement des matières scientifiques et techniques. Initié par le ministère de l'Education, le projet voudrait que ces matières soient enseignées en langue étrangères. Ce que refuse le parti islamiste.
Le 25 mars dernier, les différents groupes parlementaires, y compris celui du PJD, étaient parvenus à un compromis sur cette disposition, ouvrant la voie à la validation du texte. Les parlementaires PJD se sont finalement rétractés.
Si les sources au sein du parti le réfutent, cette volte-face semble faire écho à la demande de Abdelilah Benkirane, ex secrétaire général du parti. Dans une vidéo live diffusée dimanche 31 mars, l'intéressé avait appelé ses co-partisans à s'opposer à la disposition polémique.
Officiellement, le PJD avance l'argument de la vision stratégique. Celle-ci limite l'alternance des langues aux modules et contenus, sans les étendre aux matières. Selon le PJD, le ministère est allé au delà de cette vision en appliquant l'alternance linguistique aux matières scientifiques. Ce que concède le principal concerné, le ministre Amzazi : "Oui, nous voudrions aller plus loin que la vision stratégique. Nous voulons la faire évoluer".
Pour le ministre, il est question de régler le problème de la fracture linguistique entre l'enseignement supérieur, où ces matières sont actuellement enseignées en français, et les cycles inférieurs où elles sont prodiguées en arabe. Les faits plaident pour lui. Les statistiques démontrent en effet que cette situation favorise l'abandon dans les facultés des sciences.
à lire aussi
Article : Retail media : le potentiel inexploité des hanouts au Maroc
Alors que le retail media se développe mondialement, la start-up FMK Media déploie un réseau d'écrans numériques dans les commerces de proximité au Maroc. Décryptage d'un modèle qui cherche à allier rentabilité pour les épiciers, transparence pour les marques et efficacité locale.
Article : Santé numérique : ce que le projet de loi prévoit de changer dans votre parcours de soins
Le projet de loi 52.26 adopté en Conseil du gouvernement pose les bases de la santé numérique au Maroc. Dossier médical partagé, identifiant sanitaire unique, plateforme nationale et agence dédiée… Il encadre l’accès aux données, fixe les droits des patients et prévoit des sanctions. Détails.
Article : Déficit budgétaire 2026 : le Maroc peut-il tenir les 3% ?
Malgré le choc énergétique, la hausse des dépenses sociales et salariales et l’accélération de l’investissement public, le gouvernement maintient son objectif de ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2026. La cible est comptablement atteignable. Reste à savoir si cet ajustement repose sur des bases solides et durables.
Article : Gazoduc Nigeria-Maroc : qui paiera et quand le gaz arrivera
De Casablanca à Abuja, la signature de l’accord intergouvernemental le 19 juillet marque un tournant pour ce projet destiné à acheminer le gaz ouest-africain jusqu’au Maroc et à l’Europe, soutenu par d’immenses réserves gazières au Nigeria, au Sénégal et en Mauritanie. Qui doit le financer, comment il sera construit au Maroc et pourquoi le premier gaz n’est attendu qu’en 2031 : tour d’horizon.
Article : Aviculture : prix toujours bas, jusqu'à 3 DH de pertes par kg pour les éleveurs
Les prix du poulet continuent de reculer au Maroc, creusant les pertes des éleveurs. Le secteur espère toutefois une remontée progressive des prix à partir de septembre, portée par une baisse attendue de l'offre et un léger rebond de la demande. Détails.
Article : Settat : l’ONEE renforce l’alimentation en eau avec un projet de 210 MDH
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable a mis en service la première tranche d’un projet de 210 millions de dirhams destiné à renforcer et sécuriser l’alimentation en eau potable de Settat et des localités voisines. Cette première phase permet de doubler le débit d’alimentation de la ville.