Le Pôle urbain de Mazagan accueillera ses 10.000 premiers habitants à partir de 2023

C’est ce que nous annonce Karim Laghmich, directeur général de la Société d’aménagement et de développement du Mazagan. Ces habitants vivront dans l’un des cadres urbains les plus écolo et smart du pays, la ville ayant été déclarée éligible pour l’une des plus hautes certifications mondiales en la matière. Tour d’horizon.

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Le Pôle urbain de Mazagan accueillera ses 10 000 premiers habitants à partir de 2023

Le 14 octobre 2020 à 20:52

Modifié le 15 octobre 2020 à 11:44

Porté depuis 2013 par la Sadem, une co-filiale d'OCP et des Domaines de l’Etat, le Pôle urbain de Mazagan (Puma) vient de franchir une nouvelle phase dans son processus de développement.

Visant dès le départ les plus hauts standards en matière d’écologie, d’innovation et d'aménagement urbain, le projet vient d’être déclaré "potentiellement éligile pour le "World leadership" 6 stars, qui représente le plus haut niveau de performance de la certification Green Star", nous annonce le DG de la société d'aménagement de cette nouvelle ville, Karim Laghmich.

Cette certification dite "Green Star", la Sadem est allée la chercher en Australie. Elle est délivrée par le Green Building Council Australie, organisme créé en 2003 et qui a certifié à ce jour plus de 2.350 projets dans le monde, "soit l'équivalent de plusieurs millions de mètres carrés aménagés sous le signe du "Well being" de la communauté", précise M. Laghmich.

"L’idée de viser ce label nous est venue après une visite que nous avons menée en Australie avec le ministère de l’Habitat. Il s’agit de l’une des meilleures certifications en matière d’aménagement et de développement de villes écologiques. Elle est différente des certifications européennes et américaines, mais elle est reconnue sur le plan mondial comme une certification hautement prestigieuse et elle correspond à nos aspirations pour ce projet de nouveau pôle urbain de Mazagan", nous dit-il.

Karim Laghmich, directeur général de la Société d’Aménagement et de Développement du Mazagan

Pour l’obtenir, la Sadem a commencé d’abord par déposer son projet, qui a été conçu dès le départ dans un esprit d'éco responsabilité. Après une première évaluation par l’organisme certificateur, le Puma a été déclaré "potentiellement éligible au plus haut niveau de performance de la certification Green Star".

Concrètement, cela signifie que la Sadem doit apporter quelques modifications dans son cahier des charges pour pouvoir obtenir le précieux label. Un processus qui va durer trois ans, selon le DG de la société.

"Nous avons choisi d’entrer dans ce processus de labellisation pour offrir les meilleurs standards de vie aux futurs habitants de la ville. Et ce choix d’avoir la certification en amont nous permettra dès le départ d’aménager la ville en fonction des meilleurs standards mondiaux".

Ces standards sont de quatre natures, nous explique M. Laghmich: la gouvernance, l’habitabilité, la prospérité économique, l'environnement & l’innovation.

Transformer une commune rurale en un pôle urbain

Sur le critère de la gouvernance par exemple, la Sadem doit dès le départ anticiper le développement que connaîtra la localité où sera construite la ville et préparer le terrain pour que sa gouvernance soit en phase avec sa taille, nous explique le responsable du projet.

Le projet est situé actuellement dans une commune rurale, de petite taille, entre Azemmour et El Jadida.

"Si on installe une nouvelle ville de 1.350 ha, il faut que cette commune évolue. Qu’elle devienne une vraie commune urbaine avec des moyens plus importants, financiers et humains, pour pouvoir gérer la ville, l’eau, l'assainissement et l'ensemble des équipements qui vont être construits", cite à titre d’exemple Karim Laghmich. 

Ces aspects, la Sadem va donc les prendre en compte en amont, avant même la construction de la ville. Et elle dispose pour cela d’un atout de taille: l'implication directe du ministère de l'Intérieur dans le suivi du projet.

