Elections 2021: les propositions (séparées) des partis de la majorité

Le PJD, l'UC et l'USFP ont soumis séparément leurs propositions quant à la tenue des élections en 2021. Calendrier, seuil électoral, mode de scrutin... voici ce qui l'en est.

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Elections 2021 : Les propositions (séparées) des partis de la majorité

Le 27 juillet 2020 à 10:06

Modifié le 27 juillet 2020 à 10:44

Pas de sorties communes. Contrairement à l’opposition, des partis de la majorité ont choisi de donner, chacun et séparément, sa vision propre sur les futures échéances électorales, qui se tiendront toutes en 2021.

Un marathon qu’il faut anticiper dans les semaines à venir, affirme-t-on à l’USFP. Et ce, en entamant la refonte des textes relatifs au "système électoral dans un délai permettant leur présentation avant octobre 2020 lors d’une session législative extraordinaire", précise le parti socialiste.

Cette exigence célérité est partagée par le PJD et l’UC, autres formations de la majorité à avoir formulé leurs propositions. Le RNI, lui, a bien élaboré son mémorandum mais sans le rendre public. Le document a été soumis il y a près d’une semaine au ministère de l’Intérieur, selon des sources au sein du parti.

Calendrier électoral

2021, une année électorale par excellence. Et un casse-tête aux niveaux logistique organisationnel. Le PJD plaide pour la tenue, en deux étapes distinctes, des élections communales, régionales, professionnelles d’une part, et des élections législatives d’autre part. Le parti de la lampe espère un consensus autour du calendrier électoral "dans les plus brefs délais".  

Pour sa part, l’USFP propose d’organiser, le même jour et précisément un mercredi, des élections communales, régionales et législatives. L’UC penche pour des élections en milieu de semaine tout en déclarant férié le jour des opérations.

Les trois partis ne se prononcent pas sur la question polémique du vote obligatoire, plaidant pour des mesures de facilitation de l’opération (ex USFP: vote sur présentation de la CIN, inscription spontanée des jeunes qui auront 18 ans en 2021). Mais chipotent sur un autre point épineux: le seuil électoral.

A ce titre, le PJD suggère l’adoption du taux de 6% dans les circonscriptions locales législatives et dans les élections régionales et communales, mais voudrait préserver le seuil de 3% pour la liste nationale.

Pour sa part, l’UC propose la suppression du seuil électoral dans les élections législatives et circonscriptions régionales pour les femmes et jeunes, ainsi que l’annulation de la règle du "plus fort reste".

Divergences sur le mode de scrutin

L’UC voudrait l’instauration de listes régionales de femmes et jeunes, tout en augmentant le nombre de sièges dédiés à la liste nationale, soit 144 répartis en 96 pour les femmes et 48 pour les jeunes. Sur ce même registre, l’USFP appelle à l’élargissement de la représentativité de ces catégories de candidats. D’abord, en créant des listes régionales dédiées. Ensuite, en ajoutant 30 sièges consacrés aux femmes âgées de moins de 40 ans tout établissant,  de manière territoriale, des listes paritaires entre femmes et jeunes.

Pour le mode de scrutin, le PJD appelle à la « généralisation » des scrutins de liste dans les communes dont le nombre d’habitants dépasse les 20.000. Le PJD appelle au maintien des listes nationales dans leur configuration actuelle, tout en encourageant les candidatures des femmes et de jeunes dans les listes locales via « le soutien financier et l’accès aux médias publics ».

L’UC voudrait maintenir le système des listes pour les législatives, tout en instaurant le scrutin uninominal pour les collectivités qui comptent moins de 100.000 habitants et le scrutin des listes pour celles qui comptent un nombre inférieur à 100.000. Pour sa part, l’USFP appelle à élargir le scrutin uninominal concernant les collectivités territoriales dont le nombre d’habitants atteint 70.000.

Par ailleurs, la formation socialiste appelle à baisser le nombre de bureaux de vote dans les villes. La moyenne ne doit pas être inférieure à 1.000 électeur pour chaque bureau. Le PJD propose aussi de limiter le nombre de bureaux, aussi bien dans les milieux urbains que ruraux.

Quid des MRE?

S’il appelle à "simplifier" la participation des MRE aux opérations électorales, l’USFP recommande la "suppression des dispositions interdisant aux étrangers de voter et se présenter aux élections des collectivités locales, sous réserve de réciprocité".

L’UC propose que les MRE soient représentés à la Chambre des conseillers. Le PJD souhaite la création d’une liste nationale des "Marocains du monde" pour "renforcer leur représentation au sein de la Chambre des représentants."

