Enseignants contractuels: le dossier bloque toujours, grève annoncée en mars
Le dossier des enseignants contractuels n'a pas figuré à l'ordre du jour de la dernière rencontre des syndicats avec le ministère de l'Education nationale. Une nouvelle grève est annoncée en mars.
Les enseignants contractuels poursuivent leur bras-de-fer avec le ministère de l'Education nationale. Le dossier, absent de la dernière rencontre avec les syndicats, bloque toujours.
La coordination des enseignants contractuels annonce un nouveau mouvement de protestation en mars prochain. Une nouvelle grève nationale est ainsi prévue du 18 au 23 mars 2019. Un sit-in et un cycle de conférences juridiques sont aussi annoncés.
Les enseignants contractuels rejettent toujours les contrats des académies régionales (AREFs). Ils réclament leur intégration au règlement fondamental des fonctionnaires du ministère de l'Education nationale.
Lors de la réunion, tenue lundi 25 février avec les syndicats de l'enseignement affiliés à la CDT, UGTM, FDT, UMT et la Fédération nationale de l'enseignement, le ministère de tutelle s'est engagé à préparer un projet relatif au règlement fondamental des fonctionnaires de l'Education nationale. Le débat autour du projet sera ouvert le 25 mars prochain.
Interpellé sur le dossier des contractuels, le ministère a souligné qu'il s'agit d'une "décision du gouvernement".
Dans un communiqué publié à l'issue de cette rencontre, les syndicats rejettent la proposition du ministère, qui "ne répond pas clairement aux doléances des différentes catégories". Ils ont appelé le gouvernement à un "vrai dialogue" notamment sur le dossier des enseignants contractuels.
Le programme de la discorde
Depuis le début de l'année scolaire en cours, plusieurs grèves se sont enchaînées dans le secteur de l'Education nationale. La dernière grève du 23 février a mobilisé 6.000 enseignants, selon les statistiques avancées par les syndicats grévistes.
Lancé en 2015, le programme de recrutement sous contrat visait à recruter des enseignants du primaire, du collège et du lycée. L'objectif était de permettre aux académies de faire face à la forte augmentation des effectifs scolarisés. Le gouvernement aspire ainsi à recruter plus de 200.000 enseignants contractuels entre 2015 et 2030.
Le 21 février dernier, le porte-parole du gouvernement a affirmé que "le statut des cadres du corps enseignant au niveau des AREFs leur accorde les mêmes droits des fonctionnaires des administrations publiques en termes de salaire, d'avancement, de reclassement, de couverture médicale et de prévoyance sociale, ainsi que le droit à la retraite, à l'appartenance syndicale et aux mutations".
"La titularisation intervient après deux ans de travail, à travers un concours de qualification professionnelle qui permet l'intégration au sein des AREFs et la promotion au deuxième échelon, deuxième grade de l'échelle 10", avait, pour sa part, expliqué le ministre de l'Education nationale, Saaid Amzazi, dans une intervention à la Chambre des conseillers.
La colère des enseignants contractuels est loin d'être absorbée. Les appels au boycott des avenants aux contrats des académies régionales se multiplient.
Sur le plan politique, les enseignants contractuels et protestataires ont reçu le week-end dernier l'appui officiel du RNI, parti gouvernemental.
>>Lire aussi: Education nationale: Voici les avantages du nouveau statut des enseignants des académies régionales
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