"Transformer la gouvernance d’une localité nécessite des négociations avec l’Intérieur. Il se trouve que le département de l’Intérieur est impliqué de près dans le projet, puisque le comité local de suivi est présidé par le gouverneur de la province. Le secrétaire général du département de l’Intérieur co-préside également aux côtés du département de l’Habitat le comité central de suivi. Ce qui facilite les choses en cas de blocages au niveau local", nous explique-t-il.

Autre critère exigé par les Australiens: l’habitabilité. Et là aussi, la Sadem doit répondre en amont à plusieurs critères pour offrir les conditions d’un mode de vie sain pour tous les résidents de la ville.

Sortir de la logique de ghettoïsation

"Le principe ici, c’est l'inclusion sociale, la mixité. La ville doit appartenir à tous ses habitants, contrairement à des expériences où on a vu naître des ghettos ou des espaces dédiées aux riches totalement séparés des autres populations. Toutes les classes sociales doivent se retrouver dans cette nouvelle ville, sans exclusion. On ne parle plus d’ailleurs chez nous de logement social, le mot est réducteur, mais plutôt de logement intermédiaire".  

Pour cela, il faut que l’habitat puisse être accessible à tous, en particulier les habitants de la région. "On construit pour les Jdidis et les Zemmouris. Les prix du logement seront ainsi alignés sur le prix du marché dans ces deux villes. Tout en respectant les spécificités des habitants de la région, leur culture. Les Doukkalis sont par exemple très attachés à la terre et aiment bien avoir leur potager. On doit pouvoir répondre à ce besoin", explique le patron de Sadem, qui nous apprend que sur les 1.300 ha du pôle urbain, 300 ha seront réservés à la forêt et à des espaces verts.

Loin d’une simple logique de construction de logement, le projet vise également à répondre à la problématique de la vie au quotidien, aspect qui a été négligé dans le développement de ce qu’on appelait, au début des années 2000, les "nouvelles villes", devenues "villes fantômes", faute d'équipements de proximité.

La démarche de Sadem est en cela originale et nouvelle: "Avant de construire les logements, on commence d’abord par les équipements: écoles, structures sanitaires, commerces, équipements culturels sportifs... Le tout dans un souci de proximité et de mobilité. Pour les commerces par exemple, on ne vise pas la construction de grandes surfaces, mais on va commencer par des petits commerces de proximité, des bouchers, des épiciers, des pharmacies… Il faut que l’habitant soit proche de tout ce dont il pourra avoir besoin dans sa vie quotidienne".

Ciblant les habitants d’El Jadida et d’Azemmour, la ville reste ouverte à une population extérieure qui veut changer de cadre de vie, notamment les Casablancais.

"Beaucoup de Casablancais expriment aujourd’hui leur envie de sortir de la ville à la recherche d’espaces verts, d’une certaine sérénité. Ce nouveau pôle urbain peut parfaitement correspondre à leurs besoins. La ville est d’ailleurs connectée à la route nationale et à l’autoroute El Jadida-Casa, et on est en train de négocier avec l’ONCF un projet d’installation d’une gare de train pour faciliter la mobilité vers Casablanca ", nous confie M. Laghmich.

Créer un pont entre deux villes qui ne communiquent pas

Au-delà de ces aspects d’habitabilité, le projet vise également à créer de l’activité économique autour et devenir un centre académique réunissant plusieurs pôles universitaires et de recherche.

"Nous venons de lancer la construction de l’ENCG sur un terrain de 3,5 ha. L’école s’ajoutera à l’université Chouaib Doukkali, à l’ENSA et au pôle Chimie & Eau de l’Université Mohammed VI Polytechnique qui s’installera sur place. Il y aura une vraie vie estudiantine dans la ville".

Autre objectif: attirer des entreprises, des bureaux. A commencer par le promoteur du projet OCP, qui installera des locaux sur place.

"L’idée n’est pas de faire du béton. Mais de créer un écosystème, créateur de richesse et où il fait bon de vivre". L’objectif ultime étant de créer un pont entre la ville d’Azemmour et celle d’El Jadida. Situé en face du Mazagan Beach Resort, à mi chemin entre les villes, le Puma a dans son ADN cet objectif de créer un lien entre les deux villes, selon le DG de Sadem.