Elections 2021: les propositions (séparées) des partis de la majorité

Le 27 juillet 2020 à10:25

Modifié le 27 juillet 2020 à 10:44

Le PJD, l'UC et l'USFP ont soumis séparément leurs propositions quant à la tenue des élections en 2021. Calendrier, seuil électoral, mode de scrutin... voici ce qui l'en est.

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Pas de sorties communes. Contrairement à l’opposition, des partis de la majorité ont choisi de donner, chacun et séparément, sa vision propre sur les futures échéances électorales, qui se tiendront toutes en 2021.

Un marathon qu’il faut anticiper dans les semaines à venir, affirme-t-on à l’USFP. Et ce, en entamant la refonte des textes relatifs au "système électoral dans un délai permettant leur présentation avant octobre 2020 lors d’une session législative extraordinaire", précise le parti socialiste.

Cette exigence célérité est partagée par le PJD et l’UC, autres formations de la majorité à avoir formulé leurs propositions. Le RNI, lui, a bien élaboré son mémorandum mais sans le rendre public. Le document a été soumis il y a près d’une semaine au ministère de l’Intérieur, selon des sources au sein du parti.

Calendrier électoral

2021, une année électorale par excellence. Et un casse-tête aux niveaux logistique organisationnel. Le PJD plaide pour la tenue, en deux étapes distinctes, des élections communales, régionales, professionnelles d’une part, et des élections législatives d’autre part. Le parti de la lampe espère un consensus autour du calendrier électoral "dans les plus brefs délais".  

Pour sa part, l’USFP propose d’organiser, le même jour et précisément un mercredi, des élections communales, régionales et législatives. L’UC penche pour des élections en milieu de semaine tout en déclarant férié le jour des opérations.

Les trois partis ne se prononcent pas sur la question polémique du vote obligatoire, plaidant pour des mesures de facilitation de l’opération (ex USFP: vote sur présentation de la CIN, inscription spontanée des jeunes qui auront 18 ans en 2021). Mais chipotent sur un autre point épineux: le seuil électoral.

A ce titre, le PJD suggère l’adoption du taux de 6% dans les circonscriptions locales législatives et dans les élections régionales et communales, mais voudrait préserver le seuil de 3% pour la liste nationale.

Pour sa part, l’UC propose la suppression du seuil électoral dans les élections législatives et circonscriptions régionales pour les femmes et jeunes, ainsi que l’annulation de la règle du "plus fort reste".

Divergences sur le mode de scrutin

L’UC voudrait l’instauration de listes régionales de femmes et jeunes, tout en augmentant le nombre de sièges dédiés à la liste nationale, soit 144 répartis en 96 pour les femmes et 48 pour les jeunes. Sur ce même registre, l’USFP appelle à l’élargissement de la représentativité de ces catégories de candidats. D’abord, en créant des listes régionales dédiées. Ensuite, en ajoutant 30 sièges consacrés aux femmes âgées de moins de 40 ans tout établissant,  de manière territoriale, des listes paritaires entre femmes et jeunes.

Pour le mode de scrutin, le PJD appelle à la « généralisation » des scrutins de liste dans les communes dont le nombre d’habitants dépasse les 20.000. Le PJD appelle au maintien des listes nationales dans leur configuration actuelle, tout en encourageant les candidatures des femmes et de jeunes dans les listes locales via « le soutien financier et l’accès aux médias publics ».

L’UC voudrait maintenir le système des listes pour les législatives, tout en instaurant le scrutin uninominal pour les collectivités qui comptent moins de 100.000 habitants et le scrutin des listes pour celles qui comptent un nombre inférieur à 100.000. Pour sa part, l’USFP appelle à élargir le scrutin uninominal concernant les collectivités territoriales dont le nombre d’habitants atteint 70.000.

Par ailleurs, la formation socialiste appelle à baisser le nombre de bureaux de vote dans les villes. La moyenne ne doit pas être inférieure à 1.000 électeur pour chaque bureau. Le PJD propose aussi de limiter le nombre de bureaux, aussi bien dans les milieux urbains que ruraux.

Quid des MRE?

S’il appelle à "simplifier" la participation des MRE aux opérations électorales, l’USFP recommande la "suppression des dispositions interdisant aux étrangers de voter et se présenter aux élections des collectivités locales, sous réserve de réciprocité".

L’UC propose que les MRE soient représentés à la Chambre des conseillers. Le PJD souhaite la création d’une liste nationale des "Marocains du monde" pour "renforcer leur représentation au sein de la Chambre des représentants."

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