"Le projet va s’intégrer dans une région où Azemmour, une ville historique au grand potentiel, vivote, et où El Jadida s’est tournée vers le port Jorf Lasfar. Les deux villes ne communiquent pas. La raison d’être de ce projet est de créer ce lien entre les deux villes, pour qu’il y ait de la richesse qui se crée dans cette belle région"», nous dit-il.

Des parcelles de 200 ha déjà mises sur le marché

En attendant l’obtention de ce certificat australien, la Sadem ne chôme pas. Et le projet avance comme prévu lors de son lancement en 2013.

Le DG de la société nous annonce même que la commercialisation des premières parcelles a d’ores et déjà commencé. Il s’agit, nous confie-t-il, de 200 ha, dans ce qui est appelé la "zone prioritaire".

"Ce sont 100 ha proches d’Azemmour et du parc d’exposition Mohammed VI et 100 ha proche d’El Jadida et du pôle universitaire. Les aménagements seront finis d’ici la fin de l’année, et la commercialisation a débuté en mars", précise-t-il.

Freinées par la crise Covid, les ventes sont pour l’instant "timides", selon le DG de Sadem, "mais le trend est positif", assure-t-il. "Depuis septembre, on a remarqué une reprise des ventes. Avec la Covid, les gens commencent à voir de plus en plus à l’extérieur des villes…"

Ces terrains sont vendus nus, car la Sadem ne construit pas de logement. "Nous vendons des parcelles de terrain à des promoteurs sur la base d’un cahier des charges. Nous sommes un aménageur. Mais on suit de près les travaux des promoteurs et le respect du cahier des charges".

Dans ces 200 ha actuellement mis sur le marché, les premiers logements sortiront de terre en 2023. Et seront prêts à accueillir quelque 10.000 habitants, nous confie le patron de Sadem. C’est près de 7,5% de la population qu’abritera théoriquement la ville d’ici 2030 (environ 134.000 habitants). Un rythme qui parait lent, mais sûr selon Karim Laghmich.

"On n’est pas dans une perspective de construction rapide pour vendre... On veut grandir doucement au fur et à mesure que la destination prenne", explique-t-il. 

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Le Pôle urbain de Mazagan accueillera ses 10.000 premiers habitants à partir de 2023

Le 15 octobre 2020 à06:00

Modifié le 15 octobre 2020 à 11:44

C’est ce que nous annonce Karim Laghmich, directeur général de la Société d’aménagement et de développement du Mazagan. Ces habitants vivront dans l’un des cadres urbains les plus écolo et smart du pays, la ville ayant été déclarée éligible pour l’une des plus hautes certifications mondiales en la matière. Tour d’horizon.

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Porté depuis 2013 par la Sadem, une co-filiale d'OCP et des Domaines de l’Etat, le Pôle urbain de Mazagan (Puma) vient de franchir une nouvelle phase dans son processus de développement.

Visant dès le départ les plus hauts standards en matière d’écologie, d’innovation et d'aménagement urbain, le projet vient d’être déclaré "potentiellement éligile pour le "World leadership" 6 stars, qui représente le plus haut niveau de performance de la certification Green Star", nous annonce le DG de la société d'aménagement de cette nouvelle ville, Karim Laghmich.

Cette certification dite "Green Star", la Sadem est allée la chercher en Australie. Elle est délivrée par le Green Building Council Australie, organisme créé en 2003 et qui a certifié à ce jour plus de 2.350 projets dans le monde, "soit l'équivalent de plusieurs millions de mètres carrés aménagés sous le signe du "Well being" de la communauté", précise M. Laghmich.

"L’idée de viser ce label nous est venue après une visite que nous avons menée en Australie avec le ministère de l’Habitat. Il s’agit de l’une des meilleures certifications en matière d’aménagement et de développement de villes écologiques. Elle est différente des certifications européennes et américaines, mais elle est reconnue sur le plan mondial comme une certification hautement prestigieuse et elle correspond à nos aspirations pour ce projet de nouveau pôle urbain de Mazagan", nous dit-il.

Karim Laghmich, directeur général de la Société d’Aménagement et de Développement du Mazagan

Pour l’obtenir, la Sadem a commencé d’abord par déposer son projet, qui a été conçu dès le départ dans un esprit d'éco responsabilité. Après une première évaluation par l’organisme certificateur, le Puma a été déclaré "potentiellement éligible au plus haut niveau de performance de la certification Green Star".

Concrètement, cela signifie que la Sadem doit apporter quelques modifications dans son cahier des charges pour pouvoir obtenir le précieux label. Un processus qui va durer trois ans, selon le DG de la société.

"Nous avons choisi d’entrer dans ce processus de labellisation pour offrir les meilleurs standards de vie aux futurs habitants de la ville. Et ce choix d’avoir la certification en amont nous permettra dès le départ d’aménager la ville en fonction des meilleurs standards mondiaux".

Ces standards sont de quatre natures, nous explique M. Laghmich: la gouvernance, l’habitabilité, la prospérité économique, l'environnement & l’innovation.

Transformer une commune rurale en un pôle urbain

Sur le critère de la gouvernance par exemple, la Sadem doit dès le départ anticiper le développement que connaîtra la localité où sera construite la ville et préparer le terrain pour que sa gouvernance soit en phase avec sa taille, nous explique le responsable du projet.

Le projet est situé actuellement dans une commune rurale, de petite taille, entre Azemmour et El Jadida.

"Si on installe une nouvelle ville de 1.350 ha, il faut que cette commune évolue. Qu’elle devienne une vraie commune urbaine avec des moyens plus importants, financiers et humains, pour pouvoir gérer la ville, l’eau, l'assainissement et l'ensemble des équipements qui vont être construits", cite à titre d’exemple Karim Laghmich. 

Ces aspects, la Sadem va donc les prendre en compte en amont, avant même la construction de la ville. Et elle dispose pour cela d’un atout de taille: l'implication directe du ministère de l'Intérieur dans le suivi du projet.

"Transformer la gouvernance d’une localité nécessite des négociations avec l’Intérieur. Il se trouve que le département de l’Intérieur est impliqué de près dans le projet, puisque le comité local de suivi est présidé par le gouverneur de la province. Le secrétaire général du département de l’Intérieur co-préside également aux côtés du département de l’Habitat le comité central de suivi. Ce qui facilite les choses en cas de blocages au niveau local", nous explique-t-il.

Autre critère exigé par les Australiens: l’habitabilité. Et là aussi, la Sadem doit répondre en amont à plusieurs critères pour offrir les conditions d’un mode de vie sain pour tous les résidents de la ville.

Sortir de la logique de ghettoïsation

"Le principe ici, c’est l'inclusion sociale, la mixité. La ville doit appartenir à tous ses habitants, contrairement à des expériences où on a vu naître des ghettos ou des espaces dédiées aux riches totalement séparés des autres populations. Toutes les classes sociales doivent se retrouver dans cette nouvelle ville, sans exclusion. On ne parle plus d’ailleurs chez nous de logement social, le mot est réducteur, mais plutôt de logement intermédiaire".  

Pour cela, il faut que l’habitat puisse être accessible à tous, en particulier les habitants de la région. "On construit pour les Jdidis et les Zemmouris. Les prix du logement seront ainsi alignés sur le prix du marché dans ces deux villes. Tout en respectant les spécificités des habitants de la région, leur culture. Les Doukkalis sont par exemple très attachés à la terre et aiment bien avoir leur potager. On doit pouvoir répondre à ce besoin", explique le patron de Sadem, qui nous apprend que sur les 1.300 ha du pôle urbain, 300 ha seront réservés à la forêt et à des espaces verts.

Loin d’une simple logique de construction de logement, le projet vise également à répondre à la problématique de la vie au quotidien, aspect qui a été négligé dans le développement de ce qu’on appelait, au début des années 2000, les "nouvelles villes", devenues "villes fantômes", faute d'équipements de proximité.

La démarche de Sadem est en cela originale et nouvelle: "Avant de construire les logements, on commence d’abord par les équipements: écoles, structures sanitaires, commerces, équipements culturels sportifs... Le tout dans un souci de proximité et de mobilité. Pour les commerces par exemple, on ne vise pas la construction de grandes surfaces, mais on va commencer par des petits commerces de proximité, des bouchers, des épiciers, des pharmacies… Il faut que l’habitant soit proche de tout ce dont il pourra avoir besoin dans sa vie quotidienne".

Ciblant les habitants d’El Jadida et d’Azemmour, la ville reste ouverte à une population extérieure qui veut changer de cadre de vie, notamment les Casablancais.

"Beaucoup de Casablancais expriment aujourd’hui leur envie de sortir de la ville à la recherche d’espaces verts, d’une certaine sérénité. Ce nouveau pôle urbain peut parfaitement correspondre à leurs besoins. La ville est d’ailleurs connectée à la route nationale et à l’autoroute El Jadida-Casa, et on est en train de négocier avec l’ONCF un projet d’installation d’une gare de train pour faciliter la mobilité vers Casablanca ", nous confie M. Laghmich.

Créer un pont entre deux villes qui ne communiquent pas

Au-delà de ces aspects d’habitabilité, le projet vise également à créer de l’activité économique autour et devenir un centre académique réunissant plusieurs pôles universitaires et de recherche.

"Nous venons de lancer la construction de l’ENCG sur un terrain de 3,5 ha. L’école s’ajoutera à l’université Chouaib Doukkali, à l’ENSA et au pôle Chimie & Eau de l’Université Mohammed VI Polytechnique qui s’installera sur place. Il y aura une vraie vie estudiantine dans la ville".

Autre objectif: attirer des entreprises, des bureaux. A commencer par le promoteur du projet OCP, qui installera des locaux sur place.

"L’idée n’est pas de faire du béton. Mais de créer un écosystème, créateur de richesse et où il fait bon de vivre". L’objectif ultime étant de créer un pont entre la ville d’Azemmour et celle d’El Jadida. Situé en face du Mazagan Beach Resort, à mi chemin entre les villes, le Puma a dans son ADN cet objectif de créer un lien entre les deux villes, selon le DG de Sadem.

"Le projet va s’intégrer dans une région où Azemmour, une ville historique au grand potentiel, vivote, et où El Jadida s’est tournée vers le port Jorf Lasfar. Les deux villes ne communiquent pas. La raison d’être de ce projet est de créer ce lien entre les deux villes, pour qu’il y ait de la richesse qui se crée dans cette belle région"», nous dit-il.

Des parcelles de 200 ha déjà mises sur le marché

En attendant l’obtention de ce certificat australien, la Sadem ne chôme pas. Et le projet avance comme prévu lors de son lancement en 2013.

Le DG de la société nous annonce même que la commercialisation des premières parcelles a d’ores et déjà commencé. Il s’agit, nous confie-t-il, de 200 ha, dans ce qui est appelé la "zone prioritaire".

"Ce sont 100 ha proches d’Azemmour et du parc d’exposition Mohammed VI et 100 ha proche d’El Jadida et du pôle universitaire. Les aménagements seront finis d’ici la fin de l’année, et la commercialisation a débuté en mars", précise-t-il.

Freinées par la crise Covid, les ventes sont pour l’instant "timides", selon le DG de Sadem, "mais le trend est positif", assure-t-il. "Depuis septembre, on a remarqué une reprise des ventes. Avec la Covid, les gens commencent à voir de plus en plus à l’extérieur des villes…"

Ces terrains sont vendus nus, car la Sadem ne construit pas de logement. "Nous vendons des parcelles de terrain à des promoteurs sur la base d’un cahier des charges. Nous sommes un aménageur. Mais on suit de près les travaux des promoteurs et le respect du cahier des charges".

Dans ces 200 ha actuellement mis sur le marché, les premiers logements sortiront de terre en 2023. Et seront prêts à accueillir quelque 10.000 habitants, nous confie le patron de Sadem. C’est près de 7,5% de la population qu’abritera théoriquement la ville d’ici 2030 (environ 134.000 habitants). Un rythme qui parait lent, mais sûr selon Karim Laghmich.

"On n’est pas dans une perspective de construction rapide pour vendre... On veut grandir doucement au fur et à mesure que la destination prenne", explique-t-il. 

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